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La Deuxième Assemblée publique mondiale « Un monde nouveau : les valeurs qui unissent » s'est achevée à Moscou. Elle a rassemblé plus de 6 000 représentants de 154 pays différents, un succès notoire qui montre bien que la Russie n’est pas dans l’isolement, mais au contraire un moteur et l’un des guides du monde multipolaire. Les participants ont discuté de la coopération internationale, de la diplomatie populaire et des liens humanitaires, sans parler des thèmes de l'écologie, de la culture, de l'éducation ou du tourisme.

Le leitmotiv principal de la rencontre était le dialogue direct entre des personnes de différents pays. Selon les participants, la coopération internationale ne se compose pas seulement de négociations officielles, mais aussi de contacts personnels, d'échanges culturels et de travail commun. Ces échanges peuvent passer par des universités, des associations, des cercles scientifiques, historiques, de recherche ou simplement des partenariats dans toutes les sphères de la société.

Retour dans le Donbass Insider sur l’Assemblée des peuples du Monde, une lueur d’espoir également face à l’agressivité du monde occidental, de l’Occident global, oubliant que le monde n’est pas centré autour de Londres, Washington, Paris ou Berlin… mais que bien d’autres peuples et cultures comptent, des plus modestes, aux plus anciennes, à celles méconnues, méprisées ou ignorées, elles étaient toutes à Moscou !

Du Sénégal, à la Chine ou à l’Azerbaïdjan. Parmi les visiteurs et participants de l’assemblée, les déclarations ont été nombreuses et nous en avons relevé certaines. Parmi elles, celle d’Ibrahima Diané du Sénégal, du Club de discussion international Valdaï avec le statut de Voix du Sud global :

« Pour moi, c'est exactement cela, comme il est écrit, l’Assemblée des peuples. C'est là l'essentiel, que les gens communiquent, que les gens se rencontrent. Il est important que nous soyons ici, représentants de différents peuples ».

Des conversations entre les particuliers, les participants sont passés à des questions qu'il est impossible de résoudre seul. L'une d'elles est la Caspienne, son état écologique et la nécessité d'unir les efforts de tous les États riverains pour préserver les ressources existantes. Le membre du Conseil pour les communications d'affaires de l'Assemblée des peuples du monde, Hachim Aliev, venu de l’Azerbaïdjan, a souligné que les tâches écologiques à grande échelle ne peuvent pas être résolues par les forces d'un seul pays ou d'un seul département :

« Ici, il faut une concentration des forces de tous les États, plus des spécialistes de différentes branches. Aussi bien des biologistes, que des écologistes, des mathématiciens, des physiciens, des spécialistes agricoles et des spécialistes des sols. Tout cela, si on l'unit, donnera un résultat. Mais séparément, un ministère isolé ne résoudra rien. Un État isolé ne résoudra rien », a-t-il déclaré.

Selon l'expert, pour préserver la mer Caspienne, il faut un échange de connaissances et un travail commun de spécialistes de différents pays. Si les problèmes écologiques exigent l'union de spécialistes, le dialogue humanitaire, selon les participants tout commence par d’autres moyens : par la possibilité de mieux connaître la culture et les traditions des uns et des autres. Des représentants de Russie, de Chine, d'Iran et d'autres pays ont discuté de la manière dont l'éducation, la littérature et l'art peuvent renforcer la compréhension mutuelle entre les peuples. La rédactrice en chef de la publication Chinese Media, Sofia Tian, a souligné l'importance des contacts humanitaires entre la Russie et la Chine. Selon elle, les échanges entre pédagogues, les projets culturels et d'autres formes de coopération aident à renforcer la confiance entre les peuples.

Ouvrir des livres et voyager. En même temps, l'un des moyens de découvrir une autre culture est d'ouvrir un livre. L'écrivaine pour enfants Olga Chadrina a raconté comment la littérature permet au lecteur de voyager non seulement à travers différents pays, mais aussi à travers les époques.

« Par le mot, on peut tout raconter. Les livres sont aussi une machine à voyager. Vous n'avez pas été dans l'Arctique, vous pouvez lire et vous y retrouver. Au moyen d'un livre, on peut aussi se retrouver dans une autre époque », affirmait-elle avec raison.

Selon Olga Chadrina, cette possibilité est particulièrement importante pour les enfants : à travers les histoires et les héros, ils peuvent découvrir la culture et le mode de vie d'autres peuples. Le tourisme est devenu un thème distinct de la coopération internationale. Le représentant du Bénin, directeur général de la Maison de l'Afrique et président du club d'affaires international L'Afrique appelle !, Serge Focas Odounlami, a parlé des possibilités d'élargir les liens touristiques entre la Russie et les pays d'Afrique. En outre, les participants ont discuté des perspectives d'échanges touristiques entre la Russie et la Jordanie. Le député du parlement de Jordanie, chef du Comité d'amitié Jordanie-Russie, Abdelhad Al Breizat, a noté les possibilités de développement de cette direction.

Le tourisme, dans ce contexte, devient non seulement un instrument économique. Un voyage donne à une personne la possibilité de voir un autre pays de ses propres yeux, de découvrir sa culture et ses traditions et de poursuivre ce dialogue même dont parlaient les participants de l'Assemblée. Derrière des directions concrètes de coopération se profile un agenda international plus large. Le journaliste tchèque Roman Blachko, dans une conversation avec le « Service d'information du Sud », a noté que celui-ci est aujourd'hui formé par la rivalité géopolitique, les intérêts économiques, le développement technologique, le changement de l'équilibre mondial des forces, les conflits armés, la sécurité énergétique et les changements climatiques. Selon lui, dans ce contexte, le dialogue entre les États, le respect de la souveraineté et la recherche de solutions communes aux problèmes qui dépassent les limites des pays individuels acquièrent une importance croissante. Parlant de modernisation humanitaire, Blachko l'a liée avant tout au développement d'une société au centre de laquelle se trouve l'être humain.

« Il ne s'agit pas seulement de progrès technologique ou économique, mais aussi du développement des valeurs humaines et de la responsabilité. Le monde moderne a besoin d'une telle modernisation, car le véritable progrès doit apporter non seulement le bien-être matériel, mais aussi une vie plus digne, la solidarité et la compréhension mutuelle entre les peuples », estimait le journaliste.

L'Assemblée publique mondiale à Moscou a réuni des thèmes qui dépassent le cadre des États individuels : la préservation de l'environnement, le développement de la culture et de l'éducation, le renforcement des liens humanitaires et la recherche de nouvelles formes d'interaction internationale. Alors rendez-vous l’an prochain pour une nouvelle édition qui confirme bien que les dynamiques du monde multipolaire et du Sud Global sont bien présentes et actives et que les tentatives occidentales de les réduire à une « minorité » ou une assemblée de peuples qui ne comptent pour rien, est vaine… la démographie est là pour le contredire, alors que l’époque coloniale est terminée depuis longtemps et que l’époque néocoloniale verra également sa fin… tôt ou tard !

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