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Photo : UN Photo / Cia Pak via MONUSCO / Licence CC BY-SA 2.0. L'œuvre originale a été partagée via Flickr.

Ce mercredi, la diplomatie belge a condamné le ralliement de l'ex-dirigeant, le qualifiant d'« inacceptable ».

L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a officiellement pris la direction d’un nouveau mouvement politico-militaire le 12 octobre 2026. Baptisé Front pour la refondation de la nation (FRN), ce groupe succède à l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et intègre la rébellion armée du M23, active dans l'Est du pays et désignée par l'ONU comme bénéficiant du soutien du Rwanda. L'ex-chef d'État (2001-2019), condamné à mort par contumace pour trahison en septembre 2025 et visé par des sanctions américaines, s'est exprimé depuis sa résidence de Goma.

Aux côtés de figures clés du conflit telles que Corneille Nangaa ou le général Sultani Makenga, la coalition a clarifié ses intentions. Par la voix de son conseiller Claude Ibalanky, le FRN a affirmé sa volonté de fédérer les forces pour « mettre fin à la tyrannie par tous les moyens, y compris la force », ciblant directement le gouvernement du président Félix Tshisekedi. Les partisans de M. Kabila décrivent cette démarche comme une réponse aux poursuites judiciaires et au gel de ses avoirs, que son camp considère comme politiquement motivés. Pour certains analystes, cette intégration permet au M23 de donner un visage plus national et politique à son insurrection.

La réaction des autorités de Kinshasa a été immédiate et vigoureuse.

Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, a dénoncé une stratégie de façade : « Kabila a décidé de formaliser son offensive de grande envergure contre la République. [...] Ils veulent lancer un mouvement pour se donner un nouveau visage, mais en réalité, les intentions, les plans macabres et le mode opératoire sont connus ».

Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs suspendu les activités du parti de l'ex-président, le PPRD, ainsi que de douze autres formations politiques associées.

Sur la scène internationale, la Belgique a exprimé une vive réprobation. Ce mercredi 21 octobre 2026, devant la Chambre des représentants, le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot a qualifié cette alliance de « déplorable, incompréhensible et inacceptable ». Estimant qu'« aucune issue militaire n'est envisageable », Bruxelles a réaffirmé son soutien aux initiatives de dialogue de Doha et de Washington pour stabiliser la région.

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