La rubrique dans les couloirs des chiens de garde du journalisme a pour but de présenter des biographies de l’écosystème du « journalisme français ». En 1995, Serge Halimi du journal Le Monde Diplomatique dénonçait le scandaleux système dans son Les Nouveaux Chiens de garde, décrivant comment le pouvoir contrôlait l’information et le journalisme, l’étranglant et supprimant la plupart des standards de l’indépendance nécessaire de la presse.
En usant des biographies, via la prosopographie, l’étude de masse des biographies, on peut comprendre comment le système fonctionne et pourquoi Serge Halimi avait plus que raison. Depuis les années 90, la situation s’est hélas grandement aggravée, au point qu’il est urgent que l’opinion publique connaisse la vérité. En général, les simples citoyens n’appréhendent pas les coulisses du journalisme, ne savent pas qui sont ceux qui sont censés les informer et qui en fait les désinforment, quand ils ne diffusent pas de fausses nouvelles ou ne servent pas la guerre psychologique et cognitive qui est menée contre la population française.
Aujourd’hui j’aborderai le cas de Joseph Achoury-Klejman, une plume des journaux français, notamment Causer, Atlantico, Le Figaro ou Marianne. Il a une triple particularité, celle d’être un imposteur et d’affirmer d’être « reporter de guerre » en Ukraine, mais toutes les recherches infirment le fait, seules quelques rares photos le montrent à l’arrière du front, tout au plus se rendit-il en 2024-2025 à Kramatorsk, dans le Donbass occupé, loin de la première ligne. La seconde est qu’il diffuse le révisionnisme ukrainien, notamment sur l’Holodomor et enfin qu’il a diffusé un énorme fake dernièrement. Après un échange de prisonnier, une image a été diffusée puis débunkée comme réalisée avec une IA, où il tenait des propos racistes et mensongers à propos de Jean-Luc Mélenchon. Enfin, publiquement l’homme a pris position en faveur du RDK#, une formation néonazie ukrainienne, formée de transfuges russes assumant cette idéologie, par des saluts hitlériens et s’affichant avec des insignes SS, comme celle de la sinistre brigade Dirlewanger…
Voici donc Joseph Achoury-Klejman, alias DJ Bandera, l’homme des discothèques de Kiev et des parties fines très arrosées… Un autre aspect des aventures du « DJ de guerre ».
Mais qui est Joseph Achoury-Klejman ? Originaire de Paris, ses origines familiales ne sont pas connues, bien que le nom de famille Achouri soit répandu principalement en Algérie, au Maroc et dans d’autres pays arabes. Le nom de famille Klejman est probablement un nom de famille juif ashkénaze, remontant au yiddish et à l’allemand et signifiant littéralement « petit homme ». Ce nom de famille était répandu en Europe de l’Est, en Russie tsariste et Pologne. Certains porteurs de ce nom ont émigré en France au moment de la Guerre Civile russe et les recherches indiquent effectivement que l’on trouve à Paris et dans ses environs des personnes portant ce nom. Il fit probablement des études supérieures, peut-être de langues étrangères, car l’une de ses premières activités fut celle de traducteur indépendant. Il fut un moment un journaliste spécialisé : « dans les domaines de la culture et de l’économie de la mode », se présentant aussi parfois comme écrivain. Une première traduction apparut vers 2011, avec l’ouvrage Freddie Mercury, référencé par la Bibliothèque nationale de France. Il fut le coauteur avec Florence Cadier, du livre Star de chats et chats de stars (2014). Florence Cadier lui donna peut-être une visibilité supplémentaire, auteur de littérature pour la jeunesse (née en 1956, à Orléans), elle fut journaliste pour la presse écrite et audiovisuelle. C’est en 1995, qu’elle publia son premier album, son ouvrage le plus primé étant Le Rêve de Sam (2008), abordant la ségrégation raciale aux USA, le livre recevant plus de 10 prix, dont celui des Incorruptibles (2010). Elle reçut encore ce prix en 2023, pour l’un de ses romans, Né Coupable (publié en 2020). L’affaire est cocasse car Klejman pris plusieurs années plus tard des positions publiques pour l’unité néonazie ukrainienne RDK#.
L’ouvrage n’apporta pas d’autres collaborations et Klejman fut ensuite un collaborateur régulier des médias français Causeur, Le Figaro, Atlantico ou Marianne, presque toujours sur des sujets culturels, comme la musique ou l’actualité internationale. Cependant, il embrassa la cause ukrainienne à partir de l’année 2023. Le site d’information Narval le décrivait : « comme le journaliste rock devenu reporter de guerre et partageant son temps entre la France et l’Ukraine ». Selon sa biographie qu’il rédigea lui-même, il se rendit en Ukraine fin 2023, puis régulièrement jusqu’à ce jour, son dernier séjour paraissant dater de l’été dernier. Il a été pris la main dans le sac dernièrement pour des articles de désinformations et des fakes news, comme l’affirmation que la Russie organiserait : « la famine de la population d’Alechki » (septembre 2026). Il titrait : « Famine à huis clos en Ukraine, le Kremlin programme la faim de la ville d’Oleshky ». Le problème pour Klejman est que je suis depuis plusieurs années les médias de la région de Kherson… (parlant aussi de Lougansk, où il n’a jamais pu mettre les pieds) et cette ville ne se trouve pas en Ukraine, mais sous contrôle russe, rattachée à la Russie par le référendum démocratique de septembre 2022. L’autre problème est que Klejman n’a jamais pu se rendre dans cette ville… et pour cause, son soutien à l’Ukraine est public et il s’est bien gardé de publier comme je l’ai fait, les annonces du média Tavria Kherson qui référencent les bombardements de terreur de l’Ukraine sur cette ville et les autres des environs. Pendant des mois, entre 2024 et 2026, j’ai publié les statistiques des bombardements ukrainiens visant les civils d’Alechki… et des localités autour. Un couvre-feu avait été négocié par les Russes pour obtenir le droit d’évacuer des civils ou de les approvisionner (27 octobre 2026), alors que la situation était exactement inverse à ce que Klejman affirmait. Encore une fois l’homme n’a pas pu se rendre sur place, n’ayant d’ailleurs pas suivi le conflit à partir du début de la guerre en 2014 et ne semblant parler aucune langue de la région, ni l’ukrainien, ni le russe. Les seules interviews connues de lui en Ukraine, l’ont été en langue anglaise… (notamment l’écrivain ukrainien Andreï Kourkov, à Kiev).
L’article a été publié par la plateforme Narval, « nouveau média libre d’enquête, de satire, écologique et anti-cons », lancé par un certain Maxime Carsel (mai 2026), réalisateur de documentaires et fondateur de la plateforme qui réclamait en mai dernier 50 000 euros. Selon lui le projet était soutenu : « par une joyeuse troupe de journalistes venus du New York Times, Arte, Mediapart, Radio France, de dessinateurs et d’humoristes ». Les références au service public… ou américaines laissent pantois, non moins que l’affirmation qu’un média serait « anti-cons », une première en France. Qui définira les fameux cons ? Il y a ici de l’indécence et une éthique journalistique foulée aux pieds qui montrent une dégradation rapide de journalisme en France et des faits très inquiétants. Sous la Révolution française, le célèbre « Père Duchesne » (Hébert) usait de ce ton agressif et insultant, diffusant déjà de fausses nouvelles et accusations contre des personnages dont il réclamait « les têtes ». Lui même, chef de file du Parti des Enragés connu les honneurs de la veuve… durant la Grande Terreur (24 mars 1794). Quant à Carsel, il enfonçait le clou en déclarant : « face à l’actu qui déprime, on a décidé de faire un pas de côté, de se marrer et de faire du journalisme sérieux sans se prendre au sérieux ». Problème, il ne semble pas que l’article de Klejman eut été vérifié… ni sa présence sur place, ni aucune de ses affirmations sur la « famine » organisée par le Kremlin, un fait qui rappelle le fake révisionniste ukrainien de l’Holodomor. Cela qui rend d’autant plus suspect l’article et ce qui est affirmé par son auteur., car Klejman diffuse régulièrement ce révisionnisme historique, sorte de lubie compulsive, comme dans cet article de Marianne du 28 août 2024. Pour l’instant je n’ai pas découvert de diffusion du négationnisme ukrainien, mais cela pourrait venir suite à son soutien public du RDK#.
Le soutien de Klejman au groupe néonazi du RDK. Mais revenons à notre auteur et son CV depuis 2009. Selon ce dernier, Klejman aurait été au départ journaliste pour Rock&Folk (avril 2009-2020), journaliste indépendant chez Tactic Company (octobre 2012-2015), et traducteur indépendant (depuis 2011 jusqu’à nos jours). En 2018, il participa à une conférence de presse et une séance de dédicaces à la librairie Atout Livre, avec l’auteur de bandes dessinées Gad. C’est le pseudonyme de François Gadant (né en 1986), un auteur de bandes dessinées connu surtout pour sa série Ultimex et pour d’autres projets collectifs, son style étant qualifié d’humour trash et provocateur. En février 2016, il avait été recruté comme rédacteur en chef adjoint de Cover Media (2016-2024, Paris) et dans la même période comme secrétaire de rédaction à Best Magazine (2022-2025). C’est alors qu’il apparut comme « reporter de guerre » pour l’ONG Korava en Ukraine (septembre 2024-août 2025). Il affirmait être reporter de guerre indépendant depuis octobre 2026, sans donner de preuves tangibles du fait. Malgré toutes mes recherches, je n’ai pu découvrir que quelques très rares photos de lui sur des zones de l’arrière du front, notamment la région de Kramatorsk, dans le Donbass, à plusieurs dizaines de kilomètres de la première ligne (lorsqu’il s’y rendit en 2024 ou 2025). Le problème majeur dans ce parcours, ce sont les déclarations publiques de l’homme (capture d’écran d’une déclaration sur Facebook), notamment à propos du RDK#, une unité néonazie servant l’Ukraine. Ses membres sont des nazis assumés, des transfuges russes ayant fui le pays, pour servir Kiev et l’UE. Suite un article sur un libéral russe, d’Euronews en français, Klejman écrivit : « je préfère le RDK ».
J’ai écrit une histoire complète de cette unité, avec de nombreuses biographies prouvant le caractère néonazi assumé de cette unité. Klejman ne peut pas l’ignorer et s’il était avéré qu’il aurait des origines juives, l’affaire serait à mettre en corrélation avec l’histoire de la compagnie juive OUDA#, « les Juifs » du parti néonazi Pravy Sektor (Secteur Droit#), dont j’ai aussi écrit l’histoire. Le RDK# est une unité qui a été rattachée au GUR, le renseignement militaire ukrainien, employée dans des incursions sur le territoire russe (notamment de Briansk, Belgorod ou Koursk), connue pour l’assassinat de civils russes, parmi d’autres faits de crimes de guerre. Ces faits ont été documentés par les membres du RDK# eux-mêmes, provoquant l’indignation en Russie, en particulier l’exécution d’un automobiliste, père de famille, alors que son fils de 10 ans fut blessé dans cette embuscade et que deux fillettes présentes dans le véhicule purent s’enfuir et appeler des secours (région de Briansk, 2 mars 2023). Lors de cette virée sanglante, les transfuges du RDK assassinèrent ensuite un homme sans défense et attaquèrent un centre médical. Ils prirent en otages un ambulancier et son épouse, qui purent prendre la fuite, alors que le groupe détruisirent un véhicule civil, prirent des selfies devant différents bâtiments et panneaux de villages russes… ils prirent la fuite en éparpillant des mines, les forces russes sur les talons. Le groupe s’illustra encore dans une expédition sanglante, dans la région de Belgorod (22 mai 2023), avec de nouveaux crimes de guerre et l’assassinat de malheureux civils.
Le diffuseur d’un fake grossier et haineux. Parmi les « faits » d’armes de Klejman, l’homme s’est tristement fait remarqué pour la diffusion d’un fake, probablement mis au point par un centre ukrainien de la guerre psychologique. Suit à un échange de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine (23 octobre 2026), une image bientôt virale apparue sur les réseaux sociaux. Elle montrait un supposé prisonnier de guerre ukrainien, au dos lacéré et ayant taillé au couteau l’inscription « Juif . Le fake indiquait : « this is the true face of putin’s so called humanism, the ukrainien pow is back home from russia, due to exchange, the inscription on his back cut with knife, says : Jew ». Klejman le republia sur son réseau social TikTok, mais avec un commentaire d’une violence extrême, écorchant Jean-Luc Mélenchon : « on comprend mieux pourquoi Mélenchon considère les Russes comme des alliés naturels »… Ces propos faisaient référence au soutien de LFI et de Mélenchon à la cause palestinienne, ce qui parle en faveur pour Klejman d’une origine juive et d’un soutien à Israël marqué. Le fake était toutefois si gros, qu’un organisation autrichienne de vérification des faits, Mimikama, a publié ses résultats d’analyse sur ce fake (25 octobre). Les probabilités d’une origine IA ont été évaluée à 99,5 % par Hive, et à 98 % par Sightengine, tandis que la détection d’un filigrane numérique associé aux technologies d’IA de Google a été repéré. Le fake fut sans doute fabriqué par un centre de la guerre psychologique de l’Ukraine, mais la source reste aujourd’hui encore inconnue. Le principal diffuseur de ce fake a été l’ancien astronaute américain de la NASA, Terry Virts sur Threads et X et le média israélien HAYOM, qui a publié un article à ce sujet dès le 24 octobre, puis l’a retiré sans faire d’excuses… Pour tenter de noyer le poisson, un auteur ukrainien d’origine israélienne a conclut : « que le plus effrayant ce ne sont pas les photos qui ont rendu les récits de tortures russes crédibles, mais les tortures documentées qui ont rendu la photo douteuse crédible ». Autrement dit l’image n’est pas vraie, mais les tortures le sont… sans donner la moindre preuve ! Hélas pour ce triste « journaliste », l’homme n’ a pas pu fournir de faits documentés… qui n’existent pas, au contraire des centaines de l’Ukraine (depuis le printemps 2014), que nous avons par contre documentés par le menu avec Christelle Néant, à de nombreuses reprises… Cet auteur n’a d’ailleurs inséré aucun lien… des fameuses preuves.
DJ Bandera en vadrouille en Ukraine. Mais les recherches sur Klejman ont montré que la principale activité de ce dernier en Ukraine, se trouve être la tournée des discothèques. Sur son Instagram l’homme se présente comme Jimmykrashtest, qui est aussi l’un de ses noms de DJ. Il affirmait lui-même comiquement être un « DJ de guerre »… Parmi les choses que nous découvrons, d’abord la fameuse citation bandériste, prononcée par Stephan Bandera lors de son procès en 1935, suite à l’assassinat du Ministre de l’Intérieur polonais. Bandera étant un agent de l’Abwehr, les services secrets de l’Allemagne nazie. Parmi les images affichées, notons aussi l’insigne de Azov#, correspondant au wolfsangel de la 2e division SS Das Reich… Sur une photo « du front », du moins ce qu’il définit comme le front, il s’affichait également avec un ceinturon portant le symbole du Trizoub#, l’équivalent de la Francisque pétainiste, mais aussi une organisation néonazie et bandériste fondée en Ukraine en 1993 (liée au Parti National-Socialiste d’Ukraine#). Mais le plus intéressant sont les nombreuses affiches le présentant comme DJ dans des soirées se déroulant dans des discothèques, des bars et des lieux de plaisirs à Kiev. Il se fait appeler parfois DJ Joseph, DJ Jimmykrastest, DJ French Joseph, avec des dizaines de soirées payantes (essentiellement dans le printemps, l’été et l’automne 2026). Les photos le mettent en scène avec souvent des verres à la main, dans des postures lascives, des clubs, de beaux vêtements, mais aussi des drapeaux ukrainiens et quelques sinistres personnages aux crânes rasés. Sur une image, portant un blouson noir et une chemise ukrainienne, il affirmait : « comment la musique aide la population à surmonter la guerre ? ». Les photos de lui sont souvent indécentes, avec une recherche systématique vestimentaire, le déroulement d’une vie de château, de plaisirs et d’insouciance… Le problème principal est ici de nouveau l’éthique, dans un pays en guerre, tant de jouissances affichées sont condamnables, c’est ce que j’appelle les « parasites de guerre », des voyeurs morbides, venant pour différentes raisons se « balader » dans l’Ukraine en guerre et profiter sans scrupule… Le mot vomissement me vient à l’esprit… alors que les photos démontrent aussi un amour propre surdimensionné, 80 % des photos sont des portraits de lui ou des mises en scène… Il n’y a chez Klejman… que Klejman, encore et toujours… l’égocentrisme se hissant à un niveau stratosphérique.
Qu’est-ce que l’ONG Korava ? Pour venir en Ukraine, l’homme a affirmé avoir été salarié de l’association Korava. Il s’agit d’une association française fondée par Stéphane Dray, un architecte et ingénieur spécialisé dans les projets d’établissements médicaux, également entrepreneur ayant fondé plusieurs entreprises dans les domaines médico-social et événementiel. L’association a reçu le statut d’intérêt général, pour ses activités publiques concentrées sur l’aide humanitaire et surtout la reconstruction en Ukraine. Parmi les projets complètement dingues, l’association se concentrait sur la reconstruction de l’hôpital pour enfants de Kramatorsk… Problème il s’agit de la dernière grande ville du Donbass occupée par les forces ukrainiennes. Elle eut à peine le temps de s’insurger au printemps 2014, occupée très vite par des bataillons de représailles et des forces armées ukrainiennes, durement réprimée par la suite. Devenue une base d’attaque du front central du Donbass, elle est aujourd’hui littéralement assiégée par les forces russes, représentant le dernier carré du territoire martyre du Donbass, longuement souillé par les forces de Kiev. Les derniers témoignages que j’ai relevés sur Kramatorsk, l’ont été d’une femme arrêtée par les Ukrainiens dans l’été 2014, ensuite échangée, étant passée justement par les geôles de Kramatorsk avant son échange et parlant du pire endroit qu’elle ait jamais vu de sa vie…
L’association collabore avec France Horizon et d’autres institutions d’aide aux réfugiés ukrainiens, mais aussi par un partenariat avec EDUCARE FOR CHILDREN, dans le but de créer des espaces éducatifs dans des villages isolés d’Ukraine. L’association contient du « beau monde », notamment Alberto Serrano, le trésorier et ancien directeur régional d’Ile de France de la Croix-Rouge française, la designer et directrice artistique ukrainienne, Solomiia Andriiashko (basée à Paris), une huile ayant un gros parcours académique en France (Master à LISAA Paris, responsable de communication globale à Sup de Com Paris, licence en info-com à l’Université de Savoie, etc.) et faisant partie des 7 artistes ukrainiens participant à un projet d’installation artistique Art_Me, organisé par la Maison de l’Europe de Paris (avec donc des fonds européens venant des poches des contribuables de l’UE), un événement : « de soutien au peuple ukrainien ». L’association compte aussi comme secrétaire Olia Freimut, une animatrice de télévision ukrainienne de premier plan, décrite comme : « l’une des voix les plus influentes du paysage médiatique ukrainien, ayant longtemps façonné les standards culturels et éthiques ». Elle prit la fuite au Royaume-Uni, travailla alors pour le média britannique Daily Express, diffusant des fakes sur Marioupol, retournant ensuite en Ukraine. Sa fille Zlata Mitchell vit aux États-Unis (fille d’un Britannique, rencontré à Londres, alors qu’elle étudiait sur place, née vers 2006-2007, vivant à Los Angeles depuis l’âge de 15 ans et possédant déjà sa propre marque de vêtements, MITCHELL CLOTHING) et son frère Mykola est un membre du renseignement militaire ukrainien. Elle a publiquement collecté des fonds pour l’unité de son frère… nous sommes très loin de l’humanitaire !
Pourquoi la collaboration avec Korava et Klejman ne fut pas reconduite ? C’est bien là une autre question, peut-être ses frasques à Kiev furent-ils en cause, ou encore l’absence de résultats, notamment sa quasi non présence sur le front et seulement une ou deux incursions en près de 4 ans dans des zones plus ou moins détruites à l’arrière de ce dernier. Mais ceci est une autre histoire, en attendant les Klejman sont nombreux et la désinformation continue de battre son plein en France, les criminels de l’information dont il fait partie pullulent, les profiteurs de guerre également… il n’est certainement pas le premier, ni le dernier… hélas. Il s’affichait avec un t-shirt « Eyes on Donbas »… pour y avoir passé plus de deux ans, pas sûr qu’il puisse y faire plus de quelques mètres, la population s’est insurgée au printemps 2014, contre tout ce qu’il défend… du drapeau ukrainien au RDK#...
# RDK est une organisation interdite en Fédération de Russie, pour l’extrémisme, être une organisation terroriste, et l’incitation à la haine raciale, sans parler de crimes de guerre commis par l’unité sur le territoire russe et ukrainien depuis sa fondation. Il en va de même des organisations de l’OUDA, Azov, du Parti National-Socialiste d’Ukraine, du Trizoub et du Pravy Sektor (Secteur Droit), pour des raisons similaires et l’apologie du nazisme.