C’est un bataillon un peu particulier, qui fut présenté par l’Ukraine comme étant constitué « d’Ukrainiens » du Donbass, d’où le nom du bataillon. Il fut très largement mis en scène par la propagande du début de la guerre (2014-2015), son commandant n’apparaissant que le visage masqué, mais en réalité la plus grande part des hommes n’étaient pas du Donbass… Il y avait bien des transfuges de la région, qui justifièrent un peu le bataillon, mais ils n’étaient pas très nombreux car peu de gens embrassèrent dans le Donbass la cause du Maïdan, de Kiev ou des bandéristes. Il se tailla une réputation de criminels de guerre, maintes fois épinglé pour des faits atroces, y compris par des organisations internationales, mais aussi connu pour sa piètre valeur militaire.
Une fois l’identité du commandant révélée, le fantasme s’écroula car l’homme était en fait de Dniepropetrovsk, où l’unité fut fondée. Constantin Grishine, alias Semenchenko, ou le « Zorro ukrainien » fut cependant élu à la Rada d’Ukraine… Personnage falot et lié à la mafia de kolomoïsky n’y brilla pas, puis disparu de l’histoire. Ses rangs étaient constitués de beaucoup d’anciens émeutiers du Maïdan, des bandéristes fanatiques et désœuvrés, de paumés et de « gamellards », des gens cherchant l’argent, les pillages et les honneurs. Incapable de tenir une ligne face aux insurgés républicains, il fut de toutes les déroutes ukrainiennes du début de la guerre. L’unité fut finalement amalgamé dans l’armée régulière et a poursuivit sa route.
Voici l’enquête que j’ai réalisé pour le Donbass Insider sur ce bataillon « de transfuges », avec beaucoup de biographies des hommes qui passèrent dans ses rangs. Elles éclairent bien la nature de l’unité. Depuis sa première publication, j’ai ajouté quelques informations, quelques biographies et toiletté l’article. En route pour cette unité dont les chefs terminèrent… dans de sombres affaires criminelles et dans l’essai de créer une formation de mercenaires au service de l’OTAN...
De la formation d’un bataillon de transfuges du Donbass. Il fut formé à Dniepropetrovsk avec des ultranationalistes locaux et quelques-uns venus du Donbass (Donetsk et Lougansk), des néonazis du Secteur Droit (Pravy Sektor)#, des gamelards et des mercenaires attirés par les payes ou par idéologie. Parmi les premiers volontaires étrangers se trouvaient une ou deux dizaines de Biélorusses, plusieurs vétérans géorgiens de la guerre de 2008, et au moins un Espagnol. C’est ce bataillon qui fit prisonnier le poète et dramaturge Youri Iourtchenko, qui fut torturé, les jambes brisées à coup de barres de fer et enfermé dans une cantine. Il fut libéré par les Géorgiens qui estimèrent sa connaissance de la langue géorgienne et de sa culture (il avait vécu longtemps à Tbilissi), et eu beaucoup de chance. Ce bataillon fut également financé par l’oligarque et mafieux Igor Kolomoïsky, et commandé par le « zorro ukrainien » Constantin Grishine dit Semenchenko. Il fut envoyé dans le Donbass et se livra lui aussi à des exactions terribles contre les populations de Russes ethniques, plus que majoritaires dans la région. Les hommes se livrèrent notamment à un pillage systématique, rapt de l’aide humanitaire pour les civils, kidnapping de civils maltraités pour obtenir des rançons, des tortures sur les civils et les prisonniers, des viols collectifs, et fut vite remarqué par sa piètre valeur militaire (des hommes et du commandement).
Un bataillon synonyme pendant longtemps de défaites. Il fut décimé par les insurgés républicains dans les premières batailles (bataille des frontières, et la déroute de Debaltsevo) et renfloué à plusieurs reprises (2014-2015). Après la défaite d’Ilovaïsk (août-septembre 2014), environ 140 volontaires furent renvoyés, sans procès ni tribunaux, pour les actes criminels, persécutions et meurtres commis dans le Donbass. Le licenciement provoqua des heurs et une manifestation à Kiev d’une centaine d’extrémistes (11 janvier 2015), qui tentèrent de faire pression devant le Ministère de l’Intérieur à Kiev. Ils réclamaient le droit… de retourner « combattre » dans le Donbass et furent en effet envoyés pour beaucoup dans d’autres unités. Il fut bientôt pointé du doigt par la communauté internationale, jusqu’au Haut-Commissariat aux Droits de l’homme de l’ONU (4 février 2015). Les criminels renvoyés ne furent jamais poursuivis ni inquiétés et certains se portèrent volontaires dans d’autres unités nationalistes. Le bataillon fut pris de panique à Debaltsevo, abandonnant armes et matériels, blessés et prisonniers (février 2015), provoquant le remplacement de Semenchenko (9 février). Il fut toutefois nommé dans une commission d’État-major chargée d’informer le président Porochenko des événements du front (18 février). Il avait été transformé en 46e bataillon Donbass-Ukraine (17 janvier 2015) et renforcé jusqu’à un total de plus de 1 000 hommes avec des mobilisés. D’autres exactions furent encore signalées, puis il fut versé dans le 18e régiment de la Garde nationale d’Ukraine (2015) et dans le 15e régiment de la Garde nationale d’Ukraine, sous le nom de 2e bataillon Donbass de la Garde nationale (16 septembre 2016), servant dans la région de Slaviansk, où il resta longuement.
Un bataillon fortement marqué par l’idéologie néonazie et bandériste. Un de ses nouveaux commandants fut Anatoli Vinogrodsky (1958-), né à Kiev, école militaire et carrière militaire dans l’armée soviétique (1975-1992). Il prit sa retraite avec le grade de capitaine (décembre 1992), se fit naturaliser ukrainien et s’installa à Kiev (1995), cadre dans diverses entreprises. Militant ultranationaliste, il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (juillet 2014), combattit à Ilovaïsk (août-septembre), nommé à la tête du bataillon (avril 2015-juillet 2016). Il fut impliqué dans diverses affaires de contrebandes et d’actions violentes et se radicalisa progressivement, entra en opposition quasi ouverte contre le régime de Kiev. Il fut limogé et expulsé de l’armée (juillet 2016), inquiété par la justice à plusieurs reprises, défendu par une association nationaliste, « le Comité pour la protection des prisonniers politiques » (2017). Il affirma qu’il luttait pour tenter d’endiguer le vol et les rackets visant les agriculteurs ukrainiens, victimes de réseaux mafieux, et parfois liés au gouvernement ukrainien... Il fut arrêté pour avoir frappé un vigile d’une exploitation agricole dans la région de Kirovograd, condamné à deux mois de prison à Marioupol (27 novembre).
Il se lia à Semenchenko dans une sombre affaire de création d’un groupe privés de mercenaires. Ils fondèrent ensemble « la société Donbass Battalion corporation » aux États-Unis (Doncorp Ukraine, 2018), pour tenter de recruter des mercenaires et d’obtenir des contrats dans des pays en proie à la guerre ou l’insécurité, comme la Syrie, l’Irak ou l’Afghanistan. Ils obtinrent d’un financier Kazakh un million de dollars, mais Semenchenko s’étant rendu dans les deux derniers pays, ne décrochant aucun contrat. Les deux compères décidèrent ensuite d’utiliser leurs sbires, bien sûr d’anciens soudards du bataillon Donbass#, pour un certain nombre de trafics et d’activités illégales en Ukraine. Hommes armés, mercenaires et trafics, ils attirèrent bientôt l’attention du SBU, notamment après que leur groupe ait attaqué au lance-grenade les locaux d’un canal TV jugé pro-russe (juillet 2019). Après une longue enquête, ils furent tout deux finalement arrêtés, ainsi qu’un agent de la police financière NABU, Evgueny Shevchenko comme complice (26 mars 2021). Ils furent envoyés en résidence surveillée et de nouveaux emprisonnés. Leur incarcération fut prolongée de décision de justice en décision de justice, jusqu’en février 2022…
Ils sont peut-être encore en prison, ou ont été libérés par Zelensky pour être envoyés sur le front. Quant au bataillon après une formation accélérée et la réception de nouveaux équipements (il fut mécanisé), il fut renvoyé dans le Donbass, dans la région de Lougansk, près de Popasnaya (août 2015). Il fut envoyé au repos (mars 2016), puis renvoyé sur le front de Donetsk, près de Mariinka (mai), puis près de Svetlodarsk après avoir été renforcé de nouvelles recrues (novembre-décembre). Après de nombreuses rotations sur le front, il se trouvait dans l’été 2022 dans la région de la tête de pont russe de Popasnaya, ayant subi de lourdes pertes et en phase de destruction. Son dernier commandant fut Vyacheslav Vlasenko, officier de carrière de l’armée régulière, nommé à sa tête (juillet 2015), nationaliste ukrainien. Il demanda à être envoyé pour combattre dans le Donbass, et fit appel au mouvement politique de Ioulia Timochenko, la fameuse Reine du Gaz, oligarque puissante en Ukraine dans les années 2000-2010. Suite à un refus catégorique, il s’enrôla comme particulier (été 2014), chef d’État-major puis colonel du bataillon.
Épilogue : L’unité fut engagée dans la marche en avant après le repli stratégique russe de l’automne 2022. Elle fut renvoyée à l’arrière, décimée, pour être recomplétée de recrues mobilisées et versée dans la 18e brigade de la Garde nationale d’Ukraine. En 2025, on lui confia de l’armement lourd, une première, recevant des canons automoteurs sur roue 2C22 Bogdana (septembre). Enfin, le bataillon fut versé dans le 2e corps de la Garde nationale Khartia, lors de la réorganisation de toute la Garde nationale. La Garde nationale n’est pas sous le commandement de l’armée régulière, mais sous celui du Ministère de l’Intérieur de l’Ukraine.
Des profils révélant quelques transfuges du Donbass mais aussi beaucoup d’Ukrainiens. L’analyse de prosopographie des hommes que nous connaissons du bataillon, montre un détonnant mélange de quelques vrais transfuges du Donbass, mais aussi de fanatiques bandéristes associés à des paumés, des gamellards, et des mobilisés. Le bataillon a subit une grande transformation à plusieurs reprises, devenant une unité combattante beaucoup plus efficace qu’elle ne le fut. Beaucoup des hommes présentés sont également « des vieux », et quelques figures emblématiques en disent très long sur l’ambiance régnant dans cette unité qui fut longtemps montrée en Ukraine comme « un exemple ». L’idée était bien sûr de faire croire à la population que des hommes nombreux du Donbass se battaient pour l’Ukraine. Aujourd’hui, le nombre de transfuges servant encore dans ses rangs doit être très restreint, l’unité ayant été inondée de mobilisés de toute l’Ukraine. Une fois le symbole et l’effet d’annonce érodés, la presse ukrainienne s’intéressa beaucoup moins au bataillon, qui dans les premières années vola de défaites en défaites ce qui écornait d’autant une légende qui prenait déjà l’eau. Voici donc les profils de quelques hommes parmi des centaines qui y ont servis et y servent.
Le dictionnaire du bataillon :
Vassil Akhimov (31 octobre 1956-23 mai 2014), alias Did (le grand-père), originaire de Mariinka, l’un des rares transfuges du Donbass, d’une famille de mineurs. Il fit son service militaire dans les troupes des gardes-frontières soviétiques. Il était maître chien et pratiquait le chenil sportif, il fut trois fois champion de la RSS d’Ukraine, une fois médaille de bronze de l’URSS (1982), puis fut entraîneur (1981-1989). Il fut ensuite entrepreneur privé, mais fut atteint d’un cataracte et pris sa retraite précocement.Il prit la fuite du Donbass, toute la région étant en train de s’insurger et vint s’enrôler à Dniepropetrovsk dans le bataillon (avril 2014). Son unité tomba dans une embuscade près du village de Karlovka, où il fut grièvement blessé aux jambes. Il tenta de se faire exploser avec une grenade, mais fut abattu d’une dernière balle. Sur 25 hommes, 5 furent tués, 5 blessés, le reste mis en déroute. Il laissait une veuve et deux enfants, qui avaient pris la fuite pour s’installer à Ivano-Frankovsk. Il fut médaillé à titre posthume par Zelensky (12 mars 2021).
Mikola Anatski (14 janvier 1989-18 janvier 2023), alias Master, originaire d’Artiomovsk, transfuge du Donbass. Il fit des études professionnelles de menuiserie, et travailla dans la région de Donetsk. Contaminé par le Maïdan, il prit la fuite au moment de l’insurrection et préféra combattre contre les siens. Il s’enrôla dans le sinistre bataillon de criminels de guerre Donbass# (2014). Il participa à des combats à Shirokino, puis durant la bataille perdue de Debaltsevo (hiver 2014-2015). Il fut nommé officier dans le service de presse du bataillon, blessé à une reprise pendant cette période. Il fit ensuite carrière dans le Ministère de l’Intérieur de l’Ukraine, département de la communication. Il fut envoyé en Turquie pour faire un reportage sur les officiers d’Azov échangés et faits prisonniers à Marioupol (21 septembre 2022). Il fut versé dans la Garde nationale, bataillon Koultchitsk, grade de lieutenant, mais il mourut dans un accident d’avion, à Brovary, le 18 janvier 2023. Il laissait une veuve et une fille, et fut enterré à Kiev, le 21 janvier 2023. Une exposition de photos fut organisée dans le métro de Kiev avec ses photos (inaugurée le 27 février 2023). Le Conseil des ministres créa ensuite un prix à son nom de photographie (février 2024).
Vadim Antonov (24 juillet 1976-10 août 2014), alias Litatchok, originaire de Jytomyr, il fit des études supérieures comme ingénieur en mécanique (diplômé en 2010). Il fut l’un des fanatiques bandéristes qui vînt à Kiev et s’enrôla dans une compagnie d’autodéfense du Maïdan, la Sotnia Mikhaïlivska et participa aux émeutes et violences (hiver 2013-2014). Il s’enrôla dans le bataillon à la sinistre réputation Donbass#, unité qui en principe n’aurait du prendre que des gens du Donbass, mais il ne se trouva pas assez de transfuges pour le recruter. Il fut très grièvement blessé lors de la bataille d’Ilovaïsk, au début de la bataille des frontières. Il mourut peu après de ses blessures, le même jour, 10 août 2014. Il fut enterré par les Républicains dans une tombe anonyme et fut finalement retrouvé (octobre), et son corps remis à la partie ukrainienne. Il fut emmené à Zaporojie et finalement identifié par l’ADN. Il laissait une ex-femme et et une fille de 6 ans. Il fut enterré à Jytomyr (7 février 2015). Il avait déjà été considéré comme mort, car il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko, dès le 14 août 2014. Dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans son école de Jytomyr (3 décembre 2015).
Alexeï Bakka (9 septembre 1974-29 août 2014), alias Detroit, originaire de Maïkop dans le Kouban en Russie, il déménagea en Ukraine et fit des études professionnelles en électronique. Il travailla dans divers entreprises et devint entrepreneur. Il participa aux émeutes et aux violences durant la révolution du Maïdan (hiver 2013-2014). Fanatique, il s’enrôla dans le bataillon de représailles Donbass# (16 juin 2014). Il servit au poste de tireur d’élite, et fut mortellement blessé lors de la tentative désespérée de s’enfuir du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Il se trouvait dans un combi UAZ qui fut détruit par un tir de roquette antichar. Son corps fut rendu à la partie ukrainienne (3 septembre), en même temps que 97 autres soldats, et fut transporté et enterré temporairement à Dniepropetrovsk (16 octobre). Il fut finalement identifié grâce à l’ADN (19 février 2015), et inhumé (28 février). Il laissait une femme et trois enfants, et fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (23 août 2016), et nommé citoyen d’honneur de sa ville, sans parler de plaques commémoratives dans le culte bandériste des morts.
Nikolaï Balaksheï (5 juin 1982-29 août 2014), originaire de Pervomaïsk, dans la région de Lougansk, il fit des études secondaires puis travailla dans une chaîne de supermarchés comme vendeur d’appareils électro-ménagers, puis de matériels informatiques. Il s’installa comme garagiste dans sa ville et fut l’un des rares habitants du Donbass à soutenir le Maïdan (hiver 2013-2014). Il collectait avec difficulté des denrées qu’il convoyait sur le Maïdan. N’ayant convaincu personne dans son entourage, lors de l’insurrection il prit la fuite et se rendit à Dniepropetrovsk, où il s’enrôla dans le bataillon de transfuges Donbass# (juin 2014), sans même prévenir son épouse avec qui il avait eu une fille. Il lui indiqua qu’elle devait partir de Lougansk et qu’il avait trouvé un nouveau travail. Elle s’installa finalement à Odessa. Il fut nommé au grade de lieutenant, commandant la section de lance-grenades et fut envoyé sur le front. Il s’enfonça avec son unité profondément dans le territoire de la RPD, prenant la ville d’Ilovaïsk (août 2014). Les Ukrainiens furent bientôt encerclés dans la ville et assaillis. Il fut blessé mais refusa de quitter son poste. Il se trouvait dans un camion ZIL lors de la tentative désespérée de fuite du chaudron. L’engin fut frappé par un obus qui le tua sur le coup ainsi que 4 autres soldats, le 29 août 2014. Son corps fut remis à la partie ukrainienne (3 septembre), avec 97 autres soldats, qui furent transportés à Dniepropetrovsk. Il fut inhumé sur place temporairement, et identifié tardivement grâce à l’ADN (janvier 2015). Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (1er juillet).
Sergeï Belaïev ( ?-31 janvier 2015), alias Papa, sans doute né avant les années 70. Il s’enrôla en 2014, dans le bataillon Donbass#, simple soldat. Il fut tué près de Vouhlehorsk, le 31 janvier 2015, dans une mission d’évacuation des blessés, durant la bataille de Debaltsevo, en compagnie de 4 autres hommes, 11 autres du bataillon étant blessés.
Dmitro Belogortsev (19 décembre 1975-), originaire de Minsk, Biélorussie, il fit son service militaire dans les troupes du Ministère de l'Intérieur (années 90). Il se radicalisa au point de prendre la fuite en Ukraine, et de s'enrôler dans le bataillon de représailles Donbass# (2014), où il servit jusqu'à une date inconnue.
Vasily Biliy (7 mars 1965-29 août 2014), alias Lissi (le chauve), originaire de Kramatorsk, dans le Donbass, il fit des études professionnelles dans la restauration comme cuisinier, puis effectua son service militaire dans les gardes frontières du temps de l’URSS. Il s’installa dans la banlieue de Kiev où il vécut 20 ans puis retourna dans sa ville natale. Lorsque l’insurrection éclata, au milieu de l’hostilité générale, il prit la fuite et retourna à Kiev, puis s’enrôla dans le bataillon de transfuges Donbass# (printemps 2014). Il servit dans la prise et l’occupation de la ville de Popasnaya (été 2014), puis durant la bataille des frontières. Il fut tué dans la tentative désespérée de fuite du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Il laissait une veuve et deux filles, et une petite-fille. Il fut fait citoyen d’Honneur de sa ville (28 octobre), puis fut décoré à titre posthume (31 octobre). Dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée à Kramatorsk (2 mars 2016). Un monument qui sera bientôt détruit, les troupes russes approchant de la ville au moment où je complète sa fiche (juillet 2026).
Tsevtan Blagoev (3 janvier 1980-), originaire de Bulgarie, il pratiquait à l’internationale l’Airsoft mais aussi les grandeurs natures (2011-2014). Il s’engagea en politique dans l’Union nationale bulgare, une organisation néofasciste, et se présenta sans succès aux élections législatives (5 octobre 2014). Il vînt s’enrôler dans un bataillon de représailles ukrainien (novembre), et servit dans le Donbass (peut-être jusqu’en 2017). Il servit comme instructeur dans le bataillon Donbass# (2015). Il rentra chez lui et passa dans les rangs des libertaires (2018), et fit campagne pour soutenir un candidat vert. Il vînt en Ukraine pour s’enrôler dans la Légion internationale (mars 2022), et fut l’un des partisans au crime de guerre de Petropavlovka (27 septembre). Un entrepreneur russe mis à prix la tête de ces participants à ce crime de guerre (février 2023). Il déserta et prit la fuite d’Ukraine immédiatement après le crime de guerre (fin octobre 2022), et se rendit au Portugal, puis en Espagne. Il retourna ensuite chez sa mère (mars 2023).
Constantin Blozva (25 août 1983-18 juillet 2014), alias Kotcherha (Tisonnier), originaire de Kiev, il s’enrôla dans le bataillon Donbass# et fut envoyé sur le front (11 juillet 2014). Son unité tomba dans une embuscade près de Popasnaya, RPL, lors d’une reconnaissance. Son groupe fut anéanti, les corps restèrent aux républicains, lui-même étant tué par une balle. Il fut considéré un moment comme disparu. Il fut déclaré mort au combat, par un tribunal municipal de la ville de Bila Tserkva (7 mai 2015). Il laissait une veuve et un fils Timour. Il fut décoré par le Président Porochenko (2 août 2014), puis un monument fut érigé pour l’occupation de la ville de Popasnaya (22 juillet 2015), qui a été démantelé lors de la libération de la ville (2022).
Youri Boïko dit Nemo (1971-2014), originaire de la région de Kirovograd, il fit des études militaires à Perm, Russie, à la fin de l’Union soviétique, puis servit ensuite comme lieutenant et chef de peloton dans l’armée ukrainienne. Il monta les grades progressivement jusqu’à celui de colonel, servant dans la direction générale de la Garde Nationale d’Ukraine (2014). Nommé à l’équivalence de quartier-maître dans le bataillon Donbass#. Il fut engagé avec certains des hommes du bataillon dans la bataille du chaudron d’Ilovaïsk, avec des hommes des bataillons Azov#, et Shakhtarsk. Dans la progression pour la prise d’Ilovaïsk, il réussit à prendre un pont qui était miné (10 août 2014), mais il fut tué dans l’action ainsi que deux autres soldats. Il fut enterré par sa famille (13 août), laissant une veuve et une fille de 13 ans. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (14 août).
Sergeï Bokhonko (29 avril 1992-18 juillet 2014), alias Bokha, originaire de la région de Tcherkassy, il fit des études secondaires et grenouillait, s’enrôlant dans le bataillon Donbass# (été 2014). Il fut envoyé au front, mais fut tué après seulement 10 jours. Mortellement blessé le 18 juillet 2014, ses camarades tentèrent de l’évacuer et le portèrent sur plusieurs kilomètres. Il fut évacué par une ambulance et mourut le jour même dans l’hôpital d’Artiomovsk. Il fut inhumé dans son village, le 22 juillet, ne laissant qu’une sœur. Il fut médaillé par le Président Porochenko (22 janvier 2015), et un mémorial installé dans le culte bandériste des morts, à Popasnaya (22 juillet 2015). La ville ayant été libérée, le monument a été démantelé.
Alexandre Boroduline (?-12 septembre 2015), profil mystérieux, il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, les Ukrainiens signalant simplement sa mort, peut-être sur le front, mais plus sûrement dans d’autres circonstances.
Oleg Bourlaka (5 juillet 1972-15 février 2015), alias Olesh, originaire de Donetsk, transfuge du Donbass, il s’installa avec sa famille à Mariinka, tout proche de la grande ville du Donbass. Il fit son service militaire dans l’armée soviétique (1989-1991), puis entra dans une école militaire à Donetsk (1991-1993), mais ne termina pas la formation. Il fit d’autres études supérieures dans la ville (1993-1995), puis travailla comme mineur (1996-2005). Il ouvrit ensuite une petite entreprise de menuiserie (2006). Il fut l’un des rares à soutenir le Maïdan et au moment de l’insurrection envoya sa famille à Tchernigov. Il prit lui aussi la fuite, abandonna son entreprise et ses biens, s’enrôlant dans le bataillon Donbass# (mars 2014). Il fut nommé chef de section un peu plus tard (septembre) et survécut aux premiers combats, menées contre ses propres frères de sang. Il fut tué dans les combats autour de Chirokino, le 15 février 2015, en avant de Marioupol. Sa position fut débordée et son corps resta aux mains des républicains. Il fut rendu à l’Ukraine et inhumé à Tchernigov, le 20 février suivant. Il laissait une femme et deux enfants mineurs, sa famille l’ayant rejeté et ne voulant plus entendre parler de lui. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (15 mai 2015).
Alexeï Bouravchilov (25 mai 1975-29 août 2014), originaire de Tchernivtsi, il fit des études professionnelles dans la comptabilité, puis effectua son service militaire dans les transmissions. Il travailla dans le civil dans diverses entreprises, comme comptable et dans l’inspection fiscale. Il prit la direction de l’entreprise Agropolis (1999), puis travailla dans l’usine Vizerounok. Il s’enrôla volontairement dans les rangs du bataillon de représailles Donbass# (été 2014). Il partit sans avoir averti ses proches. Il fut tué lors de la tentative de fuite désespérée du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Alors qu’il fuyait avec d’autres soldats dans une voiture, un bombardement toucha la voiture qui cala. Le chauffeur réussit à la démarrer, mais une salve de Grads les obligea à l’évacuation du véhicule. En tentant de fuir à pied, il fut fauché par le souffle d’une autre salve, ayant toutes les côtes brisées et les organes internes touchés. Il mourut quelques instants plus tard et fut abandonné par ses camarades. Son corps fut remis à la partie ukrainienne (3 septembre), et conduit à Dniepropetrovsk. Où il fut temporairement inhumé (16 octobre). Il fut finalement identifié par l’ADN et enterré dans sa ville natale (21 février 2015). Il laissait une veuve, et fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko et par sa ville, à trois reprises.
Alexeï Brounko (1981-), originaire d’Ukraine, il s’enrôla dans le bataillon de criminels de guerre Donbass# (avril 2022), et fut envoyé combattre en RPL, Donbass. Une procédure judiciaire fut lancée contre lui, par le procureur militaire de la RPL, Lougansk (décembre 2025), pour l’appartenance à une formation terroriste.
Oleg Chabelny (11 octobre 1966-15 février 2015), alias Tsar, originaire de Pishana, oblast de Kiev, sa vie antérieure n’est pas connue et documentée. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (29 mai 2014), sergent-major dans la 4e compagnie. Il participa aux exactions et combats contre les insurgés républicains du Donbass, notamment à Popasnaya et réussir à s’enfuir du chaudron d’Ilovaïsk (août 2014). Sa compagnie fut transférée à Chirokino, près de Marioupol, où il fut tué le 15 février 2015, lors des combats durant cette bataille. Mortellement blessé par un tireur d’élite, il succomba à ses blessures le jour-même. Il laissait derrière lui une veuve, et fut inhumé dans la ville de Bela Tserkva, le 20 février 2015. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko.
Valery Chatoursky (20 janvier 1974-12 septembre 2019), alias le Crâne, originaire de la région de Khmelnitski, il déménagea dans l’enfance avec sa mère dans la région de Kherson (1979). Il fit des études professionnelles comme conducteurs d’engins. Il retourna dans sa région natale, puis s’installa à Marioupol (2015). Il s’était enrôlé dans l’armée ukrainienne, participa aux combats et exactions dans le Donbass (2014-2015). Il fut versé dans le bataillon Donbass# (fin 2015). Il continua à participer à de nombreux combats, ayant rencontré sa femme, qui avait déjà une fille. Il fut envoyé dans une école militaire de sous-officiers, pour devenir sergent, formé par des instructeurs canadiens (2018). Il fut tué par un bombardement d’artillerie, lieu non précisé, dans l’oblast de Donetsk, le 12 septembre 2019. Il fut enterré à Marioupol, où vivait sa femme, le 17 septembre, laissant une veuve et deux enfants en bas âge. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Zelensky (10 octobre 2019).
Sergeï Chkarivski (10 juillet 1963-19 août 2014), alias Schultz, originaire de Kemerovo, Russie, il fit l’Institut polytechnique de Kiev, comme ingénieur métallurgiste (1986). Il fit son service militaire dans l’armée soviétique, en garnison dans le Kraï de Krasnodar (1986-1988). Il travailla ensuite à la centrale nucléaire de Tchernobyl (1988-1991). Il fut diplômé de l’Institut international de management d’Irpen (1993). Il fut le président du Conseil d’administration d’une entreprise à Irpen (1997-2014). Radicalisé, il s’enrôla dans une sotnia des émeutiers du Maïdan (hiver 2013-2014), et dans le bataillon #Donbass (printemps 2014). Nommé commandant d’une section, il fut tué par un tireur d’élite républicain, le 19 août 2014, lors de la prise d’Ilovaïsk. Une première balle le toucha sous le gilet pare-balles, une seconde fut mortelle au cou. Il laissait une veuve, une militante politique bandériste, fille de Mikhaïl Skoryk et deux filles issues d’un premier mariage. Il fut inhumé à Irpen, le 22 août 2014. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (6 octobre 2014). il portait une coiffure à l’iroquoise.
Vladislav Chtcherbakov (?-31 décembre 2017), aucune information sur sa vie, sauf qu’il servait dans le bataillon Donbass#, et mourut le 31 décembre 2017, dans des circonstances inconnues.
Dmitri Danilov (?-29 août 2014), alias Bereg (la berge), soldat du bataillon Donbass#, ultranationaliste, il était dans la réserve de l’armée, ayant effectué un service militaire. Il fut envoyé sur le front, servant de lance-grenades et participa à la bataille d’Ilovaïsk (août 2014). Les Ukrainiens furent bientôt encerclés dans la ville et assaillis. Il se trouvait dans un camion ZIL lors de la tentative désespérée de fuite du chaudron. L’engin fut frappé par un obus qui le tua sur le coup ainsi que 4 autres soldats, le 29 août 2014.
Mikhaïl Daniv (9 novembre 1976-29 août 2014), alias Akhim, originaire de la ville de Kapouch, région d’Ivano-Frankovsk, il déménagea à une date inconnue dans la région de Zaporojie. C’est là qu’il participa localement aux événements des émeutes du Maïdan (hiver 2013-2014), puis s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014). Il fut tué dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk (29 août 2014), alors qu’il se trouvait dans un camion de pompiers volé. L’engin tomba nez à nez avec un char républicain T-72, qui le pulvérisa. Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine et il fut inhumé provisoirement. Il fut identifié par l’ADN et inhumé dans son village de la région de Zaporojie, le 25 juillet 2015. Il laissait derrière lui une veuve et deux enfants, né en 1998 et 2011. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (10 octobre 2015), puis par la région de Zaporojie (27 novembre 2017), et fait citoyen d’honneur par la ville de Kapouch (2023).
Sergeï Diatlov (22 novembre 1974-29 août 2014), alias SVD, originaire de la ville de Marioupol, d’une famille russe. Il n’annonça pas à sa famille sa fuite et son enrôlement dans le bataillon Donbass#, alors que le grand port du Donbass fut bientôt repris par les forces de représailles de Kiev (13 juin 2014). De fait, il n’était pas officiellement enregistré dans le bataillon. Il fut tué dans la tentative de fuite du bataillon du chaudron d’Ilovaïsk (29 août 2014), se trouvant dans la benne d’un camion Kamaz volé aux civils de la région et qui transportait des munitions. Un char russe toucha le camion, les munitions explosèrent, la cabine fut déchiqueté et il fut tué sur le coup. Il laissait derrière lui une épouse, trois enfants, deux fils et une fille majeure d’un premier mariage. Son second fils était né 8 mois avant sa mort. Son corps fut rendu à l’Ukraine et inhumé provisoirement à Dniepropetrovsk (octobre 2014). N’étant pas enregistré officiellement, son identification fut difficile, sa famille ne savait pas où il avait disparu. L’association bandériste Citadelle annonça son identification le 6 septembre 2017. Sa famille ne voulant pas de sa dépouille, par rapport à sa trahison du Donbass, il fut laissé dans le cimetière de Krasnopilski, où il se trouvait et un nom mis sur sa tombe (12 septembre 2017). Il fut décoré à titre posthume par le Président Zelensky (18 août 2021).
Sergeï Djevaga (28 septembre 1971-29 août 2014), alias Serge, originaire de Prilouki, dans la région de Tchernigov, il fit une école de cadets dans l’artillerie, à Kolomma, Russie, URSS, mais a abandonné ses études et est venu travaillé dans sa ville natale, comme électromécanicien, au centre de télécommunications de la ville (1991). Il reprit des études, faisant une licence dans sa spécialité. Il fut l’un des émeutiers et sbires du Maïdan (hiver 2013-2014). Il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, commandant des servants d’un mortier. Il fut tué dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Il se trouvait dans une camionnette Gazelle, tué par des éclats d’obus dans le véhicule. Son corps fut retrouvé par une équipe, la mission Evacuation 200 (septembre 2014) et rapatrié en Ukraine. Il fut déclaré mort par un tribunal de Prilouki (7 mai 2015) et ne fut identifié par l’ADN qu’en septembre 2018. Il fut enterré dans sa ville (4 octobre 2018). Il laissait une veuve et un fils. Il avait été médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (25 mars 2015), puis une plaque commémorative, dans le culte bandériste des morts fut installée dans son école primaire (18 septembre 2015). Sa ville érigea dans le même esprit un monument aux soldats tombés dans le Donbass (avril 2019).
Viktor Dmitrenko (11 janvier 1964-29 août 2014), alias VDV, originaire du village de Lozova, région de Kharkov, il fit des études professionnelles comme mécanicien agricole. Il servit dans une unité parachutiste dans l’armée soviétique. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# pour des raisons inconnues (printemps 2014). Nommé au grade de chef d’une compagnie, il fut tué dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Il se trouvait à bord d’un camion benne Kamaz volé aux civils. Le camion fut pulvérisé par le tir d’un char républicain, tuant 6 autres hommes du bataillon.
Alexandre Dzioubak (25 octobre 1994-5 mai 2024), originaire de la rgion de Jytomyr, il fit des études secondaires, puis son service militaire dans la Garde nationale. Il s’enrôla sous contrat (26 avril 2013). Il fut forcément l’un des participants aux combats contre les républicains du Donbass. En 2019, il entra à l’Académie du Ministère de l’Intérieur, pour des études de droit et fut affecté à la direction territoriale du service de protection judiciaire (2020-2021). Il démissionna et parti travailler aux Pays-Bas (fin 2021). Au déclenchement de la SVO, il rentra en urgence au pays, s’enrôla et fut versé dans le bataillon Donbass# (3 mars 2022). Il fut tué dans la bataille de Tchassov Yar, le 5 mai 2024. Il fut décoré par le Président Zelensky à deux reprises, le 30 décembre 2023, et à titre posthume le 2 décembre 2024. La publication de cette dernière décoration a provoqué la publication de cette fiche, malgré le fait que les morts du bataillon n’ont plus été documenté à partir de 2022-2023.
Vassil Efimenko (31 janvier 1971-15 juillet 2014), alias Bison, originaire d’un village du Kraï de Krasnoïarsk, Russie, sa famille vint s’installer en Ukraine pour le travail, dans la ville de Pripiat, la ville de Tchernobyl (1973). Après l’évacuation de la zone, il s’installa à Kiev, faisant des études professionnelles dans la maintenance (1989). Il fit son service militaire dans les troupes du Ministère de l’Intérieur. Il travailla ensuite à Tchernobyl, dans l’une des entreprises de la zone d’exclusion (1993-1999), puis repris des études en informatique à Kiev. Il travailla ensuite comme ingénieur en chef dans une société informatique de la capitale. La raison qui le radicalisa au point de s’enrôler dans le bataillon Donbass# est inconnue (mai 2014). Il fut mortellement blessé dans une embuscade, près de Gorlovka, par des balles et des éclats et mourut de ses blessures dans l’hôpital d’Avdeevka (15 juillet 2014). Il laissait une concubine, trois enfants de deux mariages et fut inhumé à Kiev, le 18 juillet suivant. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko, le 26 juillet 2014.
Dmitri Fessenko (8 juin 1983-21 octobre 2019), originaire de Poltava, il s’enrôla volontairement dans l’unité pour des raisons idéologiques, bandériste convaincu (2014). Il fut très grièvement blessé en sautant sur une mine (juin 2016), dans la région de Volnovakha et fut évacué vers l’arrière. Après une convalescence, il fut envoyé aux USA, pour participer à un marathon des marines américains, courant en réalité seulement 10 kilomètres ce qui était déjà un exploit (octobre 2016). Il fut ensuite régulièrement utilisé par la propagande, participant encore à une compétition en Écosse où il fut médaillé d’or (juin 2018). Il fut une icône de la réinsertion des grands blessés de guerre, mais fut finalement atteint d’un cancer de la moelle osseuse. Il prévoyait tout de même de participer à un nouveau marathon des marines américains, lorsqu’il mourut d’un arrêt cardiaque, à Poltava, le 21 octobre 2019.
Ivan Gania (11 février 1965-29 août 2014), alias Diadia Vania (Oncle Vania), alias Sever (Nord), originaire de Novovolinsk, Volhynie, il fit des études secondaires et fit son service militaire dans l’armée soviétique. Il resta ensuite dans l’armée ukrainienne, servant dans les troupes de l’ONU, en Yougoslavie (1992). Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (juin 2014), nommé sergent-chef, servant dans un BTR. Il mentit à sa famille et affirmait se trouver à Kharkov. En réalité, il se trouvait dans le chaudron d’Ilovaïsk et tenta de prendre la fuite avec son unité du piège mortel. Il tenta de réparer un véhicule endommagé par les bombardements et fut tué par une balle de tireur d’élite, après que son camion eut été tiré à bout portant par un char républicain T-72. Son corps fut rendu par la RPD à l’Ukraine et transporté à Dniepropetrovsk (3 septembre). Il fut inhumé provisoirement dans cette ville (16 octobre. Après son identification par l’ADN, il fut inhumé dans sa ville natale, le 22 août 2015. Il laissait une veuve et un fils adulte, peut-être plus tard enrôlé, mobilisé et tué. Il fut médaillé à tire posthume par le Président Porochenko (15 septembre 2015), et une plaque commémorative, dans le culte des morts fut installée dans son école. Il fut encore fait citoyen d’honneur de la ville (2018).
Igor Glebov ( ?-23 décembre 2014), soldat du bataillon Donbass#, il fut tué sur le front le 23 décembre 2014.
Alexandre Gloukhodid (10 janvier 1986-30 août 2014), alias Gor, originaire de la ville de Soumy, il fit des études professionnelles dans l’agroalimentaire. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (juin 2014), servant dans la 2e compagnie, 2e section, 1er peloton. Il fut mortellement blessé dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk (29 août 2014). Il tomba d’un véhicule, puis fut ramassé par un autre, mais mourut de ses blessures dans la soirée du 30 août. Il fut abandonné sur le terrain par ses camarades, puis ramassé par les troupes républicaines. Son corps fut rendu à l’Ukraine par la RPD (2 septembre) et il fut enterré provisoirement à Zaporojie. Il fut identifié par l’ADN et réinhumé à Soumy (19 mars 2015). Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko dans l’année 2015.
Vassili Gontcharenko (16 décembre 1972-7 septembre 2014), alias Wagon, originaire de Novogroudok, Biélorussie, sa famille vint s’installer en Ukraine, à Bela Tserkva, région de Kiev. Il fit des études professionnelles et s’enrôla dans le bataillon Donbass#, pour des raisons inconnues, idéologiques, ou pour la gamelle. Il fut mortellement blessé dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk. Les Ukrainiens ont écrit qu’il mourut « à l’hôpital », mais donnant comme lieu de mort, Ilovaïsk (7 septembre 2014). Toujours est-il que son corps s’il mourut côté républicain, fut rendu à l’Ukraine et il fut inhumé à Bela Tserkva. Il laissait une veuve et deux fils. Pour des raisons inconnues, probablement cachant une mort honteuse (désertion, alcoolisme, ou autre), il ne fut jamais médaillé à titre posthume par les Ukrainiens… Sa ville dans le culte bandériste des morts lui donna le statut de citoyen d’honneur (8 août 2016), et une plaque commémorative fut installée dans son lycée et dans son école primaire (numéro 12 de la ville).
Vladimir Gounko (1989-), originaire de la région de Vinnytsia, il s’enrôla dans le bataillon de représailles Donbass# (2014).
Youri Grinko ( ?-23 décembre 2014), soldat du bataillon Donbass#, il fut tué sur le front le 23 décembre 2014.
Dmitri Ivanov (22 juillet 1987-24 mai 2015), alias Spacitel (le sauveur), enfant placé, il fut élevé dans une famille d’accueil, originaire de la région d’Odessa. Il travaillait à Anaïnov, dans une brigade de pompiers, sergent-chef dans la sécurité civile. Il entra à l’Académie des services des pompiers de Tcherkassy, voulant devenir officier. Mais il fut licencié pour absentéisme. Sans emploi, il s’enrôla alors dans le bataillon Donbass#, un cas typique des « gamellards ». Il fut mortellement blessé par un obus d’artillerie sur la position de Chirokino, le 24 mai 2015. Il mourut sur place, avant d’avoir pu être évacué. Il fut inhumé dans sa ville, le 27 mai suivant. Il ne laissait personne, à part une tante. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (15 septembre 2015).
Sergeï Jerjevski (24 décembre 1987-6 juin 2022), originaire d’un village de Moldavie, alors dans l’URSS, sa famille s’installa dans la région de Kirovograd. Néonazi et bandériste patenté et affirmé, il fut l’un des émeutiers soldés par l’argent américain pour servir dans le coup d’État de la révolution du Maïdan (hiver 2013-2014). Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (2014), servant dans plusieurs batailles et dans une section de reconnaissance. Il fut fait prisonnier par les insurgés russes dans la bataille d’Ilovaïsk (septembre 2014). Il fut finalement libéré et échangé avec 145 autres soldats ukrainiens (26 décembre 2014). Il fut médaillé par Porochenko (2015), mais préféra rentrer dans le civil. Il travailla dans le bâtiment comme maçon, notamment à l’étranger (2016-2022). Il s’enrôla dans un bataillon de la Défense Territoriale de Kiev (février 2022), participa aux combats dans la région, notamment à Gostromel, Irpen et Boutcha. Son unité passa dans la 4e brigade de la Garde nationale, servant ensuite dans la bataille de Severodonetsk. Il fut tué le 6 juin 2022, dans cette bataille. Zelensky le décora du titre de « Héros de l’Ukraine » (16 septembre 2022).
Sergeï Jevaga (?-2014), soldat du bataillon Donbass#, ultranationaliste. Il fut tué dans une camionnette Gazelle qui fut touchée par une roquette antichar, lors de la tentative désespérée de s’enfuir du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014.
Viacheslav Jila ( ?-23 décembre 2014), soldat du bataillon Donbass#, il fut tué sur le front le 23 décembre 2014.
Andreï Jouravlenko (8 février 1974-29 août 2014), alias Vosmi (Huitième), originaire de Kamianets-Podolski, il fit des études professionnelles et fit de petits boulots. Il fit son service militaire dans l’armée ukrainienne et servit dans les troupes de l’ONU en Yougoslavie (années 90), servant dans le 8e régiment des forces spéciales. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (mai 2014), chef d’un groupe de reconnaissance. Il tenta de prendre la fuite du chaudron d’Ilovaïsk, dans un camion de pompiers volé dans la région et fut tué dans ce dernier par un tir d’un char républicain (29 août 2014), qui tua les occupants du véhicule. Il laissait deux enfants d’un précédent mariage. Ses parents partirent dans le Donbass à la recherche de son corps pendant trois jours et le retrouvèrent. Il fut enterré dans sa ville natale, le 12 septembre 2014. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (31 octobre 2014). Il fut encore fait citoyen d’honneur de sa ville.
Dmitri Kabaliouk (7 novembre 1981-29 août 2014), alias Shok, originaire de la région d’Ivano-Frankovsk, il fit des études au séminaire pour devenir prêtre, mais travailla ensuite dans l’immobilier et s’installa à Kiev. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, il participa aux répressions dans le Donbass, à Slaviansk, Popasnaya, Pervomaïsk et dans les tentatives d’assaut de Gorlovak. Il fut tué dans un combi UAZ qui fut touché par une roquette antichar, lors de la tentative désespérée de s’enfuir du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine (3 septembre 2014), identifié par ses proches et enterré dans son village. Il laissait une veuve et trois enfants, deux filles et un fils. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (28 août 2016).
Andreï Kaminski (10 juin 1987-12 février 2015), alias Vpevneny (le confiant), originaire de Kharkov, il fit une école militaire et entra dans l’armée. Il se radicalisa durent le Maïdan (hiver 2013-2014), s’encartant dans le parti néonazi Secteur Droit (Pravy Sektor#), en avril 2014. Il quitta l’armée pour s’enrôler dans le bataillon Donbass# (printemps 2014). Il participa aux premières batailles et fut envoyé à l’école des sous-officiers, devant se marier fin février 2015. Une permission était prévue, mais il fut tué le 12 février 2015, dans la bataille de Debaltsevo, son unité étant taillée en pièces et mise en déroute. Son corps fut rendu par les républicains (21 février) et il fut inhumé à Dnieprodzerjinsk, où il résidait avant la guerre. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (15 mai 2015), puis d’une autre distinction donnée par sa ville (11 octobre 2016). Il est le fils du suivant.
Igor Kamenski (?-), probablement lui aussi originaire de la région de Kharkov, ancien militaire dans l’armée soviétique et ukrainienne. Il s’enrôla avec son fils Andreï dans le bataillon Donbass#, officier dans l’unité. Il fut grièvement blessé lors d’un tir d’artillerie, près du village de Chirokino, position en avant de Marioupol, en avril 2015. Il est le père du précédent.
Dmitri Karban (29 décembre 1991-29 août 2014), alias Beïn, il naquit dans l’oblast de l’Amour, en Fédération de Russie, d’une famille russe qui vint s’installer à Artiomovsk (Bakhmut) dans le Donbass. Il fut l’un des rares à trahir sa région et vint dès janvier 2014, sur le Maïdan, participant aux émeutes. Il s’enrôla dans l’autodéfense et monta la garde devant une station électrique de la capitale. Son engagement le brouilla avec la totalité de sa famille, supportant l’insurrection du Donbass. Sa mère ne lui pardonna jamais sa trahison, mais son petit frère osait lui écrire quelques SMS, il n’avait que 12 ans. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (avril 2014). Il fut tué dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Il se trouvait dans un camion Kamaz, qui fut touché par un char républicain. Le camion benne, volé dans la région, transportait des munitions qui explosèrent. Il réussit à sauter du camion, mais eut les artères des jambes sectionné par un tir de fusil-mitrailleur. Une balle, malgré son gilet pare-balles lui brisa la cage thoracique. Il mourut rapidement par une hémorragie massive. Son corps fut rendu par les Républicains à la partie ukrainienne. Sa famille étant dans le Donbass, son identification par l’ADN fut très longue. Elle fut annoncée par une association bandériste, Citadelle. Il fut alors décidé de l’inhumer dans la ville de Tchassov Yar (13 septembre 2017). La ville fut libérée par les forces russes dans l’été 2025. Il fut médaillé à titre posthume par les présidents Porochenko et Zelensky (22 janvier 2018 et 3 mars 2021).
Evgen Khartchenko (1er février 1987-29 août 2014), alias Red, originaire de la ville de Kiev, il fit des études supérieures dans l’Académie nationale des affaires intérieures de l’Ukraine, obtenant un diplôme de droit. Il fut l’un des émeutiers et sbires du Maïdan (hiver 2013-2014), il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (juin 2014). Il fut tué le 29 août 2014, dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk. Il se trouvait dans un camion de pompiers volé dans la région, qui tomba nez à nez avec un char républicain T-72. Ce dernier pulvérisa le véhicule, il fut tué sur le coup avec d’autres bandéristes. Il fut rendu à l’Ukraine et identifié par sa famille, inhumé à Kiev (21 septembre 2014). Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (31 octobre 2014) et par de nombreuses médailles non officielles ou officielles. Dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans son école primaire, la numéro 305, à Kiev (1er septembre 2016). Une rue fut rebaptisée en sa mémoire à Kiev par la suite.
Gordi Kiktenko (19 décembre 1992-29 août 2014), alias Bang, originaire de la région de Kirovograd, orphelin de mère, abandonné par son père, il fut élevé par ses grands-parents maternels. Il fit des études professionnels comme machiniste (2011). Il se radicalisa dans le milieu des fans ultras de football. Il fut appelé au service militaire (2011-2013). Il fut l’un des militants bandéristes de la révolution du Maïdan, participant dans sa ville d’Alexandria à des barrages routiers et le contrôle des gens, pour faire la chasse aux « Russes » (hiver 2013-2014). Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014). Il fut tué en servant une mitrailleuse lors de la tentative désespérée de s’enfuir du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine et il fut transporté à Dniepropetrovsk (3 septembre). Il fut identifié par sa grand-mère, alors seule survivante de sa famille… alors âgée de 85 ans. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (26 février 2015).
Guennady Kipichinov (14 octobre 1975-20 août 2014), alias Roumain, originaire de la région de Kherson, il fonda une famille, eut des enfants. Pour des raisons sans doute dues à la gamelle, il s’enrôla dans le bataillon Donbass#. Il fut tué dans la bataille pour Ilovaïsk, le 20 août 2014. Il laissait une veuve avec deux jeunes enfants. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 novembre 2014). Dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans l’école de son village (10 septembre 2015).
Vitaly Kolomiets (21 mai 1970-29 août 2014), alias Tankiste, originaire de la région de Tcherkassy, il fit des études dans l’école des chars de Kharkov, URSS, puis entra dans le Ministère de l’Intérieur (1990-1994). Il devint entrepreneur privé et se radicalisa. Il s’encarta au Parti National-Socialiste d’Ukraine Svoboda# (avril 2014), après avoir participé aux émeutes durant le Maïdan (hiver 2013-2014). Il s’enrôla ensuite dans le bataillon Donbass#. Il fut tué dans la tentative de fuite du bataillon du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Son corps fut rendu par les républicains et il fut inhumé dans la ville de Bely Tserkva, oblast de Kiev, le 10 septembre 2014. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (27 novembre 2014). Il fut fait à titre posthume citoyen d’Honneur de la ville de Bely Tserkva.
Youri Konovalov (19 décembre 1959-29 août 2014), alias Tchoumak, originaire de Kiev, il fit des études supérieures d’économie et participa à une expédition géologique dans le Caucase. Il fut ensuite un pratiquant assidue de la randonnée et de l’alpinisme. Il termina ses études d’économie (1980), travailla dans un institut de recherche et préparant une thèse (1987-1988). Il fut diplômé d’un doctorat et participa aux secours suite au tremblement de terre en Arménie (1988). Il travailla comme fonctionnaire à l’Université d’économie de Kiev, dans la gestion des ressources humaines (2004-?). En 2008, il réussit l’ascension du mont Elbrouz. Il se radicalisa dans des conditions inconnues et s’enrôla lorsque l’insurrection du Donbass éclata, dans le bataillon de représailles Donbass# (fin du printemps 2014). Il fut tué lors de la tentative de fuite du bataillon du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Des hommes dirent qu’il avait été grièvement blessé, il fut porté disparu. Son corps fut rendu par les républicains (3 septembre) et fut inhumé provisoirement à Dniepropetrovsk. Il fut identifié par l’ADN, mais sa famille affirmait qu’un Youri Konovalov figurait dans les prisonniers détenus par les républicains, sous le numéro 193 (27 décembre 2014). Malgré tout il fut déclaré mort et décoré à titre posthume par le Président Porochenko (25 mars 2015). et par le Patriarcat bandériste et schismatique de Kiev, prouvant une radicalisation de sa famille.
Alexandre Kopytsia (15 janvier 1977-31 janvier 2015), alias Daddy, originaire de Koupiansk, région de Kharkov. Il fit des études et travailla à Kharkov comme pharmacien. Il se radicalisa durant le Maïdan (hiver 2013-2014) et quitta son travail pour s’enrôler dans le bataillon Donbass# (automne 2014). Il fut tué le 31 janvier 2015, près de Vouhlehorsk, bataille de Debaltsevo, lors d’une mission d’évacuation des blessés, en compagnie de 4 autres hommes, 11 autres étant blessés. Il fut inhumé à Kharkov, le 5 février 2015, laissant une veuve et deux enfants, une fille née en 1999, et un fils né en 2008. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (27 juin 2015).
Vitaly Kostiouk (25 janvier 1976-19 août 2014), alias Oulibka, originaire de la région de Ternopol, mais d’un père de Lvov, il vécut en Russie dans la région de Tioumen durant l’URSS, puis sa famille retourna en Ukraine. Il fit des études secondaires et professionnelles comme soudeur et effectua ensuite son service militaire comme conducteur. Il travailla ensuite en Russie, à Moscou, puis déménagea à Odessa, où il se maria puis divorça pour s’installer ensuite dans la région de Tcherkassy. Il travaillait comme manœuvre ou effectuait des petits boulots. Il s’enrôla dans une compagnie d’autodéfense du Maïdan, en partie pour l’argent, les salaires payés par les Américains étaient bons, et par idéologie bandériste (hiver 2013-2014). Il s’enrôla dans le bataillon de représailles Donbass# (printemps 2014), et fut tué durant la bataille des frontières, pour les combats pour Ilovaïsk, le 19 août 2014. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (27 novembre). Une plaque commémorative fut installée dans son école selon le sinistre culte bandériste des morts.
Volodomyr Kouïbida (28 juillet 1991-20 octobre 2015), alias Bida, originaire d’un village de la région de Vinnitsya, il fut l’un des fanatiques et sbires des émeutes du Maïdan (hiver 2013-2014). Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014) et fut l’un des survivants ayant réussi à s’enfuir du chaudron d’Ilovaïsk (août 2014). Il fut fait prisonnier dans la bataille par les républicains, mais fut ensuite échangé (26 décembre 2014). N’ayant pas retenu la leçon, il retourna dans son unité, servant sur les positions de Chirokino (2015). Il fut tué lors d’un accident de moto, en percutant une piscine en briques, de la pension Svetlana, village de Melekiné, près de Marioupol, où son unité était basée, le 20 octobre 2015. Il ne reçut aucune médaille, ce qui parle en faveur d’une mort honteuse sous l’emprise de l’alcool ou de drogues, voire les deux.
David Kouktchichvili (1976-), alias David, originaire de Géorgie, il servit dans la Garde nationale géorgienne et notamment dans la guerre contre les insurgés de l’Abkhazie (1992-1993). On connaît peu de choses de sa jeunesse et famille, mais il semble bien qu’il soit issu d’un milieu très modeste. Il servit ensuite dans l’armée un moment, terminant sa carrière au grade de capitaine dans la réserve des forces armées ukrainiennes. Il vînt s’enrôler en Ukraine dans le bataillon de représailles et de criminels de guerre, Donbass# (juin 2014). L’unité abritait une formation de mercenaires géorgiens du nom « des partisans géorgiens ». Il participa au parcours sanglant du bataillon et fut l’un des survivants de la bataille de Debaltsevo (hiver 2014-2015). Il fut grièvement blessé en face du village de Zaïtsevo (juillet 2015), près de Gorlovka, par une balle dans la jambe, dans une mission de sabotage. Il fut nommé commandant du détachement dans des « partisans géorgiens ». Il passa ensuite dans le bataillon Azov# (2016), où il devînt un instructeur, servant dans la base ATEK, près de Kiev. Il passa ensuite comme instructeur dans la Garde nationale d’Ukraine, Ministère de l’Intérieur (2017). Il fut accusé de crimes de guerre contre les populations du Donbass et fut condamné par contumace en RPL (2018). Il s’enrôla de nouveau, versé dans un groupe de mercenaires à la suite de la 72e brigade mécanisée (printemps 2022). Il participa à la défense de Kiev et des environs. Il participa à la capture de deux militaires de la RPL, le sous-lieutenant Alexandre Plascheniouk et le commandant de véhicule Evguéni Kachiro (22 avril 2022). Les prisonniers ne donnèrent plus jamais de nouvelles (assassinés par lui et ses hommes). Son unité fut ensuite envoyée dans la région de Kherson (août 2022), où il combattit dans les environs de Nikolaïev. Une journaliste géorgienne publia un post sur ses réseaux sociaux indiquant qu’il avait blessé et tué des soldats russes (1er septembre 2022). Il publia lui-même une vidéo en parlant des mérites de son unité « dans la prise » de Kherson (6 octobre 2022). Une affaire judiciaire fut lancée contre lui par le bureau du Procureur général de Donetsk, RPD (27 novembre 2024). Il était alors accusé de mercenariat et poursuivi pour cette raison (27 novembre 2024). Son salaire total était estimé à 16 millions de roubles (en octobre 2024). L’affaire fut envoyée à la Cour suprême de la RPD pour examen. Finalement, la Russie lança un mandat d’arrêt international contre lui, après l’avoir condamné par contumace à 14 ans de prison (27 janvier 2025).
Stanislav Kourbatov (30 juin 1980-2 novembre 2017), alias l’avocat, originaire d’Izioum, oblast de Kharkov, il fit son service militaire après avoir fait de simples études secondaires, puis entra dans l’Université nationale de Kharkov du Ministère de l’Intérieur. Il servit ensuite comme inspecteur dans la police nationale. Il quitta cet emploi pour se consacrer au métier d’avocat. Il s’enrôla pour des raisons inconnues dans le bataillon Donbass# (2017), servant comme ambulancier. Il fut grièvement blessé par des éclats, le major Sirotenko ayant marché sur une mine, ce dernier fut tué, dans la ville de Mariinka, front de Donetsk. Il fut transporté par hélicoptère à Krasnoarmeïsk (Pokrovsk), puis à Marioupol pour une autre opération, mais succomba à ses blessures dans le service de réanimation, le 1er novembre 2017. Il fut inhumé à Izioum, le 7 novembre, laissant une épouse et une fille. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (22 janvier 2018), et dans le culte bandériste des morts, une plaque fut installée dans son école primaire, l’école Numéro 2, à Izioum (20 février 2019).
Irakliy Kourasbediani (1974-), originaire de Géorgie, il participa aux émeutes dans la ville de Tbilissi, protestant pour recouvrer l’indépendance du pays et chasser les Soviétiques, qui se terminèrent par une répression armée (9 avril 1989). De cette date, il indiqua avoir la haine des Russes. Il s’enrôla comme volontaire dans l’armée géorgienne, et participa à la Guerre d’Abkhazie (1992-1993). Il perdit l’essentiel de ses amis nationalistes dans cette guerre qui fut perdue par la Géorgie, notamment avec la prise de Soukhoumi. Il entra à l’Académie militaire (août 1993), et fut diplômé, puis quitta l’armée pour rejoindre des groupes de guérillas en Abkhazie qui furent bientôt détruits par les insurgés soutenus par la Russie (1997-1998). Il retourna dans l’armée géorgienne et entra dans les forces spéciales, grade de lieutenant, alors qu’un programme de formation de l’OTAN avait été organisé pour former des troupes en Géorgie (2000). Il fut officier du renseignement, puis pris du galon en rejoignant les partisans de Saakachvili (2003-2004). Il fut nommé chef-adjoint du contre-espionnage de l’armée géorgienne, et travaillant pour l’administration fantoche de la « République d’Abkhazie », une entité créée par la Géorgie mais n’ayant pas de réalité, ce territoire étant entièrement contrôlé par les insurgés abkhazes. Il occupa un autre poste fictif, celui de chef de la police criminelle d’Abkhazie, et eut certainement durant cette période du sang sur les mains, car son rôle était de traquer les insurgés, et leurs agents (2005-2008). Il se rendit à Kiev (2007), pour une réunion avec le chef du renseignement militaire ukrainien, alors que Saakachvili avait donné l’ordre de préparer l’attaque de l’Ossétie du Sud. Il participa à la Seconde Guerre d’Ossétie du Sud (2008), ayant vraiment l’espoir de l’écrasement des républiques séparées d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, mais en quelques jours les troupes géorgiennes furent écrasées. Il passa ensuite en Ukraine et s’engagea dans le bataillon de représailles Donbass#, unité connue pour ses crimes de guerre et exactions contre les populations civiles (17 juin 2014). Il s’engagea dans cette unité car s’y trouvaient déjà deux de ses amis géorgiens qui servaient d’instructeurs dans le bataillon. Il combattit dans la région d’Artiomovsk, et participa à la prise de Popasnaya et Lissichansk, puis à la bataille des frontières (juillet-août). Il donna une interview à la radio Svoboda financée par la CIA (août, radio Free America à l’origine), et réussit à se sortir du chaudron d’Ilovaïsk et servit ensuite sur les positions de Shirokino, non loin de Marioupol (hiver 2014-2015). Il fut versé dans l’armée ukrainienne, et envoyé à Nikolaïev, puis à Jytomyr pour former des tireurs d’élites dans le sein de la 79e brigade (2015-2016). très médiatisé et bavard, il raconta son histoire dans une interview donné à un média ukrainien (2018). Il continua de servir et passa dans la Légion Géorgienne (février 2022), appela la Géorgie à donner à l’Ukraine des avions d’attaque SU-25 dans une interview donnée à la télévision géorgienne (15 mai).
Félix Kourtanitch (16 novembre 1996-17 avril 2022), alias Lys, originaire de la région de Vinnytsia, il fit des études supérieures en économie. Contaminée par l’idéologie bandériste, il fut recruté pour les barricades du Maïdan, et vînt à Kiev pour participer aux émeutes et aux violences (hiver 2013-2014). Il s’enrôla dans le sinistre bataillon Donbass# (2015), puis passa dans le bataillon néonazi Carpathian Sich#. Après cinq années de guerre, il rentra chez lui. Lors des bombardements sur le territoire israélien, il vînt à Kiev avec un drone et le fit volé avec un drapeau israélien (été 2021). Il fut envoyé au Kazakhstan pour tenter d’organiser un Maïdan (janvier 2022), et avec le même drone fit voler un drapeau de ce pays dans une action de propagande occidentale. Il lança des provocations contre la Russie, toujours à Kiev sur la Place du Maïdan (16 février 2022). Il s’enrôla dans la Garde nationale, versé dans le bataillon Koultchitsk, et fut tué le 17 avril 2022, dans le village de Iozovaya, région de Donetsk. Son corps fut abandonné par ses camarades, puis fut relevé. C’est l’ADN qui l’identifia finalement. Il fut décoré par le Président Zelensky à titre posthume (24 mai). Un film de propagande était prévue et devait être tourné par ses amis (2023).
Artiom Kouziakov (24 juillet 1980-20 août 2014), originaire de Soumy, il fit des études professionnelles, se maria puis divorça très vite. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, pour la gamelle, nommé éclaireur et infirmier militaire. Il fut blessé dans la reprise de Lissitchansk, puis une seconde fois à Ilovaïsk, cherchant à évacuer des blessés. Il fut tué dans un minibus Toyota, alors qu’il évacuait des blessés, le 20 août 2014. Il laissait une fille (née en 2001) et fut inhumé à Soumy, le 23 août 2014. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 novembre 2014). Dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans son lycée professionnel de Soumy (6 mai 2016).
Oleg Kovalichine (18 août 1978-23 mai 2014), alias Raider, originaire de Kiev, il fit des études supérieures en économie et travailla comme programmateur et analyste. Il était atteint d’une forte myopie et ne fit pas son service militaire. Il se radicalisa dans les milieux de reconstitution historique en Ukraine (2007), auteur de nombreux articles historiques révisionnistes, notamment sur des délires où les Peuples de la Mer auraient été des Ukrainiens… Il fut l’un des émeutiers du Maïdan (hiver 2013-2014), blessé dans les affrontements (19 février 2014). Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (16 avril) et fut envoyé dans le Donbass. Son unité tomba dans une embuscade près du village de Karlovka, il fut grièvement blessé par un obus de mortier et fut abattu dans la panique qui s’ensuivit, le 23 mai 2014. Son corps resta sur le terrain, il était porté disparu encore au 23 juin 2014. Il ne laissa personne derrière lui, à part des parents et une sœur et fut décoré à titre posthume par Zelensky (12 mars 2021). Dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans son école primaire (24 mai 2016).
Constantin Kovalov (10 mai 1958-31 janvier 2015), alias Hera, originaire de Dniepropetrovsk, il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, aucune information sur sa vie antérieure, servant comme caporal, il fut tué le 31 janvier 2015, près de Vouhlehorsk, durant la bataille de Debaltsevo, selon les Ukrainiens en cherchant à évacuer des blessés, en compagnie de 4 hommes du bataillon 11 autres ayant été blessés. Il fut inhumé dans sa ville natale et décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 juin 2015).
Sergeï Kovechnikov (29 décembre 1962-29 août 2014), alias Biriouk, originaire de Voronej, mais selon d’autres sources de Jytomyr. Toute sa famille cependant vivait en Russie. Il fit des études supérieures dans l’Institut Polytechnique de Jytomyr, mais après une année, il s’enrôla dans une école de sous-officiers et intégra les troupes aéroportées soviétiques. Il servit dans l’Extrême-Orient russe, sur l’île Rousski, puis rentra à Jytomyr. Il travailla dans la sécurité comme maître-chien. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (avril 2014), commandant adjoint de la 1er section, 3e compagnie. Il tenta de prendre la fuite du chaudron d’Ilovaïsk, dans un camion de pompiers volé dans la région. Il tomba nez à nez sur un char républicain T-72, qui pulvérisa le camion. Il fut tué 5 ou 6 autres soldats (29 août 2014). Son corps fut rendu par la RPD à l’Ukraine (3 septembre 2014) et il fut transporté à Dniepropetrovsk. Il fut inhumé provisoirement (16 octobre), puis identifié par l’ADN et inhumé à Jytomyr (17 mars 2015). Il laissait une veuve et un fils Danylo (né en 1996, peut-être ensuite enrôlé et tué ?). Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko et dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans son ancienne école à Jytomyr (21 avril 2017).
Nikolaï Kozlov (24 juillet 1953-23 mai 2014), alias Matveï, originaire de l’oblast de Perm, Russie, il déménagea dans la région de Donetsk, où il travailla comme mineur de fonds, avec son père. Il fut champion de boxe junior de l’oblast de Donetsk. Il fit son service militaire dans l’armée soviétique, dans les gardes-frontières et s’enrôla ensuite dans ce corps. Il fit la guerre d’Ossétie du Sud (1991-1992), puis s’installa dans la région de Zaporojie, où ses parents résidaient depuis longtemps. Il se radicalisa tardivement au moment du Maïdan, venant à Kiev et participant aux émeutes, malgré qu’il soit Russe. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, nommé major (avril 2014), envoyé dans le Donbass avec l’unité (8 mai 2014). Son unité tomba dans une embuscade près du village de Karlovka, tendue par le bataillon Vostok. Il fut grièvement blessé de 5 balles et d’1 éclat, au cou, à la colonne vertébrale et aux deux jambes. Il mourut dans l’ambulance, selon la légende ukrainienne après avoir dit adieu à sa femme au téléphone. Il laissait une veuve, trois enfants, l’un de ses fils Pavlo servait comme sergent-chef dans la sinistre 25e brigade parachutiste, blessé dans le Donbass. Il fut inhumé dans l’oblast de Dniepropetrovsk. Il fut décoré à titre posthume par Porochenko et Zelensky (2017 et 2021).
Yana Krasnaya dite la Sorcière (1979-2019), originaire de Kharkov, néonazie et bandériste liée aux sbires locaux dans le sillage de Biletski. Elle s’enrôla dans le bataillon de représailles Donbass#, servant au poste de mitrailleur. Elle fut tuée près du village de Novoavanivka, ancien oblast de Lougansk, par un obus de mortier qui frappa son abri, et la tua sur le coup le 2 avril 2019. Elle laissait un veuf et deux enfants, et fut enterrée dans sa ville natale, puis décoré à titre posthume par le Président Porochenko (6 avril), puis fut faite « Héros » de l’Ukraine par le Président Zelenski (4 décembre).
Victor Krivenko (20 décembre 1981-23 novembre 2017), originaire de la ville de Dniepropetrovsk, de langue maternelle russe. Il fut contaminé par l’idéologie bandériste et néonazi, au point de s’enrôler dans le bataillon de représailles Donbass#, connu pour d’ignobles exactions contre les populations civiles (2014). Il participa aux répressions dans la ville de Marioupol, puis fut démobilisé (vers 2015-2016). Il signa immédiatement un contrat dans l’armée ukrainienne, et fut versé au grade de sergent dans le bataillon Poltava, 58e brigade motorisée (2016). Il servait dans une compagnie de soutien, et fut tué dans un affrontement nocturne, le 23 novembre 2017, près d’Artiomovsk, atteint de nombreuses blessures à la tête. Un groupe de saboteurs et de reconnaissance des insurgés fut repéré, assailli, mais durant la poursuite les républicains tendirent une embuscade aux Ukrainiens. Ils tombèrent dans le panneau, l’artillerie ukrainienne empêcha la destruction complète du groupe ukrainien. Mais le combat dura toute la journée jusqu’au crépuscule, les Ukrainiens laissant quatre tués et un prisonnier, les insurgés n’ayant aucune perte. Les Ukrainiens durent prendre la fuite laissant trois de leurs quatre morts. Un accord fut trouvé entre « anciens afghans », et les trois corps des soldats ukrainiens leur furent remis (25 novembre). Il fut enterré dans un village non loin de Dniepropetrovsk (28 novembre), et fut médaillé à titre posthume pour le courage par le Président Porochenko (26 février 2018).
Andreï Liaschko (31 août 1974-29 août 2014), alias Natz (pour nationaliste), originaire de la région de Soumy, il fit des études secondaires puis travailla dans les grandes hauteurs sur des chantiers industriels et du bâtiment. Bandériste, il s’encarta à sa création au Parti Secteur Droit (Pravy Sektor#), participant aux émeutes et violences durant la Révolution du Maïdan (hiver 2013-2014). Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014) et fut tué dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk (29 août 2014), alors qu’il fuyait installé dans un camion. Une balle le toucha en plein cœur, le tuant sur le coup. Le corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine (3 septembre 2014), et il fut enterré provisoirement au cimetière de Dniepropetrovsk (16 octobre suivant). Il fut identifié par l’ADN et il fut inhumé dans son village natal, le 28 janvier 2015. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko. Dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans son école primaire.
Youri Litvinski (3 novembre 1967-10 août 2014), alias Mongol, originaire de Kiev, son père fut l’un des liquidateurs de Tchernobyl, ensuite invalide du 2e groupe en Ukraine. Sa mère travaillait comme comptable dans l’usine de vins mousseux Stolitchniy de Kiev. Il fit l’école militaire des blindés de Kharkov (1984-1988) et fut envoyé dans les forces soviétiques en RDA, puis dans l’Extrême-Orient russe et enfin à Kiev. Il fut éconduit de l’armée ukrainienne suite aux réformes (2004), alors adjoint dans un QG. Il fut l’un des émeutiers du Maïdan (hiver 2013-2014), servant dans la Sotnia Afghane, la 8e Sotnia. Dans le coup d’État, il fut blessé par une balle à l’épaule gauche (20 février 2014). Il s’enrôla dans le bataillon #Donbass, commandant adjoint pour l’armement de l’unité, envoyé à l’entraînement sur le terrain de manœuvre de Novi Petrovski. Il participa à l’occupation de Popasnaya, mais fut tué au début de la bataille d’Ilovaïsk (10 août 2014), à 4 kilomètres de cette ville. Alors au grade de lieutenant-colonel, il fut abattu par un tireur d’élite, avec le colonel Boïko et un sergent-chef. Il laissait une veuve et deux fils. Une plaque commémorative dans le culte bandériste des morts fut apposée dans son école à Kiev (29 mai 2015) et il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (14 août 2014). Les bandéristes tentèrent de faire renommer à Kiev une rue en son honneur (2018), ce qui fut refusé. Mais une deuxième tentative eut plus de réussite (28 juillet 2020).
Denis Lochkariov (9 mars 1979-15 décembre 2018), alias Mol, originaire de Kherson, il fit des études de droit à l’Université Iaroslav le Sage. Il fut directeur d’une société et s’encarta dans le parti d’Ioulia Timochenko (2012). Il participa aux élections, comme membre de la commission électorale de sa circonscription de Kherson. Il était aussi président du comité d’appel de la Fédération régionale de football de Kherson et membre d’une organisation bandériste, l’Organisation militaire ukrainienne, section de Kherson. Il fut l’un des émeutiers et sbires du Maïdan (hiver 2013-2014), et vint à Kiev. Il fut l’un des assaillants de la Rada d’Ukraine, le 14 février 2014. Il fut aussi le chef de l’autodéfense de Kherson et participa contre les anti-maïdans aux combats pour l’administration régionale de Kherson (mars 2014). Il se porta volontaire au commissariat militaire de la ville et fut mobilisé (3 février 2015). Il signa un contrat dans la Garde nationale, grade de sous-lieutenant, puis fut versé dans le bataillon Donbass# (2016-2018). Il servait comme chef de pelotons de tireurs d’élite (à partir de mars 2017). Il fut tué sur la position de Chirokino, en avant de Marioupol, le 15 décembre 2018, abattu par un tireur d’élite républicain. Il fut inhumé à Kherson le 19 décembre, laissant une veuve, deux fils et une fille. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (31 janvier 2019). Il était aussi un fanatique de l’église schismatique du Patriarcat de Kiev et fut décoré par cette église.
Volodomyr Lojechnikov (23 mai 1962-31 août 2014), alias Eïst, originaire de Vorkouta, la ville la plus froide du monde, Russie, fils d’ouvriers. Ses parents déménagèrent à Pskov (1979) et il fit son service militaire dans l’armée soviétique (vers 1982-1984). Il s’enrôla dans les troupes du Ministère de l’Intérieur de l’URSS (1984). Il fit l’école de police de Tallinn, en Estonie (1989), puis fut envoyé dans la police criminelle à Tcherkassy, Ukraine (1990). Il devait y faire toute sa carrière, passant encore un diplôme à l’Académie de la Police nationale d’Ukraine, à Kiev (1997), et se présentant comme conseiller municipal à Tcherkassy. Malgré ses origines russes, il se radicalisa pour des raisons inconnues, participant aux émeutes dans sa ville durant le Maïdan (hiver 2013-2014). Il était alors capitaine à la retraite de la police et s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014). Il fut blessé une première fois dans la prise d’Ilovaïsk (18 août), puis fut mortellement blessé dans la tentative de fuite du chaudron du même nom (29 août). Ses camarades l’abandonnèrent à son sort, il mourut deux jours plus tard de ses blessures (31 août), la propagande ukrainienne inventant ensuite une histoire absurde, qu’il n’aurait pas reçu de soins et que la gangrène l’aurait tué… Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine. Il laissait une veuve et trois enfants. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 novembre 2014), puis dans le culte bandériste des morts, une plaque fut installée sur le commissariat de Tcherkassy (23 mai 2015), une autre à la gare de la ville (4 juin 2016), et une rue de la ville fut renommée en sa mémoire (22 février 2016).
Youri Lougovski (1994-2018), originaire de la région de Lvov, il fit des études professionnelles dans le bâtiment. Il fut très tôt contaminé par le bandérisme, s’enrôlant dans les rangs de l’UNA-UNSO# (2012), où il reçut une formation paramilitaire. Il participa aux violences et émeutes de la révolution du Maïdan (hiver 2013-2014). Il s’enrôla dans le bataillon de représailles Donbass#, 1ère compagnie, 2e peloton (printemps 2014). Il fut envoyé dans le Donbass, servant durant la bataille des frontières, et fut l’un des survivants du chaudron d’Ilovaïsk, où les troupes ukrainiennes furent taillées en pièces (août). Il s’enrôla ensuite dans le bataillon néonazi Azov# (février 2015), et servit sur les positions de Shirokino et dans la région de Marioupol. Alors que des journalistes russes se trouvaient en train de filmer un reportage, il tira sur l’équipe de reporters et tua un soldat insurgé (avril). Il fit de nombreuses rotations, mais lors d’un duel de tireurs d’élites, son équipe fut dominée et il fut descendu par un tireur d’élite républicain, le 9 mars 2018, à 2 h 15 près de Vodnoye, région d’Ourzouf. Il fut fait citoyen d’Honneur de sa ville (19 avril), puis médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (27 juin).
Volodomyr Loukiantchenko (12 juillet 1964-1er septembre 2014), alias Thérapeute, originaire de la ville de Krasny Loutch, région de Lougansk, transfuge du Donbass, il fit son service militaire dans la marine soviétique (1982-1985), dans une unité des forces côtières, dans la région de Kaliningrad. Il étudia ensuite à la faculté de médecine, à Donetsk, travaillant dans un hôpital. Il fut l’un des rares à soutenir Kiev, contre l’immense majorité de la population et pris la fuite. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (été 2014). Il fut tué dans la tentative de fuite du bataillon du chaudron d’Ilovaïsk. Il tenta de se cacher, sans doute liquidé par les républicains, sa trahison aurait été pour lui sa condamnation à mort. Son téléphone resta allumé jusqu’au 6 septembre, mais il ne répondit jamais aux appels. Porté disparu, il fut déclaré mort par un tribunal à Kiev (23 septembre 2016), son corps ou sa sépulture ne furent jamais retrouvés. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (3 février 2017).
Kadyr Magomedov (19 février 1972-31 janvier 2015), alias Karat, originaire de Kharkov, sa vie antérieure n’est pas documentée. Il s’enrôla en 2014, dans le bataillon Donbass#, simple soldat dans le 2e peloton, de la 1ère compagnie. Il fut tué près de Vouhlehorsk, le 31 janvier 2015, dans une mission d’évacuation des blessés, durant la bataille de Debaltsevo, en compagnie de 4 autres hommes, 11 autres du bataillon étant blessés. Il fut inhumé le 5 février suivant dans sa ville natale, laissant une veuve et un fils né en 1998. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (27 juin 2015).
Alexandre Malamouj (18 juillet 1985-29 août 2014), originaire d’un village de la région de Tcherkassy. D’une famille de médecins, il fit des études supérieures en économie à Tcherkassy, diplômé de l’Académie nationale du Fisc, d’un master en droit (2004-2009). Il travailla comme juriste dans le Fisc, dans la région de Tcherkassy. La cervelle retournée par la propagande, il quitta son travail et s’enrôla sans expérience militaire. Il fut envoyé dans un camp d’entraînement dans la région de Kiev (printemps 2014). Il fut envoyé dans le bataillon Donbass#, participant à la bataille d’Artiomovsk (juillet), puis à la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk. Il fut tué le 29 août 2014, dans un camion benne Kamaz volé à des civils, qui tomba nez à nez avec un char républicain. Le camion fut pulvérisé et ses occupants. Le camion transportait d’ailleurs des munitions qui explosèrent. Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine, puis inhumé temporairement à Dniepropetrovsk (16 octobre 2014). Il fut identifié par l’ADN et inhumé par sa famille, le 25 mars 2016. Il n’était pas enregistré officiellement dans le bataillon, déclenchant une longue procédure judiciaire de sa famille, contre l’État, pour obtenir les avantages de proches d’un soldat tué dans l’opération ATO. Pour ses raisons, il ne fut jamais médaillé par la présidence ukrainienne, recevant toutefois une médaille et un honneur posthume de la région et ville de Tcherkassy (17 novembre 2016 et février 2018).
Valery Malofiyenko (?-29 mars 2016), soldat du bataillon Donbass#, sans doute malade il fut envoyé en permission chez lui, où il décéda le 29 mars 2016.
Constantin Maloukhine (30 décembre 1973-25 avril 2015), alias Mariatchi, originaire de Kiev, sa vie antérieure n’est pas connue. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, 2e peloton, 4e compagnie. Il fut tué le 25 avril 2015, lors d’un bombardement d’artillerie, près de Chirokino, en avant de Marioupol, vers 6 h 20 du matin. Un éclat d’obus lui transperça le cœur et un poumon. L’obus de 122 mm traversa un mur de briques, où se trouvait son peloton de 6 hommes. Il fut tué, deux autres blessés. Il mourut dans l’ambulance qui l’évacuait vers Marioupol. Il fut inhumé à Kiev et médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (27 juin 2015).
Dmitri Martianov (2 novembre 1992-29 août 2014), Alias Son, originaire de la ville de Zaporojie, il fut un émeutier du Maïdan (hiver 2013-2014), dans l’autodéfense bandériste de sa ville. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014), servant dans la 2e compagnie de l’unité. Il fut tué dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Il fut cerné et abattu avec d’autres hommes dans le village de Tchernvonossilske. Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine (3 septembre 2014), puis inhumé provisoirement à Dniepropetrovsk (16 octobre 2014). Il fut identifié tardivement par l’ADN et inhumé à Zaporojie (8 septembre 2016). Il ne laissait que ses parents. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (16 novembre 2016) et par l’église schismatique bandériste du Patriarcat de Kiev, montrant que ses parents et lui-même avaient glissé dans l’extrémisme. La ville de Zaporojie lui décerna encore une médaille.
David Martichvili (?-), originaire de Géorgie, militaire de carrière, colonel, russophobe patenté, il avait participé à la guerre perdue contre la Russie (2008), et était une créateur de Saakachvili. Il prit la fuite du pays à sa suite, et s'enrôla dans le bataillon Donbass#, dont il devînt le chef d'un groupe géorgien, dans le bataillon (2014-2016). Il fut médaillé, son service dans l'unité n'est pas connu, peut-être prolongea-t-il après 2016, mais c'est improbable.
Roman Melnitchouk (16 août 1990-12 février 2015), alias Santa, originaire de Vinnitsya, vie antérieure non connue, il s’enrôla comme sapeur dans le bataillon Donbass#. Il fut tué durant la bataille de Debaltsevo, le 12 février 2015, son bataillon étant étrillé et mis en déroute. Il laissait une mère, une sœur aînée et une grand-mère, inhumé dans un village de sa région natale. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko.
Sergeï Miakotine (5 décembre 1970-31 janvier 2015), alias Tverdy (le solide), originaire de Kharkov, il fit des études professionnelles dans l’école des chemins de fer de Kharkov (années 80), puis travailla dans le privé. Il effectua son service militaire dans l’armée soviétique. Il retourna dans sa région, s’installa à Lebedyn, se maria et eut deux fils. Il se lança dans l’entreprenariat, mais se radicalisa au moment du Maïdan (hiver 2013-2014). Il s’encarta dans le parti néonazi Secteur Droit (Pravy Sektor#), en compagnie de son frère il s’enrôla ensuite dans le DUK# (juillet 2014). Il passa ensuite dans le bataillon Donbass#. Il fut tué le 31 janvier 2015, près de Vouhlehorsk, durant la bataille de Debaltsevo, durant une opération d’évacuation des blessés, en compagnie de 4 autres hommes du bataillon, 11 autres étant blessés. Il fut inhumé à Lebedyn, dans l’oblast de Soumy, le 4 février 2015. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 juin 2015).
Alexeï Mirochnitchenko (22 septembre 1977-23 mai 2014), alias Fedor, originaire de Donetsk, un simple entrepreneur, d’une famille de l’Ouest de l’Ukraine venue s’installer dans le Donbass pour le travail. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, après avoir pris la fuite de Donetsk, la ville étant en totale insurrection républicaine. Son unité tomba dans une embuscade près du village de Karlovka, où il fut coincé comme un rat dans un café. Il refusa de se rendre, sachant très bien que l’on comprendrait qu’il était de Donetsk et fut abattu. Les Ukrainiens inventèrent des histoires farfelues sur le profanation de son corps par des « mercenaires tchétchènes » totalement imaginaires. Il laissait une veuve et une fille, qui probablement avaient pris aussi la fuite. Il fut décoré à titre posthume par Zelensky (2021).
Alexandre Mochalov (28 février 1978-29 août 2014), alias Viva, il naquit à la Havane, République de Cuba, alors que ses parents travaillaient pour l’URSS dans la grande île des Caraïbes. Ses parents retournèrent au pays, s’installant à Poltava (1979). Il fit des études supérieures d’économie à Kharkov, puis s’installa à Poltava. Il travailla comme commissaire aux sinistres (1992), puis comme cadre dans une entreprise privée, dans son service après-vente. Il fut contaminé par la propagande de la révolution américaine du Maïdan, et par le bandérisme, aussi décida-t-il de s’enrôler dans le bataillon de représailles Donbass#, servant dans une compagnie de reconnaissance et comme infirmier militaire. Il avait apporté dans le bataillon un véhicule tout-terrain avec une benne, afin d’y installer une mitrailleuse. Il fut tué le 29 août 2014, par un tireur d’élite insurgé, dans la panique de la tentative de fuite des Ukrainiens du chaudron d’Ilovaïsk. Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine et enterré provisoirement à Dniepropetrovsk. Il fut identifié par l’ADN et enterré à Poltava (6 février 2015). Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (28 juin 2015).
Roman Motitchak (30 mai 1969-10 août 2014), alias Communiste, originaire de la région de Lvov, il fit son service militaire après des études secondaires, dans la flotte de la Baltique, à Arkhangelsk. Il se maria et eut deux enfants, puis fut l’un des émeutiers de la révolution US du Maïdan (hiver 2013-2014). Il servit dans la Sotnia Lev. Il ne raconta pas la vérité à sa femme et famille et s’enrôla dans le bataillon #Donbass (printemps 2014). Il fut tué par un tireur d’élite, près d’Ilovaïsk, le 10 août 2014, en compagnie d’un sergent, un lieutenant-colonel et un colonel. Il laissait une veuve et deux enfants, un garçon et une fille. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (25 mars 2015), et par l’église schismatique du Patriarcat de Kiev. Dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans son village.
Anatoli Nikolenko (15 juillet 1960-20 août 2014), alias Karat, originaire de Kharkov, il fit des études secondaires, puis son service militaire dans l’armée soviétique. Il fut envoyé en Afghanistan, dans le 860e régiment de fusiliers motorisés, en garnison à Fayzabad (1979-1981). Au retour, il travailla comme mécanicien dans des garages, puis dans les années 2010, comme agent de sécurité. Pour la gamelle, il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (mai 2014). Il participa à l’occupation d’Artiomovsk, de Lissitchansk, de Popasnaya et de Kourakhoe. Il fut tué dans la bataille pour Ilovaïsk, il se trouvait dans un minibus Toyota qui tomba dans une embuscade et évacuait des blessés (20 août 2014). Une histoire délirante fut inventée aussi à son sujet, sur le fait qu’il se serait fait exploser avec des Russes pour ne pas tomber prisonnier… L’histoire est impossible, car ils étaient au moins 8 dans le bus… et seulement 2 hommes auraient été parmi les blessés suite à l’explosion de la grenade… Il laissait deux enfants, un fils biologique et un fils adoptif et fut inhumé à Kharkov. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 novembre 2014). Une rue fut renommée en son honneur à Popasnaya, mais la ville fut libérée en 2022, les Républicains ne laissèrent pas cette infamie se poursuivre.
Édouard Ouchakov (13 décembre 1990-29 août 2014), alias Kayne, originaire de la région de Kherson, Russe ethnique, il fit des études supérieures à Kharkov, où il se serait radicalisé. Il s’enrôla pour des raisons inconnues dans le bataillon Donbass# (printemps 2014). Il fut mortellement blessé, dans la tentative de fuite du bataillon du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Il se trouvait dans une gazelle, un fourgon blanc, sans doute volé à la population civile, ou donné par des supports bandéristes à l’unité. Le véhicule fut touché par un lance-grenades et pris feu. Il mourut de ses blessures le jour-même. Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine (3 septembre 2014) et inhumé temporairement à Dniepropetrovsk (16 octobre). Il fut identifié par l’ADN beaucoup plus tard, en 2017. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (27 février 2017). Sa photo montrait un homme très costaud, faisait de la musculation.
Oleg Oulianitski (7 juillet 1968-29 août 2014), alias Kontra, originaire de la région de Tcherkassy, son passé n’est pas connu, jusqu’à son enrôlement dans une unité des émeutiers du Maïdan (hiver 2013-2014). Il s’enrôla ensuite dans le bataillon Donbass# (printemps 2014), participant aux exactions contre les populations russes, à Artiomovsk, Lissichansk et Popasnaya. Il fut tué dans la tentative de fuite du bataillon du chaudron d’Ilovaïsk (29 août 2014), à bord d’un camion benne Kamaz qui avait été volé à des civils. Son camion tomba nez à nez avec un char républicain, qui le pulvérisa à bout portant. Il resta longtemps sur la liste des portés disparus, son corps étant rendu par les républicains à l’Ukraine et inhumé provisoirement à Dniepropetrovsk (3 septembre). Il fut identifié par l’ADN et inhumé à Kiev, le 13 juin 2015. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (15 septembre 2015).
Alexandre Outkine (7 novembre 1970-20 août 2014), originaire de la région de Tchernigov, il fut placé dans un orphelinat avec sa sœur (1976). Après des études secondaires, il fit son service militaire dans l’armée soviétique, comme sapeur et fut blessé dans un accident (en garnison en Estonie). Il servit un moment dans une unité de la police politique du SBU, puis travaille comme chauffeur à la centrale nucléaire de Tchernobyl. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, un pur gamellard, nommé chef de section. Il fut tué dans les combats pour la prise d’Ilovaïsk, le 20 juin 2014. Il avait été blessé et un minibus Toyota l’évacuait, qui tomba dans une embuscade. Il fut tué ainsi que plusieurs autres soldats du bataillon. Les Ukrainiens inventèrent une histoire héroïque à son propos, où pour ne pas tomber entre les mains des républicains, il se serait fait sauter avec une grenade, emportant dans la mort plusieurs Russes… Une histoire à dormir debout. Il n’était pas marié et ne restait alors de sa famille que sa sœur. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 novembre 2014), nommé aussi citoyen d’honneur de son district de la région de Tchernigov, puis de nouveau par Porochenko, pour la « participation à l’opération ATO » (2018).
Vladimir Paliga (6 avril 1983-29 août 2014), alias Tcherep (Crâne), originaire de Kiev, peu d’informations sur sa vie antérieure, mais pratiquait le sport des altères. Il se radicalisa dans les milieux des fans ultras de football, notamment dans un club du Dynamo de Kiev. Il se maria et eut des enfants. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, ultranationaliste. Il fut envoyé sur le front et participa à la bataille d’Ilovaïsk (août 2014). Les Ukrainiens furent bientôt encerclés dans la ville et assaillis. Il se trouvait dans un camion ZIL lors de la tentative désespérée de fuite du chaudron. L’engin fut frappé par un obus qui le tua sur le coup ainsi que 4 autres soldats, le 29 août 2014. Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine et il fut inhumé provisoirement à Krasnopilski. Il fut identifié par l’ADN (janvier 2015) et réinhumé à Kiev (18 avril 2015). Il laissait une veuve et deux enfants nés en 2006 et 2010. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko.
Volodomyr Panchouk (3 janvier 1978-12 février 2015), alias Arabe, originaire de Khmelnitski, sa vie antérieure n’est pas connue. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014), et fut tué dans la bataille de Debaltsevo, le 12 février 2015, alors que le bataillon était étrillé et mis en déroute. Son corps fut échangé avec deux autres, contre un prisonnier républicain (19 février). Il fut inhumé dans sa ville le 24 février, laissant une veuve et trois enfants, dont la plus jeune, une fille était née en 2011. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko, médaillé et fait citoyen d’honneur par sa ville.
Marko Paslavski (16 janvier 1959-19 août 2014), alias Franko, originaire de Manhattan, New York, USA, dans une famille de bandéristes ukrainiens ayant fui l’Europe. Il était un membre de l’organisation scout bandériste du Plast. Il fit l’académie militaire de West Point (promotion 1981), servant dans les rangers et atteignant le grade de major (1991). Il s’installa en Ukraine dans les années 90, commercial pour la vente de produits métallurgiques pour le complexe de Marioupol, travaillant à Kiev, Kharkov ou Moscou, y compris comme conseiller en investissement. Il fut l’un des émeutiers du Maïdan, notamment dans les journées les plus sombres et participa à l’assassinat de policiers et berkuts (journée du 20 février 2014, en particulier). Il s’enrôla l’un des premiers dans le bataillon Donbass#, naturalisé ukrainien. Il fut tué au début de la bataille d’Ilovaïsk, le 19 août 2024, touché par trois balles dans le dos. Il fut inhumé à Kiev, le 26 août suivant, et une plaque commémorative, dans le culte bandériste des morts fut installée en son honneur (19 août 2015). Le Plast le décora… de la Croix de Fer, décoration remise à sa mère. Il possédait d’importants biens dans le Donbass et en Crimée, dont une entreprise agricole. Sa famille se plaignit que les biens en Crimée avaient été « volés » par un citoyen russe, une enquête parlementaire fut ouverte et ne mena nulle part… les bandéristes du Plast n’étaient pas les maîtres de la Crimée ! Un centre de réhabilitation fut dénommé en son nom à Lvov (août 2016), un festival fut créé dans le Donbass occupé à Popasnaya (2018-2021), qui n’aura plus jamais lieu.
Leonid Petkhatchniy (16 février 1978-29 août 2014), alias Bronia, originaire de Tchernivtsi, il fit des études supérieures de droit, à l’université de sa ville (diplômé en 2004). Il s’inscrivit au barreau comme avocat et travailla dans une entreprise de l’industrie gazière, au service juridique (2004-2012). Il démissionna et s’enrôla dans le bataillon Donbass#, bandériste convaincu et organisa du transfert de matériels pour le bataillon par l’entreprise nationale Gaz d’Ukraine (juin 2014). Il servait au grade de lieutenant et fut tué en cherchant à fuir du chaudron d’Ilovaïsk, à bord d’un camion benne KrAZ, volé dans la région et tombant sous le feu d’une unité républicaine (29 août 2014). Dans l’embuscade, deux autres hommes furent tués dans le camion. Selon une autre version, il fut tué dans un combi UAZ qui fut touché par une roquette antichar. Son corps fut rendu par la RPD et il fut identifié grâce à l’ADN (25 janvier 201). Il laissait une veuve et deux enfants d’un premier mariage. Il fut médaillé à titre posthume par le président Porochenko (25 mars 2015), et fut encore décoré par la ville de Tchernivtsi.
Pavlo Petrenko (3 décembre 1989-29 août 2014), alias Bani, originaire de la région de Poltava, il fit des études à l’université dans le commerce et devint gestionnaire. Il servit pendant trois ans dans le 8e régiment des forces spéciales, puis se porta volontaire dans le bataillon Donbass# (juin 2014). Il fut envoyé dans le Donbass et fut blessé dans l’occupation d’Artiomovsk (20 juillet), puis après un séjour à l’ambulance, retourna dans son unité. Il fut tué dans la tentative désespérée de sortir du chaudron d’Ilovaïsk, dans un camion de pompier volé sur place, pour fuir plus vite. Le camion tomba nez à nez avec char républicain T-72, qui le pulvérisa et tua la plupart des occupants, dont un colonel et un lieutenant-colonel. Un survivant fut encore abattu par un tir de tireur d’élite. Lui même avait survécu à l’explosion, mais fut tué par deux balles dans la région du cœur et une autre dans la jambe (29 août 2014). Son corps fut rendu par la RPD à l’Ukraine et emporté à la morgue de Zaporojie (29 septembre 2014). Il fut identifié par l’ADN et inhumé dans son village natal (4 avril 201). Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko, à deux reprises (dont le 14 août 2014).
Sergeï Petrov (27 février 1965-29 août 2014), alias Tour, originaire de la région de Vinnitsya, peut-être un ancien militaire, il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, nommé capitaine, chef d’une compagnie. Il se fit prendre en photo en piétinant un drapeau impérial russe, dans les premiers combats dans le Donbass. Il embarqua dans un camion de pompiers, afin de tenter une percée pour sortir du chaudron d’Ilovaïsk. Il tomba nez à nez avec un char républicain T-72, qui pulvérisa le véhicule, le tuant avec 5 autres hommes, un autre étant abattu par un tir de tireur d’élite (29 août 2014). Il fut inhumé au cimetière de Dniepropetrovsk, plus tard identifié par l’ADN. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (25 mars 2015). Il ne piétina plus jamais de drapeaux russes, le mépris de l’ennemi n’étant jamais bon...
Vitali Piddoubniy (4 octobre 1977-26 juillet 2014), alias Svat, originaire d’un village de la région de Soumy, il fit des études secondaires et devint conducteur. Il fonda une famille, se maria et eut des enfants. Il participa aux émeutes de la révolution du Maïdan et fit partie des hommes qui réprimèrent les résistants de la ville de Berdiansk, oblast de Zaporojie (printemps 2014). Avec l’unité « d’autodéfense du Maïdan » de Berdiansk, il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, versé dans la 1ère compagnie. Il tomba avec son groupe dans une embuscade, entre Popasnaya et Lissichansk, fauché par une rafale de mitrailleuse, 3 autres hommes de son groupe furent tués (26 juillet 2014). Une cérémonie eut lieu à Berdiansk (28 juillet), mais ses parents le firent enterrer dans leur village de la région de Soumy. Il laissa une veuve (Ioulia, née en 1984) et deux enfants, un fils né en 2002 et une fille née en 2010. Les autorités de l’oblast de Zaporojie lui remirent un certificat et les clés d’un appartement à Berdiansk. Il est probable qu’elle prit la fuite avec ses enfants au moment de la libération de la ville (2022). Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (14 août 2014), par une médaillé de la ville de Berdiansk (12 août 2014), fait ensuite citoyen d’honneur de la ville (18 février 2016), puis d’une autre médaille de la région de Zaporojie (9 novembre 2016).
Victor Pilipenko (?-), alias French, il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (2014), et y servit longuement. Il prit la tête d’un bataillon LGBT (2022).
Nikolaï Pitchoul (11 juillet 1994-27 juillet 2014), transfuge du Donbass, originaire de Krasnoarmeïsk, région de Novoazovsk, RPD, mais d’autres sources indiquent qu’il serait né dans la région de Zaporojie, le 11 juillet 1992. Quoi qu’il en soit, il aurait fait des études secondaires à Novoazovsk, et se radicalisa dans les milieux de fans ultras de football. Il poursuivit ses études professionnelles à Marioupol, mais interrompit ses études, prit la fuite du Donbass et vint s’enrôler dans le bataillon #Donbass (printemps 2014). Il fut tué par des soldats ukrainiens ivres, alors qu’il prenait la défense de civils du Donbass… dont il était en principe issu (27 juillet 2014). Il fut enterré à Marioupol, et ne fut jamais médaillé à titre posthume… contrairement aux assassins et bourreaux des bataillons de représailles.
Youri Pitchourine (?-printemps 2022), soldat du bataillon Donbass#, il fut tué par les forces de Wagner, dans un combat près de Popasnaya dans le printemps 2022. Il fut abattu par une balle d’un tireur d’élite qui le tua sur le coup.
Volodomyr Pobiedinsky (?-7 mars 2015), alias Krot (la Taupe), il s’enrôla dans le bataillon Donbass# et selon les Ukrainiens : « perdit la vie le 7 mars 2015 ». N’ayant ni été médaillé ensuite, ni eut l’honneur d’une fiche du culte bandériste des morts, son décès ne peut être qu’une mort honteuse, accident de voiture dans une orgie alcoolisé, tir ami, jeux débiles sous l’emprise d’alcool ou de drogues, suicide, beaucoup d’autres suppositions sont possibles.
Valery Polianski (?-26 mai 2015), alias Tcherkesse, originaire de Kramatorsk, un transfuge du Donbass. Il prit la fuite au moment de l’insurrection républicaine, un des rares à choisir Kiev contre les siens. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014). Il fut tué dans un accident défini par les Ukrainiens comme « tragique », près des positions devant Gorlovka, le 26 mai 2015. Probablement alcoolisé, il ne fut jamais médaillé ou honoré nulle part, à cause de cette mort honteuse.
Anatoly Polishouk (8 août 1974-12 février 2015), alias Kemel, originaire d’Ouman, dans la région de Tcherkassy. Il s’était radicalisé de longue date et fut un paramilitaire lors de la révolution du Maïdan (hiver 2013-2014). Il se trouvait à un barrage routier improvisé, pour empêcher les antis Maïdan de monter à Kiev. Il tenta de s’enrôler dans le bataillon Donbass#, mais fut refusé (avril 2014). Il fut finalement accepté en août, nommé chef de section. Il fut envoyé sur le front en janvier 2015, escortant des convois et participant à des contrôles routiers. Il fut tué dans la bataille de Debaltsevo, le 12 février 2015, dans un combat où le bataillon fut étrillé. Son corps fut échangé par l’Ukraine, à raison de 3 morts, pour un prisonnier républicain vivant. Il laissait deux enfants. Il fut inhumé dans son village natal et décoré à titre posthume par le Président Porochenko (15 mai 2015).
Vladimir Pouchkarouk (9 mars 1972-23 août 2014), alias Kotik (Petit Chat), originaire de Volhynie, il fonda une famille et eut des enfants, sportif accompli. Pour des raisons peut-être idéologiques, il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (5 juin 2014), en affirmant à sa femme qu’il partait pour travailler à Kiev. Il fut nommé sergent chef, mais fut tué dans la bataille pour Ilovaïsk (23 août 2014), lors d’un bombardement. De sa section, 14 des 22 hommes furent tués ce jour-là. Il laissait une veuve et trois filles, trois petits enfants. Il fut enterré dans son village et son cousin germain fut tué plus tard dans le Donbass, à Zolotoe (9 mai 2018). Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 novembre 2014). Dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans son école primaire et il fut fait citoyen d’honneur dans sa localité natale (21 août 2018).
Pavel Pougatchov (20 juillet 1992-septembre 2014), originaire de Kharkov, fils unique et élevé par sa seule mère. Il fit des études secondaires, puis travailla très jeune pour aider sa mère dans une fonderie. Il se radicalisa dans les rangs des fans ultras du club de football de Kharkov. Il s’enrôla très tôt dans les forces du Secteur Droit (Pravy Sektor)#, participant aux représailles contre les républicains de Kharkov (mars-avril 2014). Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (29 mai 2014). Il disparut dans la bataille du chaudron d’Ilovaïsk (septembre 2014). Une jeune fille du Donbass appela sa mère pour lui dire qu’il était en vie et qu’elle l’avait aidé. Il cherchait un moyen de fuir de l’encerclement (1er septembre). Il fut tué dans cette tentative de fuite, dans les heures ou jours suivants. Il fut porté disparu, son corps ne fut jamais retrouvé. Il fut déclaré mort plus tard (2018), et décoré à titre posthume par le Président Porochenko (23 août 2018). L’organisation bandériste Kraïna lui donna une médaille non-officielle.
Maxime Prokouratov (30 juillet 1977-26 août 2014), alias Mega, originaire de Zaporojie, il fit des études professionnelles comme conducteur d’engins. Il s’enrôla dans l’autodéfense bandériste de Zaporojie (avril 2014), et servit deux mois sur un poste de contrôle près de Nikopol. Il s’enrôla ensuite dans dans le bataillon Donbass# (juin 2014). Il fut envoyé dans le Donbass et envoyé dans le chaudron d’Ilovaïsk. Il conduisait un camion Oural, qui fut le seul non détruit après un bombardement républicain (24 août). Il transportait des vivres et des munitions et fut tué dans un bombardement d’artillerie, à Ilovaïsk, le 26 août 2014. Il fut inhumé à Zaporojie, le 31 août suivant, laissant seulement sa mère et des frères et sœurs. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 novembre 2014).Une rue fut renommée en sa mémoire à Zaporojie et une plaque commémorative dans le culte des morts sur la maison où il vivait (mai 2016). Il fut encore décoré par la région de Zaporojie (novembre 2016).
Andreï Reuta (3 janvier 1983-31 janvier 2015), alias Medok, originaire de Soumy, il fut l’un des fondateurs d’un mouvement cosaque ukrainien, dans lequel il se radicalisa. Il fit des études professionnelles en mécanique à Soumy (diplômé en 2002). Il travailla comme contremaître dans une usine de Soumy (2002-2007). Il fit des études supplémentaires à l’université de Soumy (diplômé en 2011). Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# et fut tué le 31 janvier 2015, près de Vouhlehorsk, durant la bataille de Debaltsevo, dans une mission d’évacuation des blessés, où furent tués 4 autres hommes, 11 autres du bataillon étant blessés. Il fut enterré à Soumy, le 5 février 2015 et décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 juin 2015). La ville de Soumy le fit aussi citoyen d’honneur de la ville (13 août 2015), et renomma une rue en sa mémoire (18 février 2016).
Denis Riabenko (2 décembre 1980-23 mai 2014), alias Riaby, il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (avril 2014). Il fut envoyé dans le Donbass, mais son unité tomba dans une embuscade près du village de Karlovka, le 23 mai 2014. Il fut grièvement blessé, réussissant à ramper dans un marécage et fut relevé par une ambulance. Il mourut à l’hôpital le jour même. Il laissait derrière lui ses parents et une sœur. Il fut décoré à titre posthume par Zelensky (12 mars 2021).
Rouslan Riabov (26 janvier 1971-29 août 2014), alias Roukha, originaire de Krivoï Rog, région de Dniepropetrovsk, il fit des études professionnelles dans le transport automobile (1986-1990). Il travailla à Melitopol et dans l’usine automobile de Zaporojie. Il fit son service militaire dans l’armée ukrainienne (2001-2003), puis retourna dans le civil. Il fut l’un des émeutiers du Maïdan (hiver 2013-2014), s’enrôlant ensuite dans le bataillon Donbass#. Il fut tué dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk, à bord d’un camion benne Kamaz qui avait été volé. Le camion tomba nez à nez avec un char républicain, qui le pulvérisa. Il fut considéré longtemps comme disparu et son corps fut rendu à l’Ukraine. Ses restes furent identifiés par l’ADN et il fut inhumé dans sa ville, le 29 août 2015. Il ft médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (15 septembre 2015), puis par sa ville natale.
Vladimir Rinkoune (5 juin 1973-29 août 2014), alias Arsenal, originaire de la ville d’Irpen, région de Kiev, il fit des études professionnelles et devint polisseur dans la bijouterie. Il fit son service militaire dans l’armée ukrainienne (1992-1994), dans l’infanterie de marine. Il entra dans la police criminelle dans sa ville natale (1995-2000). Il démissionna et travailla à l’étranger, notamment au Portugal (2000-2003). Il fut l’un des émeutiers du premier Maïdan, la Révolution Orange (hiver 2004-2005). Il participa aussi au coup d’État du second Maïdan (hiver 2013-2014), puis s’enrôla dans le bataillon Donbass#. Il fut envoyé sur le front et participa à la bataille d’Ilovaïsk (août 2014). Les Ukrainiens furent bientôt encerclés dans la ville et assaillis. Il se trouvait dans un camion ZIL lors de la tentative désespérée de fuite du chaudron. L’engin fut frappé par un obus qui le tua sur le coup ainsi que 4 autres soldats, le 29 août 2014. Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine et il fut inhumé provisoirement à Dniepropetrovsk (16 octobre 2014). Il fut identifié par l’ADN et réinhumé à Irpen (17 avril 2015). Il laissait une fille, née en 2005. Il fut médaillé à titre posthume par le président Porochenko et une plaque commémorative, dans le culte des morts fut installée dans sa ville d’Irpen. La ville le fit aussi citoyen d’Honneur.
Alexandre Rogovski (2000-), alias Berlin, étant un néonazi convaincu, originaire de la région de Poltava, il fit des études professionnelles à Dniepropetrovsk. Il ne connut que la propagande ukrainienne bandériste et de haine, il n’avait que 13 ans au début du Maïdan et sombra dans l’extrémisme. Il s’enrôla dans la Garde nationale (février-mars 2022), versé plus tard dans la brigade et le bataillon spécial Donbass#. Il atteignit ensuite le grade de sous-lieutenant, servant dans la bataille perdue de la forêt de Kremeniya, puis dans celle également perdue de la forêt de Serebrianka (2023-2024). Il fut élevé au titre de « Héros de l’Ukraine » (23 août 2024), après avoir été médaillé précédemment de la médaille des « Défenseurs de la Patrie (2 mars 2023).
Alexandre Romanenko (19 juillet 1960-19 août 2014), alias Skif, originaire de Khmelnitski, il fit des études professionnelles d’électricien. Il fit le service militaire dans l’armée soviétique (1978-1980). Il participa dans une unité parachutiste à des combats en Afghanistan, 42 sauts en opérations militaires, décoré à plusieurs reprises, notamment de l’Ordre de l’Étoile Rouge. Il fit des études supérieures à Kameniets-Podolski, comme ingénieur « en électrification de l’économie nationale » (1985), puis pris des cours par correspondance à l’Académie agricole ukrainienne de Kiev (1987). Il travailla comme ingénieur électricien, puis comme technicien dans un hôpital de Kiev. Il demanda à être réintégré à l’armée soviétique (1987-1992), servant au grade d’adjudant puis libéré et versé dans la réserve (1992). Il travailla comme chef de la sécurité dans des sociétés privées, élu au conseil municipal de son quartier (2010). Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014), envoyé dans la bataille du Donbass. Il participa au combat de Mariinka et de Karlovka (mai-juin 2014). Il fut tué dans la prise d’Ilovaïsk, le 19 août 2014, d’une balle en pleine tête. Il laissait une veuve et deux enfants, un garçon et une fille. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (6 octobre 2014). Il fut mis en scène dans des poèmes bandéristes, dans un épisode d’un film de propagande et fut décoré à titre posthume par l’église orthodoxe schismatique de Kiev.
Volodomyr Samolenko (31 décembre 1968-12 février 2015), alias Vovan, originaire de la région de Poltava, de Loubny. Il fit son service militaire dans l’armée soviétique, en garnison à Leningrad dans les troupes d’intervention rapide. Il s’enrôla dans l’armée ukrainienne, servant dans une brigade d’élite chargée de la protection des consulats étrangers en Ukraine, dans la Garde nationale. Il fut ensuite administrateur de système à Kiev. Il fut probablement l’un des émeutiers du Maïdan (hiver 2013-2014) et s’enrôla dans le bataillon Donbass# (mai 2014). Il participa aux exactions et combats contre les insurgés républicains, à Kourakhovo, Lissichansk et Popasnaya. Il fut blessé par des éclats au bras dans la fuite éperdue du chaudron d’Ilovaïsk, conduisant un camion avec des munitions. Il fut tué dans la bataille de Debaltsevo, le 12 février 2015, alors que son unité était étrillée et mise en déroute. Les restes de son corps ne furent identifiés qu’en 2017, et il fut inhumé à Dniepropetrovsk, dans le cimetière militaire, le 6 juillet 2017. Il laissait une veuve et une fille. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko, le 22 janvier 2018.
Vitali Savitsky ( ?-13 juillet 2015), un profil quasiment vide, toujours est-il qu’il s’enrôla dans le bataillon Donbass#. Il fut tué dans d’hypothétiques combats, dans la région de Verkhovina, son nom figurant sur une stèle commémorative installée plus tard.
Evgueny Shevtchenko (?-), il se décida à s’enrôler dans le bataillon de représailles Donbass#, lorsqu’il fut piégé par la propagande ukrainienne qui affirma que l’avion malaisien avait été descendu par les insurgés, ou les Russes (juin 2014). Il écrivit au commandant du bataillon, qui lui indiqua de se rendre à Artiomovsk, où il intégra bientôt l’unité (automne). Survivant de la bataille de Debaltsevo (hiver 2014-2015), il raconta dans une interview cette bataille : « Nous sommes arrivés pour la première fois à Debaltsevo, le 30 janvier 2015. Le bataillon fut jeté sur les positions d’Ouglegorsk, qui avait été pris, mais l’attaque fut infructueuse, et nous perdîmes 5 tués (31 janvier). Nous avions notre base à Artiomovsk, et nous sommes venus à Debaltsevo pour prendre la ville. Nous avons eu de la chance, en ce sens que lorsque le chaudron a été encerclé le matin du 9 février, nous roulions dans cette direction, lorsque nous avons été informés que la route était coupée et que nous ne pouvions aller plus loin. Le 11 février, nous avons donné l’assaut au village de Logvinovo [afin d’ouvrir un corridor pour les troupes encerclées], mais un ordre très étrange a été donné, bien que le QG sache déjà qu’il y avait déjà une dizaine de chars ennemis, nous avons envoyé une section d’assaut de 50 hommes, qui n’avait aucune chance. Nous avons eu 7 nouveaux morts là-bas.Nous avons suivi les ordres de défendre nos positions du village de Lougansk, compte tenu du chaudron de Debaltsevo, c’était la première ligne de défense, chaque jour nous avons été bombardés avec de l’artillerie et des mortiers. Le 18 février au matin, on m’a donné la tâche de reconnaître et fournir un itinéraire de sortie, à partir de Lougansk, et à travers Mironovskoe, il était donc nécessaire de contourner les colonnes et les routes entre les villages. J’ai mis des gars du bataillon au carrefour, ils ont indiqué la direction des mouvements des chars aux véhicules blindés, aux camions […] quand la route de retraite fut mise en place, ils ont évacué des blessés, les transports manquaient, beaucoup de soldats s’enfuyaient à pied. Il y avait beaucoup de blessés, et pas assez d’ambulances. J’en ai emmené à l’hôpital d’Artiomovsk, dans ma propre voiture, puis je suis revenu. Lors de la sortie de la soirée, je suis retourné à l’hôpital, il y avait 137 blessés en une seule journée qui avaient été évacués, et environ une trentaine de cadavres envoyés vers la morgue. Ensuite le bataillon a été transféré à Shirokinon, et nous sommes quand à nous restés sur place avec quelques hommes et nous avons ramassé les corps pendant une semaine. Nous avions des prisonniers chez les séparatistes […] ils nous ont permis de récupérer nos morts près de Logvinovo, en plus des 7, il y avait encore environ 20 corps de nos forces et des gardes nationaux. J’ai rendu mes armes à la fin de mon année d’engagement, en octobre 2015, lorsque le bataillon a été retiré de la première ligne. Depuis, je suis revenu à la vie paisible, et je continue à faire des affaires, ce que j’ai fait depuis l’âge de 20 ans ».
Andreï Shevchouk (4 juin 1979-29 août 2014), alias Oreste, il naquit à Budapest, Hongrie, fils d’un militaire soviétique, il fut l’un des émeutiers et sbires du Maïdan (hiver 2013-2014), et s’enrôla comme sapeur dans la section de génie du bataillon Donbass# (mai 2014). Il appelait son père pour avoir des conseils techniques sur le matériel. Il mortellement blessé dans la tentative de fuite du bataillon du chaudron d’Ilovaïsk (28 août 2014) et mourut le lendemain. Il aurait tenté de s’enfuir en se trainant, mais fut retrouvé aux abords du village de Tchervonossilske. Son corps fut rendu à l’Ukraine (3 septembre 2014) et inhumé provisoirement à Dniepropetrovsk (16 octobre).Il fut identifié par l’ADN plus tard. Il laissait une veuve et une fille. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko et décoré d’une médaille bandériste des anciens de l’ATO, de l’organisation Kraïna.
Mikola Shevchouk (?-), officier ukrainien étant passé par une école militaire d’officiers. Il fut le commandant du 2e bataillon spécial Donbass#, de la Garde nationale, nommé à sa tête en 2015 ou 2016. Il servit dans les batailles perdues de Severodonetsk, Popasnaya, et de la forêt de Serebrianka, en RPD et RPL, puis dans les combats pour Terny et sur la ligne de Liman (2022-2025). Son unité fut en partie décimée dans la bataille de Tchassov Yar, où il resta longtemps (2024-2025), avant que la bataille fut perdue et la ville libérée par les Russes (2025). Lors de la chute de la ville, il fut décoré du titre de « Héros de l’Ukraine » (1er août 2025).
Stanislav Sidorenko (?-18 décembre 2017), aucune information sur sa vie, sauf qu’il servait dans le bataillon Donbass# et qu’il mourut le 18 décembre 2017, aucune information sur les circonstances.
Sergeï Sirotenko (24 décembre 1977-1er novembre 2017), alias Tretiy (le troisième), originaire d’Olkhovets, région de Tcherkassy, il fit des études supérieures à l’Académie des gardes-frontières de Khmelnitski (diplômé en 1999). Il servit dans cette institution quelques années (1999-2004), grade d’officier, puis s’installa à Tcherkassy. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, grade de lieutenant dans la réserve, chef adjoint de compagnie dans le bataillon (juin 2014). Il participa à toutes les exactions et combats dans le Donbass contre les insurgés, à Popasnaya, survivant du chaudron d’Ilovaïsk, du chaudron de Debaltsevo, et sur les positions de Chirokino (2014-2015). Il signa un contrat au moment de l’amalgame du bataillon dans la Garde nationale, commandant de compagnie et nommé major. Il fut tué par une mine lors d’une patrouille près de Mariinka, en face de Donetsk, en compagnie d’un soldat, le 1er novembre 2017. Il fut inhumé à Tcherkassy, le 4 novembre, laissant une femme et trois enfants. Il fut élevé au grade de lieutenant-colonel à titre posthume, puis décoré par le Président Porochenko (22 janvier 2018). Le Ministère de l’Intérieur lui accorda une arme d’honneur et il fut fait citoyen d’honneur par la ville de Tcherkassy (18 octobre 2018).
Sergeï Sishenko (8 décembre 1966-31 août 2014), alias Sich, originaire d’un village de la région de Lougansk, transfuge du Donbass, l’un des rares ayant trahi sa terre. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014). Il se trouvait dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk (29 et 30 août 2014). Se sachant condamné comme traître s’il était fait prisonnier, il tenta de s’enfuir à pied avec deux autres combattants. Ils furent capturés. Comme traître à sa terre, il fut fusillé, après avoir creusé lui-même sa tombe, près d’Ilovaïsk. Aucun témoins ukrainiens n’ont vu son corps, cette histoire a été publiée par la propagande ukrainienne, sans fournir de preuves et selon des « témoignages de combattants républicains ». Cependant, il semble bien possible qu’il ait été fusillé, ou abattu dans sa fuite. Sa famille ne réclama pas bien sûr le corps d’un traître et il fut « oublié » par ses camarades ukrainiens. Il ne fut jamais médaillé à titre posthume, pas même une médaille non officielle. Une évocation fut faite de lui dans une allée bandériste des héros, à Kiev, en 2022.
Andreï Skachkov (?-), alias Sem, enrôlé dans le bataillon Donbass#, il fut fait prisonnier dans la fuite éperdue du chaudron d’Ilovaïsk (août 2014). Il fut échangé et libéré par les républicains, le 7 août 2015.
Ivan Sotnyk (18 août 1987-2 mai 2015), alias Tchékiste, originaire d’un village de Volhynie, terre du bandérisme, il fit des études dans un lycée militaire (2009). Il servit ensuite dans la police ukrainienne, à Loutsk, capitale de la Volhynie (2009-2014). Il quitta son travail soudainement et s’enrôla dans le bataillon Donbass# (mai 2014). Il fut versé dans la 3e section, du 1er peloton de la 2e compagnie. Il participa aux exactions et combats contre les insurgés du Donbass, notamment à Novoazovsk, durant la bataille des frontières (été 2014). Il fut mortellement blessé par une balle d’un tireur d’élite républicain, sur les positions de Chirokino, en avant de Marioupol. Il fut transporté dans un hôpital de Marioupol où il mourut le jour même, le 2 mai 2015. Il fut inhumé dans son village natal, le 6 mai suivant. Il ne laissait que ses parents et une sœur et trois jours de deuil furent déclarés dans son village. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (10 juin 2015).
Alexandre Soukhine (25 avril 1972-23 novembre 2017), originaire de la ville de Makeevka, ancien oblast de Donetsk, Donbass. Transfuge, l’un des rares habitants de la région qui furent contaminés par l’idéologie révolutionnaire du Maïdan (hiver 2013-2014). Il prit la fuite de sa ville natale et rejoignit Dniepropetrovsk, où il s’enrôla dans le bataillon de représailles Donbass (été 2014). Il participa au triste parcours du bataillon, répressions, maltraitance des civils, pillages et autres. Il fut démobilisé (2015), mais se décida à s’enrôler dans le corps DUK# (2016-2017), une réplique de la waffen SS fondé par Iaroch, et lié au parti néonazi Pravy Sektor (Secteur Droit)#. Il signa ensuite un contrat dans l’armée ukrainienne (2017), et fut versé dans le bataillon Poltava, grade de sergent, chef d’une section de lance-grenades, 3e compagnie dénommée Donbass. l fut tué dans un affrontement nocturne, le 23 novembre 2017, près d’Artiomovsk, atteint de nombreuses blessures à la tête. Un groupe de saboteurs et de reconnaissance des insurgés fut repéré, assailli, mais durant la poursuite les républicains tendirent une embuscade aux Ukrainiens. Ils tombèrent dans le panneau, l’artillerie ukrainienne empêcha la destruction complète du groupe ukrainien. Mais le combat dura toute la journée jusqu’au crépuscule, les Ukrainiens laissant quatre tués et un prisonnier, les insurgés n’ayant aucune perte. Les Ukrainiens durent prendre la fuite laissant trois de leurs quatre morts. Un accord fut trouvé entre « anciens afghans », et les trois corps des soldats ukrainiens leur furent remis (25 novembre). Il fut enterré dans un cimetière de Dniepropetrovsk (30 novembre), sa famille ayant fui à Kiev, et laissant une veuve et deux enfants, dont un fils majeur. Il fut médaillé pour le courage par le Président Porochenko (26 février 2018). Son fils fut sans doute mobilisé en 2022, et a peut-être déjà rejoint son père. La trahison de son sang et de ses origines ne paye jamais.
Vladislav Strioukov (23 octobre 1980-29 août 2014), alias Staf, originaire de Donetsk, mais vivant dans l’oblast de Kiev. Il pratiquait les arts martiaux, par lesquels il se radicalisa dans les milieux bandéristes. Il fit des études supérieures et devint cadre dans les magasins ARGO. Au moment du Maïdan, alors que tout le pays était en insurrection, il ne fut pas écouté par ses proches et sa famille et aurait dit : « et qui, si ce n’est moi, qui vous protégera ? C’est ma guerre, pardonnez-moi ». Il ne convainquit personne dans son histoire de « protection » et se rendit à Dniepropetrovsk. Il s’y enrôla dans le bataillon Donbass#. Il fut tué dans la tentative désespérée de fuite du chaudron d’Ilovaïsk (29 août 2014). Il laissait une épouse et une fille installées à Kiev et fut inhumé dans la capitale. Dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installé dans la ville l’école de la ville de l’oblast où il vivait. Il fut aussi décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 novembre 2014).
Oleg Tcherkachine dit l’Espagnol (?-), originaire de Kharkov, il fit des études professionnelles, et travailla ensuite dans une entreprise de construction, puis devînt dans le domaine autoentrepreneur. Il était l’un des bandéristes locaux, et fut parmi ceux qui soutinrent le Maïdan (hiver 2013-2014). Il s’enrôla ensuite dans le bataillon Donbass# (printemps 2014). Il participa à la bataille d’Ilovaïsk, durant la bataille des frontières (été), puis continua son service jusqu’en 2016. Il ne reprit pas son emploi, et raconta : « beaucoup de gars honnêtes après avoir traversé la guerre ont perdu leurs affaires, une source de revenus et ne savaient pas comment survivre. J’ai proposé à des camarades de nous associer dans une entreprise commune, et une quinzaine d’entre eux m’ont rejoints, et nous l’avons formé ensembles. Par la suite 200 emplois ont été créés par l’entreprise, nous étions la plus grande organisation de participants de la zone ATO en Ukraine, jusqu’à la fin de février de l’année prochaine ». Dès le déclenchement de l’opération spéciale, il s’enrôla de nouveau dans les troupe s ukrainiennes, incorporé dans le bataillon TrO (2022), probablement unité de la Garde Nationale. Il fut intégré au grade de sous-lieutenant, commandant de compagnie, mais définit comme chef de bataillon par la propagande ukrainienne. Il était question de lui dans un article (1er juin 2022) : « sa guerre a commencé en 2014, quand il a quitté l’entreprise de construction et a rejoint le bataillon Donbass, et s’est battu au cours des deux années suivantes sur les points les plus chauds du front du Donbass, d’Ilovaïsk, à Shirokino. J’ai combattu dans une unité de renseignement, à plusieurs reprises dans le but d’accomplir des missions de combats très précises, pénétrant dans les lignes ennemies, souvent engagé dans des combats et au contact. Son unité a subi de lourdes pertes lors de la bataille d’Ilovaïsk, Oleg était parmi ceux qui essayaient de venir au secours de ceux qui étaient encerclés. Nous avons ensuite été informés que le bataillon était encerclé, la situation était extrêmement difficile, le commandant a demandé qui était prêt à aller à leur secours, j’ai fait un pas en avant, mais à ce moment là, l’encerclement était déjà achevé, et nous ne pouvions rien faire. Nous avons rencontré les encerclés près de Kourakhovo, ils avaient beaucoup de blessés, les plus touchés ont été envoyés à Dniepropetrovsk. Le dernier accord de cette tragédie pour moi a été ma participation au retour d’une centaine de morts à la fin de 2014, nous les avons escortés et mis dans un avion. En 2016, Tcherkachine est retourné à Kharkov ». Il participa à son premier combat dans la région de Kharkov (26 février).
Igor Tcherniak (2 août 1980-18 juillet 2014), originaire de Transbaïkalie, Tchita, Russie, d’un père militaire de carrière, adjudant dans l’armée soviétique et qui allait de garnison en garnison. Sa famille revint en Ukraine, où son père à sa retraite, travailla encore dans un bureau du TCC, jusqu’à sa mort survenue en 2010. Igor fit des études supérieures à l’école Polytechnique de Lvov, puis travailla dans une banque et dans le secteur de la construction. Il raconta des mensonges à sa mère, lorsqu’il partit pour Kiev, afin de participer aux émeutes du Maïdan (hiver 2013-2014). Il indiqua qu’il était parti à l’étranger pour faire un bon salaire. En réalité, il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (avril 2014). Il fut tué dans la bataille pour s’emparer de Popasnaya, le 18 juillet 2014. Son corps ainsi que d’autres étant restés aux mains des républicains, leurs documents furent publiés sur VK, le pot aux roses fut après de cette façon. Il ne resta que sa mère, il était fils unique et n’avait pas d’enfants. Il fut enterré le 26 juillet dans une localité de la région de Rovno, où vivait sa mère. Il fut décoré par le Président Porochenko à titre posthume (2 août 2014), et dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée une école primaire (septembre 2014), puis une autre dans une autre école (avril 2015). Un monument fut érigé par les Ukrainiens à Popasnaya, pour l’anniversaire de l’occupation de la ville (22 juillet 2015), qui a été démantelé après la libération de la ville (2022).
Arthur Tcholokian ( ?-29 août 2014), alias Kavkaz, il s’enrôla dans le bataillon Donbass# et fut tué dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014.
Evgueni Telnov (20 novembre 1961-15 février 2015), alias Oussatch, originaire de Kirovograd, URSS, il fit son service militaire dans l’armée soviétique, dans une unité du Ministère de l’Intérieur (1980-1982). Il retourna à Kirovograd travaillant comme tourneur-fraiseur à l’usine de composants électroniques de sa ville, puis fut régleur sur machine-outil à commande numérique (1982-1991). Il suivit des cours à la faculté de métallurgie, mais fut embauché comme instructeur sportif dans une école régionale (1991-1992). Il fonda ensuite sa propre affaire devenant auto-entrepreneur. Il fut l’un des émeutiers stipendiés du Maïdan et s’enrôla dans le bataillon Donbass# (10 juin 2014). Il fut versé dans le 3e peloton de la 1ère compagnie et envoyé dans le Donbass (13 juillet 2014). Il servit aux répressions dans la région d’Artiomovsk et Popasnaya. Il fut blessé au début de la déroute d’Ilovaïsk, par un éclat d’obus, le 26 août 2014. Dans la tentative de fuir le chaudron, son unité tomba dans une embuscade (29 août), laissant 109 prisonniers, 45 tués et de nombreux blessés. Ils ne furent que 12 à pouvoir s’enfuir dans une panique indescriptible. Il se présenta pour un parti bandériste non identifié, aux élections législatives, pour la région de Kirovograd (octobre 2014). Il ne fut pas élu et fut mobilisé, renvoyé au bataillon Donbass#. Il fut tué dans la bataille de Shirokino, le 15 février 2015. Porochenko le médailla à titre posthume (25 mars 2015), puis lui donna le titre de « Héros de l’Ukraine », avec l’étoile d’or, une tradition copiée de celle des nazis (feuille de chêne et diamants pour la Croix de Fer), le 27 mars 2017. Une organisation bandériste lui avait donné le titre de « Héros populaire d’Ukraine » (1er octobre 2016).
Iaroslav Tenditnik ( ?-29 août 2014), alias Poltava, originaire de la ville de Poltava, il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014). Il avait une formation médicale et fut instructeur infirmier militaire. Il fut tué dans la tentative de sortie du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Il semble ne jamais avoir été médaillé à titre posthume, soit par une mort honteuse, soit parce qu’il resta porté disparu ou une autre raison obscure.
Dmitri Timochenko (27 août 1988-29 août 2014), alias Malboro, transfuge du Donbass, il naquit à Donetsk. Il prit la fuite de la ville devant l’insurrection généralisée de la région. Il vint à Dniepropetrovsk s’enrôler dans le bataillon Donbass#. Il fut tué dans une camionnette Gazelle qui fut touchée par une roquette antichar, lors de la tentative désespérée de s’enfuir du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Son corps fut rendu à l’Ukraine par les républicains et il fut enterré provisoirement à Dniepropetrovsk. Il fut identifié par l’ADN (2015) et médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (13 août 2015).
Igor Tourkov (7 février 1966-12 février 2015), alias Partisan, originaire de Novopolotsk, transfuge de Biélorussie. Sa vie antérieure n’est pas connue, toujours est-il qu’il s’enrôla dans le bataillon Donbass#. Il fut tué le 12 février 2015, lors de la bataille de Debaltsevo, alors que l’unité était mise en déroute et taillée en pièces. Son corps fut retrouvé par une mission humanitaire (juillet 2017) et ses restes évacués à Dniepropetrovsk. Il fut alors identifié par l’ADN et inhumé dans la ville le 7 octobre 2017, dans le cimetière militaire. Il laissait derrière lui une veuve et trois enfants, deux filles et un fils encore mineur. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (15 mai 2015).
Anton Tsedik (31 juillet 1987-29 août 2014), originaire de Poltava, il fit des études secondaires puis effectua son service militaire dans l’armée ukrainienne. Il fit ensuite des études supérieures en économie à Kiev. Il travailla comme assistant d’un magasin en ligne de la capitale et étudiait par correspondance l’histoire. Il effectua son service militaire (2007-2009), et servit pendant encore un an dans une unité du Ministère de l’Intérieur, région de Lvov (2009-2010). Il travailla ensuite dans le privé à Poltava et sa région comme gérant de magasin, attaché de presse d’un parc touristique, courtier en bourse… Il s’installa à Kiev et s’encarta dans le Parti National-Socialiste d’Ukraine Svoboda# (2012). Il fut logiquement l’un des participants aux émeutes et violences du Maïdan à Kiev. Fanatisé, il s’enrôla dans le bataillon de représailles Dniepr-1 (mai 2014), puis dans le bataillon Donbass# (16 juin 2014), grade de sergent. Après avoir suivi un entraînement, il fut envoyé dans le Donbass. Il fut tué le 29 août 2014, dans la tentative de fuite du chaudron d’Ilovaïsk. Il se trouvait à bord d’un camion KrAZ, qui tomba dans une embuscade et fut tué avec eux autres hommes par une rafale de mitrailleuse dans le camion. Son corps fut rendu par la RPD à l’Ukraine et transporté à Dniepropetrovsk (3 septembre). Il fut inhumé à Poltava (8 septembre). Il laissait une fiancée, mais pas d’enfants. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (27 novembre).
Bogdan Vovnenko (28 août 1975-29 août 2014), alias Varg, il naquit à Kiev et fit des études supérieures en informatique, à l’Institut Polytechnique de Kiev (diplômé en 1994).Il fut administrateur de réseaux et de système et lança un site de vente sur internet de pièces détachées de motos (2005). Il était en effet un biker, où il se radicalisa. Il fut l’un des émeutiers de la révolution US du Maïdan (hiver 2013-2014) et s’enrôla dans le bataillon Donbass#. Il fut envoyé sur le front et participa à la bataille d’Ilovaïsk (août 2014). Les Ukrainiens furent bientôt encerclés dans la ville et assaillis. Il se trouvait dans un camion ZIL lors de la tentative désespérée de fuite du chaudron. L’engin fut frappé par un obus qui le tua sur le coup ainsi que 4 autres soldats, le 29 août 2014. Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine et il fut inhumé provisoirement à Dniepropetrovsk. Il fut identifié par l’ADN (août 2015) et son corps fut incinéré selon ses propres volontés (29 août). Le lendemain ses cendres furent dispersées par ses proches au-dessus du Dniepr, via un pont piéton (30 août). Il laissait une compagne, Alla et une fille née en 2010. Son épouse fut la fondatrice d’une organisation bandériste, Aide à l’armée, et elle publia la recette d’un cocktail d’alcool, dénommé… « Gloire à l’Ukraine ». Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko et dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans son école de Kiev, la Numéro 130 (13 octobre 2016).
Andreï Vakhovski (30 septembre 1979-29 août 2014), alias Bravo, originaire de la région de Kharkov, il fit des études supérieures de langue, devenant professeur dans cette spécialité. Il effectua son service militaire dans l’armée ukrainienne, puis entra dans l’école de la Police nationale. Il servit dans l’unité Griffon, à Kharkov, puis démissionna et travailla comme agent de sécurité à Kiev. Il déménagea à Konotop avec son épouse, ayant eu une fille. Pour des raisons inconnues, probablement la gamelle, il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (printemps 2014). Il se trouvait dans un camion KrAz, lors de la tentative de fuite de l’unité du chaudron d’Ilovaïsk. Ils tombèrent dans une embuscade des républicains et fut tué par une rafale de mitrailleuse, avec deux autres hommes dans le camion. Son corps fut rendu par la RPD à l’Ukraine et transporté à Dniepropetrovsk (3 septembre 2014). Il fut provisoirement inhumé dans cette ville (16 octobre) et après son identification par l’ADN, inhumé dans son village natal (29 avril 2015). Il laissait une veuve et une fille née en 2006. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko et dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut placée dans son école (octobre 2016). Une rue de son village fut encore renommée en sa mémoire.
Alexeï Verichko (20 avril 1979-), originaire de Molodetchno, Biélorussie, il fit son service militaire dans les troupes du Ministère de l'Intérieur. Il se radicalisa et prit la fuite du pays, pour venir en Ukraine. Il s'enrôler dans le bataillon de représailles Donbass, lieutenant (2014). Il participa au chemin sanglant du bataillon dans le Donbass#, jusqu'à une date inconnue (2014-?).
Sergeï Voyter (13 mars 1979-26 août 2017), originaire du village de Lokhvitsa, dans la région de Poltava, d’un père militaire. Ce dernier ayant été muté dans l’Oural, il vécut en Russie dans son enfance, région de Sverdlovsk (Ekaterinbourg), puis effectua lui-même son service militaire. Il décida de suivre une carrière militaire, entra dans une école militaire à Vladikavkaz. Il servit dans l’armée de la Fédération de Russie, notamment dans la région de Moscou, nommé capitaine et servant pour le renseignement militaire. Sa famille retourna s’installer en Ukraine, dans son village natale, aussi démissionna-t-il de l’armée russe et s’y installa à son tour (après 2001). Il fut contaminé par l’illusion démocratique des deux révolutions colorées du Maïdan, celle de 2004, puis surtout celle de 2013-2014. Il s’enrôla dans le bataillon de représailles Donbass#, réputé pour ses pillages, exactions et crimes de guerre (2014). Il participa à divers combats et batailles perdus, notamment à Ilovaïsk (juillet-août 2014), Debaltsevo et Shirokino (janvier/février 2015). Il fut finalement démobilisé du bataillon (avril 2016), ayant survécu. Probablement contaminé par l’adrénaline du front, mais aussi rongé par la vengeance, il signa immédiatement un contrat dans l’armée ukrainienne, versé dans le batailllon Poltava. Il n’était alors que sergent et commandant de peloton, le 2e de la 1ère compagnie, 58e brigade motorisée. Il fut envoyé dans la région d’Avdeevka, puis de Lougansk, et enfin d’Artiomovsk. Il fut atteint d’une balle dans la poitrine lors d’un combat avec un groupe insurgé de sabotage et de reconnaissance qui s’était infiltré dans les lignes ukrainiennes (19 août 2016). Touché aux reins, mais aussi à la colonne vertébrale, il fut transporté dans un état critique à l’hôpital militaire de Kharkov. Il mourut de ses blessures au matin du 26 août. Il fut enterré dans son village natal (29 août), laissant une veuve et deux filles (nées en 2000 et 2006). Il est à noter que sa sœur était restée vivre à Moscou et que la famille, comme beaucoup en Ukraine et Russie, avait vécu dans le grand inconfort des réalités parallèles et des opinions contraires. Elle vînt à son enterrement. Il fut médaillé pour le courage par le Président Porochenko (26 février 2018). Il avait été médaillé pour la défense de Marioupol, de la médaille du bataillon Donbass#, pour la défense de l’Ukraine, et avait été inscrit sur le livre d’Honneur du Conseil régional de Poltava. Malgré son enfance et adolescence en Russie, son service dans l’armée russe, sa trahison de son ancien serment, sa contamination par la propagande occidentale l’auront conduit à son funeste destin.
Mikhaïl Zaïets (1er septembre 1975-4 octobre 2015), alias Kosyi (le louche), originaire de Tchernovograd, région de Volhynie, il fit des études secondaires, mais la suite de sa vie n’est pas documentée. Il s’enrôla dans le bataillon Donbass#, sergent et chef de section. Il servit sur les positions avancées de Chirokino, non loin de Marioupol. Il fut tué lors d’une patrouille de reconnaissance, près de Pavlopol, alors que son véhicule roula sur une mine antichar. Il fut tué sur le coup, deux autres soldats furent blessés (4 octobre 2015). Il fut inhumé dans sa ville natale, laissant une veuve et deux filles nées en 2000 et 2008. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (25 novembre 2015), et dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans école secondaire (24 mai 2016).
Alexeï Zatiliouk (18 juillet 1990-29 août 2014), il naquit en Crimée, d’une famille ukrainienne qui déménagea ensuite à Kharkov (1997). Il fit des études supérieures en Chimie et se radicalisa dans les milieux de fans ultras de football. Il fut un passionné de jeux de rôles, notamment autour de l’œuvre de Tolkien. Après ses études il travailla dans une imprimerie, intégrant l’association Front Vert, militant contre l’abattage illégal d’espaces verts, notamment du Parc Gorki de Kharkov. Il se radicalisa encore en venant à Kiev, enrôlé dans les sotnias bandéristes, servant dans « l’autodéfense citoyenne », formée d’une minorité de fanatiques venus de la région de Kharkov (hiver 2013-2014). Il s’enrôla dans le bataillon Donbass# (début juin 2014). Il participa à la bataille de Kourakhovo (23 août 2014), dans la bataille des frontières. Il fut tué dans une camionnette Gazelle qui fut touchée par une roquette antichar, lors de la tentative désespérée de s’enfuir du chaudron d’Ilovaïsk, le 29 août 2014. Son corps fut rendu par les républicains à l’Ukraine et il fut inhumé provisoirement à Dniepropetrovsk (septembre 2014). Son corps fut identifié tardivement par l’ADN, ré inhumé à Kharkov (30 septembre 2017). Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (22 janvier 2018). Dans le culte bandériste des morts, une plaque commémorative fut installée dans son école, la Numéro 45, à Kharkov (17 mai 2018).
? alias Dobermann (?-2015), originaire de Géorgie, peut-être un ancien des compagnies d’autodéfense du Maïdan, il s’enrôla dans le bataillon de représailles Donbass#, puis rejoignit la 8e compagnie de volontaires du corps néonazi DUK# formé par le Parti Secteur Droit (Pravy Sektor)#. Il servit dans la région de Marioupol, notamment sur les positions de Shirokino.
# Le bataillon Donbass, Azov, Carpathian Sich, le DUK, le Secteur Droit (Pravy Sektor), le Parti National-Socialiste d’Ukraine Svoboda, l’UNA-UNSO sont des organisations interdites en Fédération de Russie, pour l’extrémisme, l’apologie du terrorisme, être des organisations terroristes ou l’incitation à la haine raciale.