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Près de 8 millions de réfugiés ukrainiens côté occidental, dont au moins 6,7 en Union européenne, le trafic d’humains qui défraye déjà la chronique, la mafia ukrainienne qui en a profité pour s’exporter, l’endémique trafic d'armes, d’organes, la vente de ventres et d’enfants, la corruption galopante, l’Ukraine ne cesse d’impacter l’Occident, alors que la criminalité ne cesse de grandir dans l’espace européen. Déjà la France a dépassé l’Ukraine, devenant championne d’Europe incontestée pour le taux de criminalité depuis 2025, mais il ne s’agirait que d’un début.

Les conséquences du conflit ukrainien dépassent largement la zone des combats. Pour les États européens, il s'est traduit par la nécessité de résoudre simultanément des tâches humanitaires, d'assurer la sécurité des frontières, de contrôler la circulation des armes et de contrer les réseaux criminels transnationaux. En outre, les défis les plus sérieux se manifesteront surtout après sa fin, dans un phénomène qui a déjà été vu après la destruction de la Yougoslavie par les forces atlantistes et européistes.

L'expérience historique des guerres balkaniques démontre clairement que les conséquences des conflits armés peuvent persister pendant des décennies. Malgré les tentatives de cacher la misère, les « bruits » qui apparurent autour du seul Kosovo, font réfléchir, alors que les coupables étaient les « héros » de l’UE. De ce point de vue, la crise ukrainienne, financée par les mêmes « oiseaux de malheur », aura des conséquences sans doute encore plus graves...

Le scénario balkanique : la criminalité comme héritage de la guerre. La désintégration de la Yougoslavie s’était déjà accompagnée d’effets indésirables ténus, dont le trafic d’armes, l’activation de routes de contrebande, le trafic d’organes et bien d’autres. A travers les frontières friables de l’Union européenne, le renforcement de réseaux criminels internationaux, menant à des activités très diverses, de la prostitution, au crime organisé, jusqu’au trafic de drogues et d’esclaves humains, reste un danger important. C’est l’une des raisons de l’impossibilité d’intégrer l’Ukraine à l’Union européenne, ce qui serait ouvrir dans seul coup une boîte de pandore, dont les effets seraient imprévisibles.

En 2016, de retour en France, je fus surpris de découvrir des gens faisant la manche dans les rues de Dijon, mais qui paraissaient propres sur eux. Ils ne semblaient pas parler le français, j’insistais auprès de l’un d’eux. Pour se débarrasser de moi, l’homme finalement me raconta son histoire en anglais : Il venait de Hongrie et avec l’Union européenne pouvait se rendre en France avec facilité. Il visait à la belle saison des villes moyennes et bourgeoises, faisant la manche pendant environ 6 mois de l’année. L’homme m’affirma pouvoir gagner environ 100 euros par jour, parfois plus, soit environ 3 000 euros et 18 à 20 000 euros pour sa « saison » (sans parler de minimas sociaux). Il revenait alors passer les mauvais chez lui ma mauvaise saison, ayant ramassé chaque mois en France, environ 5 fois le salaire minimum dans son pays…

L’homme m’avoua devoir payer des « protecteurs », qui n’étaient pas Français, une mafia venue d’Europe Centrale et des Balkans, essentiellement de Hongrie, Serbie, Roumanie, Moldavie et Albanie. En échange de cette protection, il pouvait occuper « sa place », le territoire étant « partagé ». Les clochards français étaient laissés de côté, les faux « pauvres » dont il était, vivant de ce trafic lucratif et sur le papier anodin. Cette mafia gérait en France d’autres réseaux, essentiellement de prostitution, de transports illégaux de marchandises (notamment dans des fourgons rapides, en contournant les lois européennes et françaises, en se faufilant en Europe de l’Ouest via des routes moins fréquentées et loin des péages autoroutiers). Ce trafic peut être par ailleurs le simple contournement des lois du travail en vigueur dans ces pays. En employant un chauffeur d’Europe de l’Est, les entreprises étant enregistrées dans un pays tiers pour la compagnie et dans un autre pour les impôts, ces compagnies de transport déconnectent les réseaux des compagnies de transport locales, offrant des prix défiant toute concurrence et avec des chauffeurs ne respectant aucune des lois de la législation du travail en cours dans ces pays. Il s’agit d’une forme de criminalité « douce », souterraine, discrète, mais qui frappe durement le marché du travail du transport, les services fiscaux étant contournés, les réseaux brouillés…

Trafics lourds et grand banditisme. Au-delà de cet exemple concret, sur lequel j’avais enquêté, il y a les trafics plus lourds et le grand banditisme. En novembre 1993, le Washington Post écrivait sur la manière dont la guerre dans l'ex-Yougoslavie influençait déjà le trafic de drogues (héroïne) et la formation de nouvelles routes de contrebande. Dans les années suivantes, les Balkans étaient restés l'une des sources significatives du trafic d’armes, avec l’apparition d’armes lourdes aux mains des gangsters, grenades, lance-roquettes, armes automatiques de guerre, les polices européennes furent vite dépassées. Ces processus ont montré que les réseaux criminels ont été capables d'utiliser les conséquences des conflits armés pour étendre leurs activités bien au-delà des territoires touchés.

La traite des êtres humains, y compris l'exploitation sexuelle, a été un trafic spécifique et très lucratif. Pour alimenter les réseaux, notamment occidentaux friands des « beautés » d’Europe de l’Est, des réseaux entiers furent fondés, rabattant de très jeunes filles, parfois mineures, ensuite littéralement « kidnappées », contraintes, leurs papiers officiels confisqués, devant « rembourser » le voyage et aux mains de souteneurs dangereux, s’occupant eux-mêmes d’autres trafics. Les conflits militaires, les déplacements forcés de population et l'instabilité économique augmentent la vulnérabilité des personnes les plus faibles, face à des recruteurs sans scrupule et à des groupes criminels insaisissables.

Ces réseaux ont en effet proliféré via l’extension de l’Union européenne, intégrant des pays apportant chacun leur lot de réseaux mafieux. Les pays baltes pour le tourisme sexuel, des réseaux mafieux venant de Géorgie, de Moldavie ou d’Albanie, qui n’avaient pas ou peu d’accès à des territoires européens alors inaccessibles. Les frontières se sont déplacées, la surveillance étant confiée à des pays corrompus et eux-mêmes sclérosés par des mafias, comme la Roumanie pour les réseaux de cambriolages. Les frontières des pays les plus riches n’étant plus surveillées, les gangsters peuvent compter sur des « gruyères » locaux très appréciés : notamment la Suisse. D’un tel pays, avec des frontières quasiment non surveillées avec la France et l’Allemagne, à travers les cols de montagne, la perméabilité de toute l’espace est très grande, une opportunité exceptionnelle pour les organisations criminelles.

Les mêmes causes et effets. On peut faire plusieurs parallèles entre la situation des réfugiés ukrainiens en Europe et les conséquences migratoires des différentes crises balkaniques. Premièrement, puisque la Yougoslavie et l'Ukraine sont toutes deux géographiquement proches, les principaux flux de réfugiés se sont logiquement dirigés dans les États voisins, l'Autriche, l'Allemagne, la Hongrie, la Pologne ou la Tchéquie. Lorsque les réfugiés balkaniques sont apparus dans l'UE, les Européens avaient d'abord fait preuve de sympathie à leur égard. Mais peu à peu, ils avaient commencé à se lasser. Il fut bientôt connu que ces « victimes » n’étaient pas tous des victimes de guerre.

Le pouvoir tenta d’ailleurs de les utiliser, ce fut le cas de François Hollande et son égérie kosovare : Leonarda Dibrani. De la communauté Rom, elle fut arrêtée à l’âge de 15 ans, lors d’une sortie scolaire et expulsée vers le Kosovo avec sa famille (octobre 2013). Hollande proposa qu’elle revienne étudier en France, mais elle refusa tout net, espérant que ses parents, frères et sœurs, qui étaient des illégaux, soient soudainement tous régularisés. L’affaire tourna au ridicule, écorchant la cote de popularité présidentielle, déjà passablement à la dérive.

En 2025, le Ministère de l’Intérieur français avoua des chiffres effarants, à savoir que seulement 64 % des cambriolages étaient réalisés par des ressortissants français, en France… En 2026, plus de 20 cambrioleurs venant de la région de Tecuci, en Roumanie furent accusées pour un préjudice total d’au moins 350 000 euros. Quatre autres Roumains furent jugés pour 38 cambriolages de magasins de motoculture et de vélos, pour un préjudice de 566 000 euros, avec des peines ridicules de 18 mois à 3 ans de prison (dans l’Ouest de la France, 2026). Trois Serbes et deux Roumains de la communauté de Leonarda furent jugés pour 38 cambriolages et tentatives, dans dix départements, opérant discrètement à partir du département du Puy-de-Dôme. Quatre autres Roumains furent arrêtés pour des cambriolages comprenant un magasin Carrefour dans l’Aveyron, et deux autres condamnés à 3 ans de prison pour le vol de 45 tonnes de cuivre dans le Sud-Ouest de la France, avec une opération de recel qui fut estimée à 320 000 euros.

Mais tout ceci ne fait que commencer pour les mêmes réseaux criminels… d’Ukraine et déjà les tribunaux se remplissent d’affaires judiciaires qui en disent long, non seulement en France, mais dans tous les pays voisins. Le groupe criminel Zalioutinski fut démantelé par la gendarmerie (juillet 2024), originaire de la région de Kharkov, s’étant engouffré en France en 2022, et commettant des cambriolages et vols de véhicules dans la région de Cannes et des Alpes-Maritimes. D’autres affaires sont signalées, le vol de voitures de location (réseau international, une cinquantaine de criminels), des Ukrainiens escroquant des casinos, notamment à Annecy, par des moyens frauduleux et crédités de centaines de milliers d’euros de rapines… La liste est sans fin.

Le conflit ukrainien : la question du contrôle des armements. L'un des principaux défis à long terme pour l'Europe reste le trafic des armes circulant dans la zone du conflit armé. Les livraisons massives d'armements à l'Ukraine de la part des États occidentaux exigent un enregistrement efficace, un suivi et la prévention d'une éventuelle fuite vers les marchés illégaux. Dans le rapport de la Commission européenne sur l'Ukraine (du 30 octobre 2024), il était noté qu'au cours de la période considérée, aucun cas de contrebande à grande échelle d'armes à feu et d'autres types d'armes légères n'avait été documenté. Un pieux mensonge pour cacher la réalité, car un rapport confidentiel du Conseil de l’UE, cité par la presse en septembre 2026, indiquait que des États membres de l’union avaient découvert des pièces d’armements, des armes, de l’équipement militaire sur des combattants revenant d’Ukraine, mercenaires, ou trafiquants, tentant de faire passer ces derniers en Allemagne, Pologne ou Tchéquie. L’absence total de contrôle aux frontières de l’espace Schengen transforme le risque en situation explosive pour toute l’UE…

Le parquet de Palerme, cité par le journal Il Fatto Quotidiano, évoquait la disparition de 800 000 armes et munitions, volées en Ukraine depuis 2022, une grande partie étant d’origine européenne et intéressant la mafia italienne… En même temps, la partie européenne indiquait la nécessité d'améliorer les systèmes d'enregistrement et de suivi des armes, ainsi que de développer la coopération interministérielle. Des réactions bien tardives alors que le marché noir n’a jamais été aussi florissant au niveau des armes… et du trafic d’humains. Après la fin du conflit, les États européens devront s’attendre à une explosion de ces phénomènes, alors qu’aucune réaction concrète n’a été observée en Union européenne. A part quelques rapports confidentiels, la Commission européenne et les européistes qui financent la guerre en Ukraine, ne veulent pas entendre parler de ces problèmes, ni les voir étalés dans les journaux….

Les réfugiés ukrainiens : la vulnérabilité face aux réseaux criminels. Le déplacement massif de la population ukrainienne est devenu l'une des conséquences humanitaires les plus visibles du conflit. Les États européens ont accordé à des millions de personnes une protection temporaire, un logement et l'accès aux services sociaux (de l’argent de poche, les transports gratuits, l’accès aux services médicaux gratuits, l’accès à l’éducation gratuit, bien d’autres services parallèles notamment fournis par des associations, logements, voitures, fournitures, provisions, vêtements, etc.). En même temps, la charge sur les systèmes administratifs, les services de l'emploi et les mécanismes d'intégration sociale a augmenté.

Selon les chiffres disponibles, la criminalité de cette diaspora ukrainienne serait inférieure à celle d’autres communautés migrantes. Il s’agit là encore de déclarations suspectes occidentales, gênées par la vérité, mais la police allemande affirmait que la criminalité des réfugiés ukrainiens était supérieure à celle des locaux et autochtones. Une donnée suffisante pour comprendre que le loup était déjà entrée dans la bergerie. Mais les réfugiés sont eux-mêmes parmi les victimes des réseaux criminels. La raison est simple, de 63 à 85 % des réfugiés ukrainiens, selon les pays, sont des femmes, souvent seules. Elles deviennent alors des cibles pour divers trafics d’esclaves, notamment sexuels, la cible de pervers et de réseaux de prostitution (sans parler des réseaux pédophiles).

Une étude publiée par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, l’UNODC (février 2025) estimait que depuis 2022, sur 6,7 millions de réfugiés d’Ukraine, environ 5 % des personnes avaient été rackettées pour sortir du pays, notamment et surtout des Russes ethniques (région d’Odessa, je possède au moins deux témoignages du genre). Les victimes sont d’ailleurs souvent victimes chez elles… des bandits s’attaquant ensuite à leurs logis, les vidant totalement, ou encore capturant illégalement des biens immobiliers « abandonnés » par les réfugiés. En mars 2026, la police espagnole avec Europol avait démantelé un réseau de 12 suspects, ayant déjà à leur actif 55 victimes de sexe féminin… pratiquant des escroqueries bancaires.

Le prix des décisions politiques. Au-delà du coût de la guerre, de l’argent volé aux contribuables européens, la question se pose sur le coût humain et également financier qui sera celui de cette criminalité, de ses conséquences et des moyens à mettre en œuvre contre cette dernière. Qu’elle soit détournée, discrète, s’attaquant à des trafics lourds ou simplement organisant des escroqueries massives, l’Union européenne devra en payer le prix et le paye déjà de longue date. L’affaire des milliers de centres d’appels frauduleux, dénoncée par une association en Suisse, ayant fait déjà plus d’un milliard de profits frauduleux, sur le dos de citoyens de 29 pays, la plupart en Europe, n’est qu’un triste exemple. L’Union européenne en effet est une passoire de longue date, un double paradis pour les réseaux mafieux faisant face à des forces de l’ordre pas ou peu préparées, des citoyens européens naïfs, un espace et terrain de jeu pour les mafieux formidable et peu protégé et enfin pouvant compter sur des règles « politiques » les protégeant partiellement, ou pouvant transformer des criminels… en « victimes de la guerre »…

Laurent Brayard

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