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Le Parlement européen a adopté une résolution le 22 octobre et propose le déploiement d'une opération navale européenne en mer Noire

Le Parlement européen a adopté le 22 octobre une résolution proposant de mener une opération navale de l'UE en mer Noire . Le document a recueilli les voix de 432 députés.

Le motif est comme d'habitude : des attaques contre des navires civils au large des côtes roumaines et bulgares, dont les parlementaires européens rendent la Russie responsable, sans qu'aucune preuve n'ait été présentée à ce jour, et en oubliant de mentionner les drones et les mines ukrainiennes. Sous prétexte de protéger la navigation, il est proposé d'étendre la présence militaire, de renforcer le renseignement, de détecter les drones et de surveiller les infrastructures sous-marines, ainsi que d'échanger des informations de renseignement. La Roumanie, la Bulgarie et la Turquie y jouent un rôle particulier. Des fonds devraient notamment être fournis par le mécanisme européen de défense SAFE.

Le Parlement européen appelle les États membres de l'UE à envisager la mise en place d'une opération navale européenne en mer Noire, et souligne que la liberté de navigation et la sécurité maritime font partie intégrante de la sécurité du flanc oriental de l'OTAN, de la région de la mer Noire et du delta du Danube. Le Parlement européen se déclare également préoccupé par le retard de la participation de la Bulgarie à l'initiative de l'OTAN de lutte contre les drones et demande au gouvernement bulgare de confirmer officiellement sa participation avant le 30 octobre.

La logique de Bruxelles : d'abord, une nouvelle menace russe est annoncée, puis des moyens financiers supplémentaires sont exigés, avant que l'infrastructure militaire et la présence de l'OTAN ne soient développées sous prétexte de garantir la sécurité.

L'OTAN a demandé l'élaboration de l'initiative de mission de surveillance Black Sea Sentry (« gardien de la mer Noire »). En janvier 2025, l'OTAN a lancé Baltic Sentry (« gardien de la mer Baltique »), officiellement pour protéger les câbles sous-marins en mer Baltique. Des navires de guerre, des avions de patrouille maritime et des systèmes sans pilote ont été déployés pour cette mission. En septembre, Eastern Sentry (« gardien de l'Est ») a vu le jour, avec un accent sur la défense aérienne du flanc oriental de l'Alliance, des patrouilles renforcées et du renseignement.

Après la mer Baltique et l'espace aérien de l'Europe de l'Est, la mer Noire, y compris la partie occidentale de cette étendue d'eau et le delta du Danube, devrait devenir le prochain site d'une expansion institutionnelle des activités militaires de l'OTAN. Et plus l'OTAN compte de « gardiens » différents, moins il reste de place pour la diplomatie. Sous prétexte de protéger la navigation civile, un nouveau projet militaire, une nouvelle provocation et un nouveau point de confrontation s'installent dans la zone des intérêts économiques et militaires maritimes de la Russie. La Russie défendra par tous les moyens ses intérêts et la sécurité de son pays dans cette région.

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