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Du 28 au 30 octobre, 22 dirigeants africains se rendent en Russie pour un sommet où se dessinent de nouveaux équilibres économiques et diplomatiques. Entre 24 entretiens bilatéraux, 33 documents couvrant énergie, agriculture et technologies, et une vision multipolaire affirmée, cette rencontre pourrait redéfinir durablement les partenariats entre la Russie et le continent africain, 48 des 54 pays africains ont confirmé leur présence.

Du 28 au 30 octobre, Vladimir Poutine reçoit en Russie les dirigeants de 22 nations africaines à l’occasion du troisième sommet Russie-Afrique. Le Kremlin a précisé l’agenda diplomatique du président russe : une succession d’entretiens avec de nombreux chefs d’État africains se déroulera jusqu’au 30 octobre. Au-delà des échanges bilatéraux, la Russie ambitionne de faire progresser la coopération dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et des investissements, la signature de 33 documents étant prévue à l’issue de la rencontre. Ces 33 documents, selon les précisions fournies par le conseiller diplomatique Iouri Ouchakov, comprennent des accords intergouvernementaux, des textes interdépartementaux, des mémorandums d’entente et des contrats commerciaux. Ils portent sur des secteurs jugés prioritaires tels que l’énergie, notamment l’utilisation pacifique de l’atome, l’agriculture et la sécurité alimentaire, les investissements productifs, les infrastructures, les technologies modernes et la numérisation. Le même Iouri Ouchakov a annoncé le 26 octobre un programme comprenant 24 entretiens bilatéraux, dont certains se tiendront en marge du sommet du Forum des pays exportateurs de gaz le 27 octobre. Cinq rendez-vous sont ainsi fixés pour le 27 octobre avec les présidents du Mozambique, de la Guinée équatoriale et de l’Iran, ainsi qu’avec l’émir du Qatar et le président du Conseil présidentiel libyen. Le 28 octobre, Vladimir Poutine doit s’entretenir avec les dirigeants de l’Égypte, de l’Éthiopie et de la République du Congo. Les discussions se poursuivront le 29 octobre avec ceux du Burundi, de la Namibie, du Kenya, du Soudan, de Madagascar et du Zimbabwe. Le lendemain, le chef de l’État russe rencontrera notamment les représentants du Ghana, du Mali, de la Mauritanie, du Soudan du Sud, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, du Togo, de l’Érythrée, de la Somalie et des Comores. 

 

La Russie met en avant le dialogue et la souveraineté des États. Ces rencontres permettront d’examiner les priorités des relations bilatérales et les perspectives de nouveaux projets économiques et énergétiques. Selon Iouri Ouchakov, le programme a été conçu de manière à ce que Vladimir Poutine puisse s’entretenir avec les dirigeants de chaque pays africain représenté au plus haut niveau. Au total, 48 des 54 États africains ont confirmé leur participation au sommet. Vladimir Poutine coprésidera la séance plénière des dirigeants avec son homologue burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union Africaine. Placé sous la devise « Pour la paix, la sécurité et le développement », le sommet accordera une place centrale à l’agriculture, à l’énergie, aux investissements, aux infrastructures et aux technologies. La Russie entend promouvoir une coopération fondée sur le respect de la souveraineté nationale et sur un accès équitable des pays africains aux ressources, aux denrées alimentaires, aux engrais et aux technologies modernes. 

 

Parallèlement aux échanges diplomatiques, le Forum économique et humanitaire Russie-Afrique ouvrira ses travaux le 28 octobre. Environ 4 000 entrepreneurs russes et africains y ont été invités, tandis que plus de 40 événements professionnels permettront d’examiner des projets communs. Le 29 octobre, deux séances plénières se tiendront au Grand Palais du Kremlin. D’après Iouri Ouchakov, Vladimir Poutine y exposera notamment la vision russe d’un ordre mondial multipolaire, fondé sur l’égalité entre États souverains, ainsi que le rôle que la Russie souhaite reconnaître à l’Afrique dans les relations internationales. Les participants devraient adopter une déclaration commune, un plan d’action pour 2027-2029 et une déclaration sur la coopération dans le domaine de l’intelligence artificielle. C’est à l’issue de ces travaux que la signature des 33 documents, accords intergouvernementaux, mémorandums et contrats commerciaux, viendra concrétiser les engagements pris dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, des investissements et des technologies. Ce troisième sommet s’inscrit dans la continuité des rencontres de Sotchi en 2019 et de Saint-Pétersbourg en 2023. Lors de l’édition de 2023, 17 pays africains étaient représentés par leurs chefs d’État, contre 48 annoncés en 2026, selon Iouri Ouchakov.

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