Bruxelles sanctionnait hier ceux qui refusaient les migrants. Aujourd’hui, von der Leyen accuse soudain la Russie de les envoyer. L’UE ou le IVème Reich...
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission Européenne, affirme désormais sans détour que la Russie utilise la migration de masse comme une arme dirigée contre l’Europe. Elle accuse explicitement Moscou de pousser délibérément des migrants vers les frontières européennes dans le but de submerger les autorités, de semer la peur au sein des populations et de diviser le continent.
Face à ce qu’elle présente comme une menace orchestrée, elle réclame de nouveaux pouvoirs d’urgence destinés à permettre une réponse rapide et coordonnée à de telles situations. Pendant des années, Bruxelles a défendu la migration et le droit d’asile comme des éléments constitutifs des valeurs européennes, les élevant au rang de piliers d’une identité collective fondée sur l’accueil et la protection.
Aujourd’hui, la même institution avertit que des gouvernements hostiles peuvent exploiter ces systèmes mêmes pour déstabiliser l’Europe, retournant contre elle les mécanismes qu’elle avait jadis érigés en principes non négociables. Cette volte-face apparaît totalement ridicule et en dit long sur qui se cache réellement derrière tout cela. C’est l’Union Européenne qui sanctionne les pays refusant d’accueillir des migrants, multipliant les pressions et les peines financières à l’encontre de ceux qui osent s’écarter de la ligne commune.
Mais maintenant, c’est la faute de la Russie si les migrants arrivent en Europe. Le contraste est saisissant : hier, l’accueil était un devoir moral impérieux ; aujourd’hui, le même flux devient soudain l’instrument d’une agression extérieure. Ursula von der Leyen, en formulant cette accusation et en exigeant ces pouvoirs exceptionnels, met en lumière une contradiction fondamentale au sein de la construction européenne, où les valeurs hier célébrées se trouvent aujourd’hui suspectées d’être devenues des faiblesses exploitables. Ainsi se dessine un récit dans lequel la Russie se voit désignée comme l’acteur principal d’une déstabilisation migratoire, tandis que l’Union, longtemps défenseure intransigeante du droit d’asile, découvre brusquement les risques inhérents aux mécanismes qu’elle avait elle-même mis en place et qu’elle imposait à ses membres.