Freikorps est une organisation bandériste, néonazie et ultranationaliste, l’une de celles qui sont passées inaperçues… en Occident. Mais elle est aussi une unité de bandéristes fanatiques qui a été utilisée comme groupe de provocations et de pressions dans la ville de Kharkov, contre des journalistes, des politiciens, des entrepreneurs, des commerçants jugés « russes », dans une politique de nettoyage ethnique et racial de la plus grande ville russophone d’Ukraine. Le groupe a la particularité d’avoir été fondé par une nouvelle génération de bandéristes, son fondateur n’avait que 19 ans au moment de la création de l’unité et groupe paramilitaire en 2017. Les « jeunes loups du Führer »… Bandera, à l’instar des jeunes SS la 12e division Hitlerjugend ont défrayé la chronique à Kharkov.
Comme le groupe Centuria ou Traditions et Ordres fondés eux aussi après 2014, le Freikorps répondait à une frustration des bandéristes de nouvelle génération. Ils n’avaient pas connu les années 90, les combats d’arrière-garde, la progression rapide du bandérisme à partir des années 2006-2012, l’arrivée de nouveaux partis et organisations radicales. Les désillusions furent grandes pour cette nouvelle génération née dans les années 1995-2005. Ils avaient suivi « les vieux bandéristes », ils avaient cru « à la Révolution nationale »… Elle n’était pas venue, ou plutôt le pouvoir avait échappé aux bandéristes. Malgré leur arrivée massive à la Rada d’Ukraine, dans les ministères, l’administration, les forces de l’ordre ou l’armée, les plus jeunes s’impatientèrent. Le 31 août 2015, ils tentèrent un coup de force, un 3e Maïdan… Mais Porochenko, un milliardaire était au pouvoir et ce « Maïdan » n’était pas financé par Washington… Il échoua. Freikorps aux références nazies évidentes du passé, fut un énième enfant dégénéré de l’Ukraine, soutenu par le SBU, puis enrôlé et financé par le GUR.
Voici dans le Donbass Insider, l’histoire d’une sinistre unité, mouillée dans le massacre et crime de guerre de Malaya Rogan en mars 2022, à des tentatives d’assassinats de politiciens, dont un député de la Rada, des agressions de journalistes de médias ensuite interdits… dans la « grande démocratie européenne ukrainienne »...
De l’inspiration des Freikorps… allemands. Le choix de Freikorps pour cette nouvelle formation paramilitaire fut dicté par les Freikorps allemands et baltes de l’après Première Guerre mondiale. Dans le chaos de la fin de la Première Guerre mondiale, en Allemagne, en Europe centrale et en Russie, les Freikorps furent des unités paramilitaires de volontaires qui apparurent dès 1918. Ils étaient composés d’anciens soldats allemands refusant la démobilisation, la défaite et qui furent utilisés par la République de Weimar naissante, pour écraser les tentatives des révolutions communistes. Les Freikorps (Corps Francs) furent actifs pour l’essentiel entre 1918 et 1923. Le ministre de la Défense Gustav Noske les autorisa officiellement à écraser les insurrections communistes (4 janvier 1919). Ils se livrèrent à toutes les violences et furent surnommés : « Les chiens de sang de Noske ». Ils rejoignirent ensuite les Freikorps baltes (1919), luttant avec la Baltische Landeswehr, une milice germano-balte placée sous le commandement du général von der Goltz. Ils remportèrent des victoires contre les Bolcheviques et participèrent au départ aux indépendances des trois pays baltes.
Mais leur objectif réel n’était pas… ces indépendances, mais bien de contrôler ces pays et d’implanter des colonies allemandes encore plus importantes. De fait, la guerre éclata ensuite contre les nationalistes lettons et estoniens. Ils furent vaincus à la bataille de Cesis (juin 1919), mais se livrèrent à des massacres, des pillages, des viols et des tueries contre les civils soupçonnés de collaboration avec les Bolcheviques. Devenus incontrôlables, le Traité de Versailles exigeait leur retrait des territoires baltes. Les milices comme la Landeswehr furent intégrées dans l’armée lettone, les Freikorps allemands furent dissous et leurs membres repoussés vers l’Allemagne (1920). En Allemagne ils se retournèrent très vite contre la République de Weimar, hostiles à la démocratie, ils participèrent à la tentative de putsch de Kapp (mars 1920), puis à des campagnes d’assassinats politiques, comme celui du ministre Walther Rathenau (1922). Ils furent dissous, mais leurs membres rallièrent alors massivement… le Parti Nazi d’Adolf Hitler. Beaucoup d’entre eux se retrouvèrent ensuite dans la SA, ou la SS. Lors de la Nuit des Longs Couteaux une partie des anciens Freikorps furent liquidés… le reste poursuivi sa route jusqu’à la catastrophe finale de 1945.
De la gestation du Freikorps en Ukraine. Pour cette jeune génération de bandéristes, n’ayant pas connu l’URSS, née après l’indépendance de l’Ukraine et dans la fourchette 1995-2005, les aspirations étaient évidemment très différentes des militants plus âgés des différents mouvements ultranationalistes bandéristes. Plus instables, en partie globalisés, ces enfants du « Maïdan » furent marqués surtout par celui de l’hiver 2013-2014. Leur enfance avait pu être rythmée par le premier Maïdan, la Révolution Orange, dont ils n’avaient rien compris, comme d’ailleurs la seconde révolution colorée US à Kiev. Ils avaient été abreuvés à l’anti-communisme, un fait étrange car ne l’ayant pas vécu, n’étant pas nés à l’époque soviétique. Leur combat reste jusqu’à ce jour totalement décalé de la réalité, mais un héritage issu justement des vieilles générations. Ce sont elles qui ont écrit ou réécrit l’idéologie bandériste. Les narratifs étaient toujours les mêmes : la dictature communiste, les « méchants » russes, ou les « héros » ukrainiens de l’OUN#, de l’UPA# qui avaient servi l’Allemagne nazie. Dans cette bouillie idéologique, le principal responsable de la Seconde Guerre mondiale et le principal ennemi, n’était pas l’Allemagne d’Hitler, mais bien l’URSS de Staline…
Sans profondeur historique réelle, bercés dans ce narratif et cette « littérature » ultranationaliste, teintée du fascisme, du nazisme, de l’antisémitisme, du racisme et de la russophobie, ces jeunes qui n’avaient pas d’envergure, ni d’avenir, dans un pays ravagé par la corruption et tiraillé entre ses démons du passé et ceux du présent, la simplicité de cette idéologie proposait finalement des coupables : les Russes, les Russes ethniques du pays, l’oligarchie corrompue, tout en étant très critiques et hostiles à l’Union européenne. Le Maïdan au fond ne les intéressaient pas sous son aspect européiste et atlantiste, qui pour eux apportait une déchéance morale, les théories du genre, la haute finance au pouvoir, le règne appuyé des oligarques milliardaires, à l’instar de Petro Porochenko, « le roi du Chocolat » et de toute une faune intéressée à poursuivre « les bonnes affaires ». Les plus jeunes des bandéristes suivirent les anciens menant la danse, des partis comme le Parti National-Socialiste d’Ukraine Svoboda#, le Parti Radical d’Ukraine# ou encore le petit nouveau sur la scène, le Secteur Droit (Pravy Sektor)#. Mais les désillusions furent fortes…
De la fondation du Freikorps en Ukraine. Ces jeunes bandéristes furent très déçus de la suite. Ils s’enrôlèrent pour la plupart dans les bataillons de représailles envoyés par l’Ukraine dans le Donbass (2014-2021). Mais très vite la guerre s’enlisa, le front se stabilisa notamment après les défaites de l’Ukraine dans les batailles des Frontières (été 2014), la bataille de l’aéroport de Donetsk (hiver 2014-2015), ou celle du chaudron de Debaltsevo (février 2015). Les chefs bandéristes semblaient récolter des honneurs, des titres, des médailles, des fonctions de ministres, de députés, de conseillers, mais semblaient aussi… s’embourgeoiser. Rien ne semblait avoir bougé, le conflit n’était pas réglé, les attentes « raciales et ethniques » n’avaient pas été satisfaites, les plus extrémistes et notamment les plus jeunes, réclamant que le gouvernement aille plus loin dans les répressions. Notamment avec l’interdiction réelle de la langue russe, des répressions encore plus féroces, la transmission du pouvoir « au peuple », la mise à l’écart des oligarques et encore et toujours la lutte contre la corruption. En interne, dans les rangs des soldats du front, les mots de trahison, de compromission circulaient dans les rangs.
Fin 2015, le départ de Iaroch, fondateur du Secteur Droit#, mais aussi du DUK#, un corps calqué sur la SS, sorte d’armée bandériste indépendante, montrait que les tenants « de la Révolution nationale » étaient contenus par le nouveau pouvoir. Un pouvoir obéissant à ses maîtres à Bruxelles, à Londres ou Washington, ou à des intérêts privés. Ces gens n’avaient usé des bandéristes que comme un poing armé, une force violente et brute pouvant être facilement poussée à des excès, pour terroriser, pour réaliser le coup d’État du Maïdan, pour massacrer dans le Donbass et tenir le front… Mais pas plus… Iaroch ne refondit pas de nouveau parti politique, mais une autre armée privée, l’OUDA#, copie confirme du DUK#, mais l’un comme l’autre furent sous pression des autorités militaires et politiques. Trop visibles, trop sanguinaires, l’OUDA# fut le premier à être retiré du front (2016-2018), avec des tentatives de les incorporer et amalgamer dans l’armée régulière. Bien plus tard ce sera le cas du DUK# (2022). C’est ainsi que les plus jeunes se détournèrent des partis et groupes historiques, constatant les échecs, vivant la situation dans la colère et les frustrations, notamment des défaites et des coups manqués, dont celui du 31 août 2015 contre la Rada d’Ukraine.
Un homme pourtant de la vieille école, Andreï Biletski, fondateur d’Azov, fut le premier à fonder un nouveau parti bandériste, le Corps National# (2016). Son influence restait cloisonnée à Azov#, l’ancienne unité du ministère de l’Intérieur, à la ville de Kharkov et à une frange minoritaire de bandéristes venant de la partie russophone d’Ukraine. L’année suivante le Freikorps# fut fondé par Georgi Tarassenko (2017), ancien de l’ATO, lui aussi originaire de Kharkov, encarté dans le Corps National# (2016). Ce mouvement ne devait pas être le seul formé par la jeune génération, Centuria devait suivre, puis Traditions et Ordre, le dernier à entrer en lice (2018-2020). Quant au Freikorps#, il fonda des antennes bien au-delà de sa base de la ville de Kharkov, la plus importante étant celle d’Ivano-Frankovsk. Le mouvement signa aussi des alliances, notamment avec l’improbable « Quartier général de résistance à la capitulation », fondé suite aux allégations de campagne de Zelensky d’en finir avec la guerre et de négocier la paix… Les membres du groupes étaient souvent membres du Corps National#, des Droujiny Nationales#, du Secteur Droit (Pravy Sektor)#, de la Hache Démocratique#, de Traditions et Ordre#, du Bouclier 520#, ou des Faucons#. Certains enrôlés de longue date étaient des membres de l’une ou l’autre des associations plus ou moins officielles des anciens combattants et vétérans de l’ATO et de l’OOS.
L’unité Freikorps. Tarassenko n’avait que 17 ans au moment du Maïdan. Il fut l’un des tueurs utilisés par Biletski pour écraser l’insurrection république de Kharkov (avril 2014). Les choses ne sont pas très claires sur la suite de ses aventures, une partie des sbires de Biletski fut dirigée vers Odessa et participa au massacre (2 mai 2014). Les autres formèrent sous l’égide de Biletski le bataillon Azov#, ou entrèrent dans d’autres unités de représailles (printemps-été 2014). Tarassenko s’enrôla sans doute dans le DUK# et devait revenir à Kharkov pour reprendre des études interrompues, tout en servant toujours par intermittence sur le front. Il fonda le groupe paramilitaire Freikorps#, au départ une unité paramilitaire destinée à poursuivre la guerre dans le Donbass (2017). C’est le DUK# qui mit en relation Tarassenko avec des unités de l’armée régulière, passant outre les autorités militaires. Le Freikorps# fut attaché à la suite de la 57e brigade motorisée et fut déployé pour la première fois dans le Donbass (13 juillet 2017). Durant plusieurs années, les membres du Freikorps# firent au total 7 rotations, envoyés dans les endroits les plus chauds, notamment en face de Donetsk, avec Azov# à Marioupol, sur les positions de Peski ou d’Avdeevka à la périphérie immédiate de Donetsk.
A l’arrière Tarassenko participa à des actions de vandalisme, notamment la destruction d’un buste et monument du maréchal Joukov. Il avait été le vainqueur des armées hitlériennes devant Moscou (1941), puis de la bataille de Stalingrad (1942-1943) et enfin de celle de Berlin (1945). L’incroyable saccage ne déclencha pas de poursuites judiciaires… (2019). La même année les membres s’attaquèrent à une marche féministe pour la journée internationale de la femme (8 mars 2019), puis à la KharkivPride, provoquant des violences, agressant les homosexuels. Les troubles motivèrent des plaintes de citoyens ukrainiens pour demander l’interdiction des activités du Freïkorps# (en vain). La direction territoriale de la Justice de la région de Kharkov lança une procédure judiciaire pour dissoudre le mouvement qui provoquait des troubles récurrents dans la ville. Le tribunal de première instance de Khrakov repoussa la demande… (23 mars 2020). Bien plus tard l’on devait apprendre les liens solides du Freikorps# avec la police politique ukrainienne, le SBU… pilotant et supportant le groupe. Deux ans plus tard, Tarassenko vînt donner une : « leçon d’éducation patriotique », dans le lycée N° 43 de Kharkov, provoquant un scandale médiatique local (mars 2021). L’administration locale parla de : « leçon de fascisme », mais avec la complicité d’enseignants, d’une partie des autorités locales du ministère de l’Éducation nationale, rien ne fut intenté contre eux… Cela aurait été dangereux car la ville était fermement tenue par les anciens et paramilitaires d’Azov#, du Freikorps# et d’autres groupes dans les mains de Biletski.
La propagande de Freikorps. A partir de l’opération spéciale russe, le Freikorps# se lança dans une vaste opération de propagande et de lissage de son image néonazie (mis à part un Telegram fondé à sa création en 2017). En mars 2022 et les semaines suivantes, le Freikorps# lança un site internet, un canal Telegram en langue anglaise, un compte X, un compte Instagram. Comme beaucoup de formations politiques bandéristes, les demandes de dons furent insistantes et continuelles sur tous leurs espaces. Jusqu’en 2024, le Freikorps#, que l’on parle de l’unité ou du mouvement provocateur politique ne tirant des ressources que de ces dons ou de financements occultes du SBU. Un canal YouTube fut fondé le 14 mars 2022, peu de temps après l’intervention russe. Il ne rassemble actuellement que 5 600 abonnés, pour 63 vidéos et 305 156 vues. Cette activité cessa assez rapidement, la dernière vidéo étant publiée le 4 décembre 2023. Les raisons furent l’attachement du groupe au GUR, le renseignement militaire ukrainien, qui jusqu’à présent a financé l’unité (2024 à nos jours).
Les vidéos se concentrèrent sur les sujets suivants :
Demandes de dons : 6 (mais répétées dans toutes autres vidéos sous diverses formes)
Présentation d’armes : 1
Guerre du Donbass : 1
Situation militaire : 3
Prisonniers russes filmés : 1
Civils pro Kiev accueillant le Freikorps# (ne parlant que le russe…) : 1
Crimée ou pont de Crimée : 2
Combats du Freikorps# : 3
Bandéristes servant dans l’unité : 14
Bandéristes tués dans l’unité : 2
Révisionnisme ukrainien : 1
Propagande ukrainienne : 4
Propagande homophobe : 1
Propagande russophobe : 5
Propagande contre la Chine : 1
Fête des mères (ils sont très jeunes…)
Saint-Valentin (provocation sur le front et tirs à l’AGS)
L’une des vidéos les plus comiques de cette bouillie fut celle expliquant à l’auditoire comment la Crimée serait bientôt prise aux Russes et comment cette conquête provoquerait l’accélération de l’effondrement de la Russie… Nous étions alors le 26 mai 2023 ! Le propagandiste de l’unité affirmait même que : « la libération de la Crimée, est l’un des événements les plus attendus de la guerre ». Une autre publiée le 24 mars 2023 expliquait que le Président Vladimir Poutine serait arrêté et jugé bientôt par un tribunal international… Les autres réseaux du Freikorps# ne furent souvent pas très actifs. Le compte X fondé en mars 2022, ne comptait que 447 abonnés. Toutefois, contrairement au canal YouTube abandonné en décembre 2023, le compte X était toujours actif au 1er janvier 2026, avant de sombrer à son tour. Parmi les vidéos, l’unité publia des images de la bataille de Koupiansk, notamment trois prisonniers suite à la contre-offensive menée dans cette ville et ses alentours (12 décembre 2025). Deux très jeunes russes étaient montrés sur la vidéo ainsi qu’un mercenaire irakien enrôlé côté russe. Malgré tout, les publications sur cet espace étaient rares : seulement 239 entre mars 2022 et le 1er janvier 2026, s’éteignant ensuite, sans doute par la mort de la plupart des combattants du Freikorps#. L’unité fut en effet décimée dans la bataille de Koupiansk (hiver 2025-2026). Le canal qui est resté actif le plus longtemps est le Telegram du Freikorps#. Cependant il n’a publié que 4 fois en 2026, alors qu’il était très actif notamment dans la période suivant (2017-2022). C’était le réseau social le plus suivi de l’unité, avec actuellement 10 881 abonnés.
Épilogue. L’unité était toujours active en 2022, le Freikorps en compagnie de la 92e brigade mécanisée et du triste bataillon Kraken participa à des combats autour de l’école N° 134, de Kharkov, l’armée russe faisant pression sur la grande capitale régionale. Beaucoup des membres du Freikorps furent tués et Tarassenko devait trouver la mort le 25 mars 2022. L’unité tourna sa première vidéo pour son canal Youtube le 14 mars 2022, elle ne montrait que les premiers enrôlés, filmés de très loin et tous masqués (34 hommes). Sur une photo publiée sur son Telegram, plus d’une cinquantaine d’hommes étaient présentés d’assez loin. De fait, l’unité ne compta que quelques dizaines d’hommes au maximum en même temps, certaines sources parlent de 80, pour un effectif total au maximum de 250-300 hommes.
La mort de Tarassenko devait provoquer des drames et d’autres infâmes crimes de guerre en représailles. L’unité qui était à la suite d’une brigade régulière participa au massacre de Malaya Rogan. Le canal Telegram du Freikorps# montrait aussi de pauvres civils, des Russes ethniques maltraités, ficelés et apeurés. Les membres du groupe, en compagnie de tueurs du bataillon Kraken# massacrèrent un nombre inconnu de civils, torturant et tuant aussi des prisonniers russes. Des photos et vidéos furent publiées par les assassins. Elles montraient des soldats russes fusillés dans les jambes, « travaillés » au couteau, notamment dans les blessures et l’une des photos montraient les cadavres dans le coffre d’un véhicule. Les images firent le tour du monde, mais furent bloquées en Occident, il faut dire que les services spéciaux ukrainiens venait de lancer l’opération Boutcha, le camouflage d’un massacre commis par la soldatesque ukrainienne et mis sur le dos de l’armée russe… Pendant longtemps par la suite, l’unité fut « réduite au silence », Kraken disparaissant vite de la propagande, y compris en France et en Europe.
Dans une vidéo de mai 2023, l’unité communiquait sur le fait qu’elle vivait : « sur les munitions abandonnées par les Russes dans leur retrait de la région de Kharkov, alors que l’unité a formé sa propre artillerie, trouve ses propres munitions, forme ses propres spécialistes, répare ses véhicules, paye le carburant sur ses propres fonds », appelant ensuite à soutenir le Freikorps# et à rejoindre les donateurs… La vidéo prouvait que l’unité était toujours à cette époque dans un vide sanitaire non officiel, selon ce qui avait été souvent vu dans les années 2014-2015. Son chef d’État-major donna plus de précisions sur la situation en 2022 : « je vais révéler un secret, Freikorps# n’est pas un bataillon, mais ce n’est pas non plus une compagnie, nous restons une unité de volontaires d’infanterie légère, car nous ne faisons partie ni des forces armées, ni de la Garde nationale. Nos combattants ont capturé pas mal d’équipement lourd, que nous avons échangé avec des unités des FAU contre du matériel ». Il concluait : « nous vivons de ce que nous collectons et sur l’aide des collectes, certains mécènes aident aussi, parfois des associations caritatives couvrent nos réparations des véhicules, paient nos factures ».
La biographie de son chef d’État-major a révélé que le Freikorps# et ses membres n’obtinrent le statut d’anciens combattants qu’en 2020, après une longue procédure judiciaire contre le Ministère de la Défense Pendant les années 2017-2023 l’unité n’était financée que par des donateurs, pratique qu’ils poursuivirent ensuite jusqu’à la fin de 2023. Après les combats autour de Kharkov, l’unité fut engagée dans la marche en avant, suite au repli stratégique défensif de l’armée russe (automne 2022). Elle participa aux combats féroces sur la ligne de Svatovo, au Nord de Koupiansk, bataille finalement perdue par les Ukrainiens (2022-2023). Elle fut ensuite redéployée dans le Nord de l’oblast de Kharkov (Koupiansk, été 2023). Le média américain La voix de l’Amérique, une entité ancienne financée par la CIA filma un reportage sur le Freikorps# (août 2023). Le reportage concernait des blessés graves de l’unité, des amputés en attente d’une prothèse ou en rééducation. Elle participa ensuite à la bataille de Voltchansk (2024-2025). Deux ans plus tard elle était signalée dans un groupement hétéroclite du GUR, le renseignement militaire de l’Ukraine, en compagnie de l’unité néonazie de transfuges russes, le RDK# et des forces spéciales du GUR. A cette date donc, l’armée avait décidé de les incorporer de cette manière, ce qui provoqua l’ordre du GUR d’arrêter l’essentiel des réseaux sociaux et de fermer les activités propagandistes du groupe.
Il fut épinglé de nouveau pour des crimes de guerre, plusieurs médias russes, dont RIA Novosti parlant de : « de l’intégration de satanistes et de néo-païens dans ses rangs, avec la présence de symboliques SS, la publication de pentagrammes satanistes, des runes et des références à des rituels païens ». En 2026, ce qui restait du Freikorps# fut identifié dans les combats de la bataille de Koupiansk. Une partie du Freikorps# fut encerclé et bloqué dans une petite poche. Selon les sources russes et notamment le Ministère de la Défense cité par TASS : « Les troupes russes ont bloqué un important groupement des forces armées ukrainiennes au Nord et Nord-Ouest de Koupiansk, l’encerclant à moitié. Le groupe ukrainien comprend des nationalistes du détachement Freikorps, des terroristes du RDK# et des forces spéciales du GUR. Le groupe comptait jusqu’à 700 hommes, mais 250 ont déjà été éliminés » (23 septembre 2025). Il est probable qu’une bonne partie de l’unité fut anéantie à cette occasion. Après le 1er janvier 2026… les réseaux sociaux du Freikorps# devinrent quasiment silencieux...
Le petit dictionnaire du Freikorps. Comme souvent, pour comprendre réellement un mouvement, une unité, un parti, il faut s’intéresser aux biographies des membres… Elles en disent très long, selon une méthode que j’apprécie tout particulièrement : la prosopographie. C’est en fait l’étude de masse de généalogie, permettant ensuite de faire des analyses, des déductions. Le mouvement étant modeste, je ne possède que quelques biographies, qui sont toutefois édifiantes !
Artiom Azarov (2 novembre 1995-5 mars 2022), alias l’Artiste, bandériste, forcené, artiste peintre qui exposait à Kharkov des tableaux rappelant l’histoire révisée de l’Ukraine, les collaborateurs de l’OUN#, de l’UPA#, l’Allemagne nazie, les bandéristes du passé et du présent. Il s’enrôla volontairement dans le Freikorps# et fut des défenseurs de Kharkov (printemps 2022). Il fut tué au tout début des combats, le 5 mars 2022. Après sa mort une exposition fut montée à Kharkov et le Freikorps affirmait (en demandant de l’argent comme toujours) ; « nous nous réjouissons qu’avant de conquérir le public européen les œuvres d’Artiom aient été appréciées de ses compatriotes ». Sa tombe fut filmée par les membres du Freikorps# et la vidéo publiée sur le compte X de l’unité (2 novembre 2024).
Dons (d’argent), la haine bandériste étant le fondement de leur mentalité et de leur façon de voir jusqu’au combat, chaque vidéo publiée par le Freikorps# était accompagnée par des « devises »… Parmi les florilèges de leur haine raciste, notamment antisémite ou contre les gens de couleurs, les Turcs ou les migrants (sur leur canal Telegram notamment entre 2017 et 2020), et je précise que dans les rangs russes, à de très rares exceptions près, je n’ai jamais entendu un tel discours de haine à l’encontre des soldats ukrainiens ou des Ukrainiens tout court, voici par exemple une citation : « chaque UAH de votre part est un clou dans le futur cercueil de ces salauds ».
Alexandre Fourmanenko (24 décembre 1998-16 novembre 2025), alias Fourman, originaire de Kharkov, il fit des études professionnelles en cuisine, travaillant quelques temps comme cuisinier. Il fut probablement une recrue de l’époque de la formation du Freikorps. Il fut interviewé avec un autre groupe de bandéristes de l’unité (24 février 2023). L’homme fut tué dans la bataille de Koupiansk, le 16 novembre 2025.
Anatoly Gnot (30 avril 1996-14 septembre 2022), alias Enot, bandérisé très jeune, sans doute originaire de Kharkov, il fréquentait de longue date les futurs fondateurs du Freikorps# et fut probablement l’un des émeutiers du Maïdan (2014). Il fut peut-être un enrôlé dans les bataillons de représailles. Toujours-est-il qu’il fut l’un des premiers enrôlés dans le Freikorps (2017). Il était l’ami d’Artiom Pantchenko qu’il fit venir plus tard dans l’unité. Il fut tué dans les combats de la marche en avant de Kharkov, suite au retrait stratégique défensif de la Russie, le 14 septembre 2022. Le canal X du Freikorps révéla sa mort dans un post le 16 septembre 2024.
Vladislav Iakovlev (31 janvier 1983-4 décembre 2025), alias Polyglotte, enrôlé dans le Freikorps# à une date inconnue, il fut tué dans la bataille de Koupiansk, où le Freikorps# fut décimé, le 4 décembre 2025.
Artiom Pantchenko (4 décembre 2002-29 octobre 2023), alias Iskra, jeune enrôlé dans le Freikorps#, probablement dans le printemps 2022. Il fut amené dans l’unité par ses amis Anatoli Gnot et son propre frère. Il servit dans l’unité comme opérateur de drone tactique. Une vidéo fut publiée par le canal YouTube Freikorps# qui en dit long sur l’esprit de l’unité, expliquant aussi cet esprit de vengeance propre au bandérisme. Le seul texte de la vidéo demandait de l’argent pour sa mère L. V. Verbovska et aider sa famille. Elle disait : « Aujourd’hui Artiom Iskra aurait eu 21 ans, sur la vidéo l’une de ses sorties de travail, nous nous vengerons ». La vengeance après la mort de leur chef fut des tortures et des assassinats de prisonniers russes, des violences contre les civils. Nous étions ici 21 mois après la mort de Tarassenko, le message prouvant que l’unité a continué et continue ses crimes de guerre, faisant simplement attention désormais à ne plus publier le résultat des atrocités qu’ils commettent… Sa mort fut annoncée seulement le mois suivant ainsi que ses funérailles (novembre 2023). Dans une publication Telegram du Freikorps# du 22 novembre 2023, il fut précisé qu’il avait un frère cadet qui servait dans la 92e brigade mécanisée, une unité ensuite dissoute car décimée, mais connue aussi pour d’infâmes crimes de guerre, en compagnie de mercenaires (massacre de Petropavlovka, septembre 2022). Son frère fut tué également, mais fin octobre 2022. Il était les seuls enfants de leurs parents… leur « race », concept cher à leur idéologie, s’est donc éteinte avec eux.
Ivan Popov (vers 2004-10 mai 2024), alias Magavk, il s’enrôla dans le bataillon Bratsvo# (2022) et fut engagé dans de nombreuses batailles. Il passa probablement dans les rangs du Freikorps#, ou du moins était en relation avec des membres du groupe. Il fut tué dans la bataille de Voltchansk, préférant se faire sauter avec une grenade plutôt que de se rendre. En août 2024, le canal Telegram du Freikorps# le comptait dans les morts de l’unité.
Sergeï Stratienko (21 mars 1976-5 septembre 2023), enrôlé volontaire dans le Freikorps#, il fut tué sur le front. Des photos de son enterrement furent publiées sur le canal Telegram du Freikorps#, le 9 septembre 2023. Le 6 septembre 2025, le compte X Freikorps# communiquait de nouveau sur sa mort.
Roman Tarabane (2003-), alias Sanktiabr (Septembre), totalement retourné par la propagande bandériste, il rêvait de s’enrôler dans les bataillons de représailles lancés contre le Donbass. Dès qu’il eut 18 ans, il s’enrôla dans le Freikorps# (2021). Il fit plusieurs rotations sur les positions de Peski, en face de Donetsk. Il servait comme observateur d’artillerie pour corriger les tirs des obusiers US M777 envoyés par Washington à l’Ukraine (2022). Il fut très grièvement blessé et perdit une jambe (été 2022). Il fut envoyé à l’arrière, puis dans le centre de rééducation Superhumans Center financé par les USA (Lvov). Il fut mis en scène par le canal Freikorps# (27 juillet 2023), alors toujours en rééducation.
Géorgi Tarassenko (6 décembre 1996-25 mars 2022), alias Scholknik, alias Jora, bandériste forcené, originaire de Kharkov. Il fit des études secondaires (2003-2014), mais n’était pas tellement doué pour les études, il ne poursuivit pas par des études supérieures. Il participa à Kharkov aux émeutes et événements du Maïdan (hiver 2013-2014). Il fut l’un des assassins des répressions menées dans la ville après l’insurrection républicaine (début avril 2014). Il s’enrôla dans une unité de représailles (printemps 2014), et servit dans la région de Donetsk (probablement dans le DUK#). Il revînt rapidement à Kharkov et entama finalement des études supérieures en agronomie (2014-2019). Il fut le fondateur du groupe radical Freïkorps#, également unité militaire à la suite non officiellement d’unités de l’armée régulière (2017). Il s’encarta au parti néonazi Corps National# d’Andreï Biletski (2016). Il déclara notamment : « l’église du Patriarcat de Moscou est l’un des principaux ennemis de l’État ukrainien dans le monde moderne ». Il s’illustra dans des bagarres, et des agressions raciales de Russes. Il organisa la destruction d’un monument au maréchal Joukov (8 mai 2018), récidivant les années suivantes, notamment en détruisant une : « pierre de l’amitié des peuples ukrainien et russe », dans le village de Rouskaya Lozovaya (2019). Il fut poursuivi en justice ainsi que l’organisation Freikorps# suite à l’agression d’une équipe de tournage de la chaîne de TV NewsOne (2018). Cette chaîne était possédée par Mouraïev, un oligarque ukrainien possédant plusieurs médias (et fondateur du parti NACHI). Aucune poursuite judiciaire ne furent entamées suite aux plaintes de Mouraïev. Plusieurs années plus tard, l’homme dut prendre la fuite du pays, accusé par le SBU de haute trahison. Son parti fut effectivement interdit en Ukraine, par un tribunal de Lvov (14 juin 2022). Cette première action de provocation fut le premier indice des liens du groupe avec le SBU. Il organisa des marches bandéristes, pour la fondation de l’UPA#, des contre-marches pour salir la mémoire de la victoire du 9 mai sur l’Allemagne nazie. Selon les locaux, des médias, il était avec son groupe sous la protection officieuse de la police politique du SBU : « menant des cours russophobes pour des écoliers et des étudiants, se livrant à l’attaque de politiciens locaux, des personnalités publiques et harcelant les entreprises qui vendaient des produits de fabrication russe ». Le Freikorps# sous son impulsion recruta aussi de très jeunes volontaires envoyés dans l’unité sur le front du Donbass. Il commandait l’unité Freikorps# (février 2022). Il servit avec ses recrues dans les premiers combats pour la défense de Kharkov (février-mars 2022). Il participa en compagnie de soldats de la 92e mécanisée, du bataillon Slobojanshina et du bataillon Kraken#, à des combats dans la région du village de Malaya Rogan. Après des combats furieux, il fut tué avec beaucoup de ses hommes, le 25 mars 2022. Les Russes furent cependant repoussés et laissèrent une trentaine de prisonniers. Ces camarades se livrèrent alors à l’assassinat et à la torture d’au moins trois prisonniers de guerre russe, entre le 25 et le 27 mars 2022, à Malaya Rogan (ainsi qu’à l’assassinat de plusieurs civils, nombre inconnu). Il fut enterré à Tcherkassy auprès d’un monastère selon sa volonté testamentaire (30 mars). Il fut décoré à titre posthume par le Président Zelenky, du titre de Héros de l’Ukraine (17 avril 2022). Une rue de Kharkov fut renommée en sa mémoire (13 juin 2023) et fait honteux, son nom remplaça celui du grand poète russe Lermontov, dans la ville de Malaya Rogan. Les deux jours suivants sa mort, ses hommes avec d’autres du bataillon Slobojanshina, Kraken et de la 92e brigade mécanisée, se livrèrent au massacre et à la torture de prisonniers de guerre russes (peut-être une douzaine d’hommes plus des civils).
Terreur nazie (dans Kharkov), des événements qui firent du bruit après la fondation du Freikorps, au point que la presse nationale ukrainienne et russe s’emparèrent du thème, commentant les troubles dans Kharkov. Le 10 juillet 2019, les sbires du groupe Freikorps# attaquèrent à Kharkov, le député de la Rada d’Ukraine Dmitri Sviatach. L’attaque le laissa avec des blessures légères sous forme brûlures et d’hématomes. Environ 40 individus vêtus de noir tentèrent d’assassiner le député, vers 19 heures. Ils étaient armés de couteaux, de poings américains, de bombes lacrymogènes. Lors de l’attaque, les assaillants criaient à la mort du député, lançant des « à mort », « tuons-le ». Les assaillants portaient des drapeaux du Freikorps#, des insignes et une plainte fut déposée par le député le soir même. Les événements furent filmés par des caméras de surveillance et des passants. Sviatach était député de la Rada dès 2002, membre du Parti Démocratique populaire du Président Koutchma. Il fut réélu en 2006, passant dans le Parti des Régions de Ianoukovitch, puis une nouvelle fois en 2007 (2007-2012) et en 2012 (2012-2014). Il milita ensuite dans l’opposition au Président Porochenko. Il était aussi un oligarque, l’un des plus grands acteurs ukrainiens sur le marché de l’automobile. L’attaque déclencha une sérieuse échauffourée se prolongeant dans des affrontements qui par miracle ne firent pas de victimes. La police politique complice des bandéristes du Freikorps#, aucune poursuite judiciaire ne fut lancée contre les agresseurs… Quelques mois plus tard, un mandat d’arrêt fut lancé contre lui (novembre 2019). Le groupe Freikorps# fut piloté en sous-main par le SBU. Sviatach put prendre la fuite et se réfugier en Russie. Il fut condamné par contumace en Ukraine : « à 12 ans de prison pour appels au changement des frontières de l’Ukraine, légalisation de biens et escroquerie » (juin 2024). Le SBU était d’ailleurs sorti du bois en 2022, l’accusant publiquement de porter atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, puis en 2023, de haute trahison...
Twitter/X (compte du Freikorps#), l’analyse des abonnés du canal est très intéressante car elle a livré des informations sur 447 abonnés, des identités, des références, des citations racistes et violentes. Parmi les plus notables le compte officiel du parti néonazi Secteur Droit (Pravy Sektor)#. Suivent ensuite un certains nombre de fascistes et néonazis européens, notamment des Espagnols, des Tchèques, des Finlandais, des Allemands (parfois faisant du racolage pour l’armée ukrainienne), un Français faisait référence à la Cagoule, des Polonais ou des Ukrainiens particulièrement russophobes. Les mots employés sont accablant pour l’ensemble du groupe, notamment une dialectique raciste et haineuse Moskal, l’équivalent de « Youpin » ou de « Bougnoule », utilisé contre les Russes. Ces connexions européennes montrent la bandérisation partielle et en cours de l’Europe occidentale. Parmi eux un certain Marc Clavel, originaire de Rennes. Les supporters du Freikorps# affichent leur opposition aux minorités sexuelles, utilisant aussi les mots « rémigration », « nationaliste », « identitaire », « extrême-droite ukrainienne », « religion païenne », « ultranationaliste », « 3e voie », « pagan », « ukrainien greek catholic » et affichant des croix celtiques, voire même l’insigne de la 2e division SS Das Reich, reprise à l’inverse par le bataillon puis régiment Azov #. Le catholique uniate publiait une image avec l’aigle nazi, une MG-34 de la Wehrmacht, l’insigne des SS avec l’appellation « RunenKreuzritter » et pire encore en titre : « Einsatzgruppen », rappelant les commandos d’exterminations allemands qui effectuèrent la Shoah par balles (environ 2 millions de gens massacrés, Juifs, Slaves, Tziganes, Grecs de la mer Noire, etc.). Il n’y a pas besoin de plus... pour comprendre qui sont les soutiens de l’Ukraine...
Bogdan Voïtsekhovskiy (vers 1997-1999), alias Bandera, originaire d’Ivano-Frankovsk, il déménagea pour les études à Kharkov, où il commença des études supérieures en droit (criminologie) et en économie (2013). Il ne termina jamais ses études, après la reprise des ses dernières à une reprise, les abandonnant pour s’enrôler et participer au conflit. Il se rendit à Kiev durant le Maïdan (hiver 2013-2014), puis repassa à Kharkov, où il participa aux répressions contre les Russes ethniques (printemps 2014). Après avoir abandonné ses études, il s’enrôla dans un bataillon de représailles, le bataillon OUN#. Il se trouvait dans la région de Lissichansk (octobre 2016). Il affirma lui-même avoir été durant toute la période, avec le groupe autour de Tarassenko dans « l’orbite du mouvement Azov#». Il fut le cofondateur de l’unité Freikorps# avec Tarassenko (2017). Après de longues procédures judiciaires contre le Ministre de la Défense et l’État ukrainien, le Freikorps# et ses hommes reçurent le statut officiel de combattants (2020). Il affirma dans une interview donnée en 2022 : « en 2018, nous avons tenté de prendre des positions dans la région d’Avdeevka, mais l’OSCE était sur place. A cette époque le premier scandale retentissant a eu lieu, avec l’expulsion du front de volontaires, du DUK#, de l’OUDA#, nous sommes aussi tombés sous le coup. C’est pourquoi nous n’avons pas pu combattre longtemps à Avdeevka, nous sommes retournés par la suite dans la région de Donetsk, dans les rangs de la 58e brigade motorisée, dans le village de Peski, c’était le plus proche point de Donetsk, nous avons précisément consacré beaucoup de temps et d’efforts à les fortifier » (ce qui était interdit par les accords de Minsk…). Il fut accusé à Kharkov de propagande nazie, lors de son intervention avec la complicité des autorités d’un lycée, d’un cours… de « patriotisme » s’étant transformé en apologie du nazisme (2021). Il nia de nouveau les faits et à propos du nom de son unité affirma dans un mensonge peu élégant : « que le terme désigne les unités de volontaires en général ». Personne ne fut dupe car le mot Freikorps#, utilisé d’ailleurs sous sa forme allemande, ne peut que rappeler ces unités de nationalistes radicaux, qui furent parmi les premiers encartés du Parti Nazi d’Adolf Hitler. Il participa à la défense de Kharkov, blessé au ventre au combat de l’école N° 134 (27 février 2022). Il était défini en mai 2023, comme le chef d’État major du Freikorps#. C’est lui qui apparaissait quasiment toujours dans les vidéos publiées par le Freikorps# sur son canal YouTube. Il n’apparut plus jamais comme un combattant, probablement réformé du service à cause de sa blessure. Il donna une interview à un média lituanien (novembre 2025), son dernier signe de vie, alors que son unité était engagée dans la dure bataille de Koupiansk, où elle fut décimée.
Edward Zoub (18 juillet 1965-14 novembre 2022), vieux bandériste originaire de Tcherkassy, il servit dans l’armée soviétique durant son service militaire (1984-1986). Il fit ensuite des études d’histoire à l’Université de Kharkov (diplômé en 1991). Il travailla d’abord comme journaliste, s’installant à Kharkov et travaillant pour les journaux Vetchny Kharkov, Sobytie, Piatnitsa et Kharkovskie Izvestia (1991-2010). Lié à Andreï Biletski, comme lui révisionniste et négationniste ukrainien, il écrivit le livre La Tchéka de Kharkov, Adieu aux mythes (2012). Selon les médias ukrainiens, il aurait écrit plus de 200 publications révisionnistes sur l’histoire de l’Ukraine et de Kharkov. Il est très probable qu’il participa aux répressions sanglantes contre les insurgés de Kharkov (avril 2014). Il participa à une commission pour débaptiser les rues de Kharkov, dans la lutte contre l’histoire et les remplacer par des noms liés à la collaboration avec l’Allemagne nazie, l’OUN#, l’UPA# ou les armées nationaliste de Petlioura, d’anciens SS ou criminels de guerre de la Shoah par balles, ou les massacres de Volhynie (2015-2021). Il rejoignit l’Institut ukrainien de la mémoire nationale en 2019 (UINP), organisation révisionniste et négationniste. Il poursuivit des travaux historiques sur « la révolution ukrainienne de 1917-1921 », ou « les organes répressifs soviétiques dans les années 1920-1930 ». Le 24 février 2022, il voulut s’enrôler dans les forces ukrainiennes, mais fut refusé à cause de son âge. Il s’enrôla alors dans le Freikorps#. Il participa ou assista au massacre de Malaya Rogan (mars 2022) et fut mis en scène dans une vidéo de propagande où il expliquait : « la nature des monuments historiques détruits par les Russes durant la bataille », alors toujours en cours (2 juin 2022). Il quitta l’unité pour rejoindre la 93e brigade mécanisée (fin juin 2022). Il servit comme mitrailleur, grièvement blessé, évacué vers l’arrière. Après sa rééducation, il retourna au front, mais disparu dans la bataille d’Artiomovsk, le 14 novembre 2022. Son corps ne fut jamais retrouvé, officiellement il est toujours porté disparu. Un livre fut publié de lui à « titre posthume », Kharkov, Croix, Gratte-Ciel (décembre 2025), reprenant 45 écrits historiques révisionnistes qu’il publia entre 2018 et 2022. L’UINP et l’Université de Kharkov fonda une bourse annuelle Édouard Zoub (2025), afin de financer les travaux révisionnistes… d’une nouvelle génération « d’historiens » révisionnistes et négationnistes ukrainiens.
Alias Olexandr (fin des années 60-), il s’enrôla dans le Freikorps# (printemps 2022) et fut mis en scène dans une vidéo du Freikorps# (15 mai 2022).
Alias Bagdad (années 80-), originaire de la région de Kharkov, il fit des études secondaires et travailla comme simple ouvrier. il servait en 2014 dans la 93e brigade mécanisée et fut engagé dans la bataille de l’aéroport de Donetsk (hiver 2014-2015), qui se termina par une défaite ukrainienne. Il se définissait lui-même comme un « cyborg », le nom que ces Ukrainiens se donnaient à l’époque, affirmant qu’ils étaient invincibles. Ce nom donna lieu à des moqueries sans fin en Russie et les « cyborgs » furent décimés et vaincus dans cette bataille. Il avait été mobilisé après le retour au giron russe de la Crimée (printemps 2014). Après la bataille et la fin de son service, il fut démobilisé (2015). Il s’enrôla plus tard dans le Freikorps# (2022) et fut blessé à la défense de Kharkov (2023), donnant une interview sur son lit d’hôpital (16 janvier 2023). Durant son interview furent montrées de nombreuses photos et des vidéos de son service durant la bataille de l’aéroport de Donetsk.
Alias Balou (?-), bandériste probablement né dans les années 80, couvert de tatouages (notamment un Trizoub# ultranationaliste l’équivalent de la Francisque pétainiste), bandériste assumé, il fut l’un des criminels de guerre du massacre de Malaya Rogan (mars 2022). Il fut mis en scène par une vidéo du Freikorps#, défini comme commandant de section (22 décembre 2022). Dans son interview l’homme utilisait des mots racistes à l’égard des Russes pour les déshumaniser. Il est à noter que le canal Telegram du Freikorps# montrant beaucoup de photos de cadavres russes dans l’année 2022… avant de cesser cette pratique dès qu’ils furent sous les ordres du GUR.
Alias Biliy (1999-), originaire de la région de Kharkov, il fit des études secondaires et travailla un moment comme taxi, puis s’enrôla dans le Freikorps#, n’ayant pas d’expérience militaire (printemps 2022). Il fut interviewé avec un autre groupe de bandéristes de l’unité (24 février 2023).
Alias Bouline (-?), il s’enrôla dans le Freikorps# et fut cité comme l’un des membres de l’unité tué sur le front, dans une publication sur Telegram du 29 août 2024.
Alias Deïmos (-?), il s’enrôla dans le Freikorps# et fut cité comme l’un des membres de l’unité tué sur le front, dans une publication sur Telegram du 29 août 2024.
Alias Dembel (-?), il s’enrôla dans le Freikorps# et fut cité comme l’un des membres de l’unité tué sur le front, dans une publication sur Telegram du 29 août 2024.
Alias Footbolist (vers 2000-), enrôlé volontaire dans l’unité Freikorps# (printemps 2022), il fut mis en scène dans une vidéo présentant la section du sous-officier « Balou » (22 décembre 2022).
Alias Gis (vers 1998-), originaire de la région de Poltava, il abandonna ses études supérieures en 4e année pour venir s’enrôler dans le Freikorps# (autrement dit vers 2019 ou 2020). Il fut interviewé pour le canal de l’unité (4 mars 2023).
Alias Goulag (?-), origine d’Ukraine, il vint s’enrôler en France dans la Légion étrangère, où il servit dans le 2e régiment étranger d’infanterie (2019-2022). Il semble qu’il déserta ou fut libéré par la France pour venir en Ukraine s’enrôler. Il intégra l’unité Freikorps#, après avoir participé à la défense Kiev. Il fut interviewé longuement par la branche politique du Freikorps# et son canal YouTube (26 janvier 2023).
Alias Grek (-?), il s’enrôla dans le Freikorps# et fut cité comme l’un des membres de l’unité tué sur le front, dans une publication sur Telegram du 29 août 2024.
Alias Iva (vers 1996-), originaire d’Ukraine, il fit des études supérieures et devint informaticien et programmateur. Il vint s’enrôler dans le Freikorps# n’ayant aucune expérience militaire. Il fut interviewé par l’unité (4 mars 2023).
Alias Karabas (-?), il s’enrôla dans le Freikorps# et fut cité comme l’un des membres de l’unité tué sur le front, dans une publication sur Telegram du 29 août 2024.
Alias Kavoune (-?), il s’enrôla dans le Freikorps# et fut cité comme l’un des membres de l’unité tué sur le front, dans une publication sur Telegram du 29 août 2024.
Alias Khouk (1999-), originaire de Kharkov, il travailla comme manutentionnaire dans des dépôts. Il s’enrôla dans le Freikorps# à une date inconnue n’ayant pas d’expérience militaire. Il fut interviewé avec un autre groupe de bandéristes de l’unité (24 février 2023). Il portait en patch les couleurs de l’UPA# sur sa manche… avec le Trizboub# ultranationaliste.
Alias Lechiy (années 70-septembre 2022), il s’enrôla dans le Freikorps#, probablement au printemps 2022. Des photos de lui furent publiées par le compte X du Freikorps# (5 septembre 2024), annonçant sa mort deux ans plus tôt, durant les combats de la marche en avant de Kharkov, suite au repli stratégique défensif de la Russie.
Alias Lioubotine (années 90-), il s’enrôla dans le Freikorps# (printemps 2022) et fut mis en scène dans une vidéo du Freikorps# (15 mai 2022). Il termina son allocution par une des phrases rituelles du bandérisme.
Alias Lougansk (vers 2000-), transfuge du Donbass, il s’enrôla dans le Freikorps# (printemps 2022) et fut mis en scène dans une vidéo du Freikorps# (15 mai 2022).
Alias Makhno (années 80-), il s’enrôla dans le Freikorps# (printemps 2022) et fut mis en scène dans une vidéo du Freikorps# (15 mai 2022). L’homme portait une alliance montrant qu’il était marié. Il termina son allocution par une des phrases rituelles du bandérisme.
Alias Maliouk (1985-), originaire de Kharkov, il n’avait pas d’expérience militaire quand il s’enrôla dans le Freikorps# (printemps 2022). Il fut interviewé avec un autre groupe de bandéristes de l’unité (24 février 2023). Il indiqua être père de famille et avoir une fille qui cependant s’était réfugiée avec sa mère en Allemagne.
Alias Moldavan (-?), son pseudonyme voulant dire Le Moldave, il s’enrôla dans le Freikorps# et fut cité comme l’un des membres de l’unité tué sur le front, dans une publication sur Telegram du 29 août 2024.
Alias Moultik (années 90-), il s’enrôla dans le Freikorps# (printemps 2022) et fut mis en scène dans une vidéo du Freikorps (15 mai 2022).
Alias Nimets (L’Allemand) (vers 2000-), originaire de Tcherkassy, Il s’enrôla dans le Freikorps# après avoir entendu parler de leur participation à l’OOS, l’opération de représailles de Kiev qui succéda à l’ATO (après 2018 vu son âge). Il fut interviewé par l’unité (4 mars 2023), mais fut mis en scène également à visage découvert dans d’autres vidéos essentiellement de propagande du Freikorps# (2022-2023). Il y a des chances qu’il fut tué par la suite, car très présent dans les communications du Freikorps# dans les années 2022-2023, il a ensuite totalement disparu de ces dernières.
Alias Novik (1980-) originaire de Volhynie, mais sa famille bougea dans la région de Kharkov et il vécut toute son existence dans cette ville. Il s’enrôla dans le Freikorps# à une date inconnue. Il fut interviewé avec un autre groupe de bandéristes de l’unité (le 15 mai 2022 puis de nouveau le 24 février 2023). Il indiqua être marié et avoir une fille.
Alias Oleksa (-?), elle s’enrôla peut-être dans le Freikorps# et fut citée comme ayant été tuée sur le front, dans une publication sur Telegram de l’unité (29 août 2024). Il est possible qu’elle servait dans une autre unité, notamment dans Brastvo#, le Freikorps ayant publié beaucoup de photos honorant des tués de cette unité.
Alias Oulan (vers 2004-), il s’enrôla dans le Freikorps# (printemps 2022) et fut mis en scène dans une vidéo du Freikorps (15 mai 2022). Il était le fils de « Piter » et s’enrôla avec son père en 2022.
Alias Papik (vers 1996-), originaire de la région de Kharkov, il s’enrôla dans le Freikorps# n’ayant alors aucune expérience militaire. Il portait lors de son interview un patch et drapeau américain… Il fut interviewé par l’unité (4 mars 2023).
Alias Piter (années 80-), il s’enrôla dans le Freikorps# (printemps 2022) et fut mis en scène dans une vidéo du Freikorps# (15 mai 2022). Il était le père d’Oulan et s’enrôla avec lui en 2022. Il portait une casquette allemande imitée de la Wehrmacht… ce qui en dit long sur l’esprit régnant dans la famille… (casquette portant une cocarde aux couleurs de l’Allemagne hitlérienne).
Alias Rieltor (années 70-), il s’enrôla dans le Freikorps# (printemps 2022) et fut mis en scène dans une vidéo du Freikorps# (15 mai 2022).
Alias Sapsan (années 70-), il s’enrôla dans le Freikorps# (printemps 2022) et fut mis en scène dans une vidéo du Freikorps# (15 mai 2022).
Alias Shegol (-?), il s’enrôla dans le Freikorps# et fut cité comme l’un des membres de l’unité tué sur le front, dans une publication sur Telegram du 29 août 2024.
Alias Shaman (vers 1971-), originaire de Biélorussie, il vint avec sa famille s’installer en Ukraine, probablement dans la région de Kharkov. Il s’enrôla dans les bataillons de représailles lancés contre le Donbass dès 2014. Il servit longtemps dans le bataillon de criminels de guerre Aïdar# (au moins jusqu’en 2018). Il se porta volontaire dans le Freikorps# et fut interviewé par le canal de propagande de l’unité (5 avril 2023). Il portait à cette occasion un seul drapeau : celui de l’UPA#, l’armée des nationalistes et collaborationnistes de Stepan Bandera servant l’Allemagne hitlérienne et mouillée dans de nombreux crimes de guerre, dont les massacres de Volhynie (1942-1944).
Alias Skor (années 90-), il s’enrôla dans le Freikorps# (printemps 2022) et fut mis en scène dans une vidéo du Freikorps# (15 mai 2022).
Alias Sokol (-?), son pseudonyme signifiant Le Faucon, il s’enrôla dans le Freikorps# et fut cité comme l’un des membres de l’unité tué sur le front, dans une publication sur Telegram du 29 août 2024.
Alias Tantchik (-?), il s’enrôla dans le Freikorps# et fut cité comme l’un des membres de l’unité tué sur le front, dans une publication sur Telegram du 29 août 2024.
Alias Vodia (-?), il s’enrôla dans le Freikorps# et fut cité comme l’un des membres de l’unité tué sur le front, dans une publication sur Telegram du 29 août 2024.
Alias Yankee (vers 1997-), originaire de la région de Tchernitsiv, il s’enrôla dans le Freikorps# déclarant carrément être un bandériste et voulant servir dans une telle unité. Il avait commencé par s’enrôler dans la Garde nationale (après 2015, date inconnue). Il fut interviewé par l’unité (4 mars 2023).
# Le Freikorps, le Parti National-Socialiste d’Ukraine Svoboda, le Secteur Droit (Pravy Sektor), Le DUK, l’OUDA, l’UPA, le Corps Civil d’Azov, Centuria, Traditions et Ordres, le bataillon Kraken, le Trizoub, Bratsvo, Aïdar sont tous interdits en Fédération de Russie, pour être selon les cas des groupes extrémistes, des organisations terroristes, incitant à la haine raciale et pour certains pour des crimes de guerre et contre l’Humanité commis par exemple par Kraken contre les populations russes, dans le Donbass, dans les nouvelles régions et en Ukraine (ou pendant la Seconde Guerre mondiale et la petite guerre, entre 1939 et 1960 par l’UPA).