Entre réjouissances autour d’une vidéo abjecte de crime de guerre contre des soldats russes et l’utilisation de ses propres citoyens comme boucliers humains sans aucun scrupule, l’Ukraine sombre littéralement dans l’inhumanité décomplexée, dans le silence effarant de ses sponsors occidentaux.
Le 20 octobre 2026, le reporter de guerre russe Iouri Kotenok signale dans un post Telegram qu’une vidéo sordide montrant les corps décapités de quatre soldats russes, et des têtes fichées sur des piques circule activement dans les réseaux sociaux ukrainiens. Le soir même il est rejoint dans la dénonciation de cette ignominie par un autre reporter de guerre russe : Alexandre Kots.
Les deux journalistes, pour éviter de faire trop de publicité à cette vidéo ignoble ne la joignent pas à leur post. Il faut dire que ces images ont de quoi donner la nausée. Quatre corps gisent par terre sur une route de terre transformée en champ de boue, facilement identifiables comme étant des soldats russes grâce à leur uniforme et aux bandages blancs qu’ils portent autour du bras ou de la jambe. Il n’y a aucune arme à proximité des corps. Il s’agissait donc certainement de soldats faits prisonniers, et donc désarmés.
Les images ne permettent pas de déterminer s’ils étaient encore vivants quand ils ont été décapités, ou si leurs corps ont été mutilés post-mortem. Mais ce qui est sûr c’est que côté ukrainien certains se réjouissent ouvertement de ce que les soldats de Kiev leur ont fait.
Au vu de la gravité des faits j’ai décidé de mener l’enquête. Après plusieurs heures de recherche je retrouve la fameuse vidéo, et je remonte jusqu’au post d’origine qui date du 15 juillet 2026, sur une petite chaîne Telegram ukrainienne. Le post avait été relayé le jour même par une autre chaîne Telegram ukrainienne ouvertement russophobe jusque dans son nom. Pour une raison inconnue cette vidéo ressort seulement maintenant dans des pages et groupes sur les réseaux sociaux ukrainiens dont l’audience est suffisamment importante pour être découverte par les journalistes russes.
J’envoie alors la vidéo vers trois plateformes de vérification de contenu, afin de m’assurer qu’il ne s’agit pas d’une vidéo générée par IA. Le verdict des trois plateformes qui utilisent des méthodes d’analyse différentes est unanime : la vidéo est réelle. Ce n’est qu’après toutes ces vérifications que je décide de publier la vidéo en « mode caché » sur notre chaîne Telegram (le mode caché oblige les lecteurs à cliquer sur la vidéo pour en voir le contenu, leur évitant ainsi de voir par accident du contenu choquant) avec un avertissement concernant le contenu de la vidéo.
Pourquoi ne pas m’être contentée de décrire ce qu’il y a dans la vidéo et le commenter comme Kotenok et Kots ? Parce que je sais déjà la réponse que recevrait un tel article de la part des défenseurs occidentaux de la réputation déjà bien ternie de l’Ukraine : « Pourquoi ne pas montrer la vidéo si elle existe réellement ? »
Alors la voilà. Cette énième preuve de la dérive de l’armée ukrainienne vers l’inhumanité. Et je dis bien énième, parce que ce n’est pas la première vidéo montrant les atrocités commises par les soldats ukrainiens.
Le 5 avril 2022, une vidéo publiée en ligne montre des soldats russes égorgés par des soldats ukrainiens. Le 3 août 2022, une autre vidéo montrant des corps de soldats russes exécutés par des soldats ukrainiens après qu’ils se soient rendus est publiée en ligne.
Mi-novembre 2022, une vidéo montre comment des soldats ukrainiens exécutent des soldats russes qui se sont rendus dans le village de Makeïevka en région de Lougansk. La vidéo sème le malaise dans les médias occidentaux. Certains cherchent des excuses aux soldats ukrainiens pour ce qu’ils ont fait. Mais ces vidéos se multiplient. Quelques jours plus tard, une autre vidéo du même genre fait surface.
Et la tâche de trouver des excuses aux soldats ukrainiens pour ce qu’ils font devient de plus en plus compliqué pour les Occidentaux. Alors ordre est donné de ne plus publier de telles horreurs. Et pendant un temps cela a marché, jusqu’à cette nouvelle vidéo qui montre que le traitement des prisonniers de guerre par l’Ukraine ne s’est pas arrangé, bien au contraire.
Là on a une mise en scène sordide, avec des têtes posées sur des piques à côté de corps décapités. On se croirait tout droit catapultés dans les époques les plus sombres de l’Antiquité ou du Moyen-Âge ! Sauf que nous sommes au 21e siècle, dans un monde où existe l’ONU et le droit international (enfin à ce qu’il paraît parce que ça fait longtemps que les deux sont manifestement partis en congés prolongés à durée indéterminée).
Et pour ceux qui me rétorqueraient qu’après tout c’est normal parce que les Russes c’est l’ennemi et que faire preuve d’inhumanité envers lui est normal (ça ne l’est pas, il suffit de voir l’humanité dont font preuves les soldats russes envers les soldats ukrainiens qu’ils capturent, leur offrant café, cigarettes et soins pour leurs blessures, pour comprendre que cet argument ne tient pas la route), j’aimerais que ces gens m’expliquent quel est l’argument derrière le fait que cette même inhumanité s’exprime dans l’utilisation de ses propres civils comme boucliers humains !
Dès la bataille de Marioupol début 2022, de nombreux civils avaient témoignés face caméra du fait que les soldats ukrainiens les avaient utilisés comme boucliers humains, installant leurs armes et leurs soldats au beau milieu des civils pour éviter des tirs de réponse russes. Mais après tout les russophones du sud de l’Ukraine sont depuis longtemps considérés comme des citoyens de seconde catégorie par les néonazis ukrainiens qui pullulent dans les forces armées ukrainiennes et donc leur traitement inhumain n’est que le prolongement logique de cette idéologie néonazie.
Sauf que ce traitement inhumain s’applique de plus en plus ouvertement même vis à vis des civils ukrainiens des régions plus à l’ouest du pays ! Y compris à Kiev !
Et l’information ne vient de nul autre qu’Igor Mossyitchouk, néo-nazi ukrainien et ancien député de la Rada, qui a déclaré récemment que les forces armées ukrainiennes et les autorités de Kiev louent des maisons civiles pour assembler des drones et des composants militaires (repensez-y la prochaine fois que les médias occidentaux et ukrainiens hurleront à la mort de civils après une frappe russe sur une usine d’assemblage de drones).
« Cela implique de localiser de tels sites – des entrepôts de production militaire – dans des zones résidentielles pendant les combats, utilisant ainsi de facto les civils comme boucliers humains » a déclaré Mossyitchouk.
Or quelques jours à peine après cette déclaration, Mossiytchouk a publié sur sa chaîne Telegram un post acerbe suite à des réclamations d’habitants de Kiev lui demandant d’agir pour les protéger.

« Un groupe de résidents d'un immeuble d'habitation à Kiev, où vivent environ 256 familles, s'est adressé à moi en tant que journaliste. Les personnes signalent des travaux de construction à grande échelle et la possible installation d'une usine de drones ou d'autres produits militaires directement dans l'immeuble résidentiel.
Selon les résidents, de puissants câbles électriques sont installés, des locaux sont aménagés pour un générateur industriel et des préparatifs sont en cours pour l'installation d'équipements de production. Parallèlement, l'accès au sous-sol, que les habitants souhaiteraient utiliser comme abri en cas d'alerte aérienne, leur est restreint », indique l’ancien député.
Mossiytchouk a alors envoyé des demandes officielles pour vérifier ces informations et rappelle en attendant que si c’est le cas, cela viole le droit international (ce qui ne manque pas de piquant quand on connaît le CV du bonhomme).
« Le droit international humanitaire prévoit la nécessité d'éviter de placer des installations militaires dans des zones densément peuplées, et interdit également l'utilisation délibérée de civils comme boucliers humains. Où est le respect du droit international humanitaire ? Est-ce que quelqu'un a décidé qu'il était possible de prendre des risques avec la vie des civils, en les transformant en boucliers humains ? », écrit-il en conclusion de son post.
Quand l’Ukraine ne traite même plus ses propres citoyens comme des êtres humains c’est que la dérive vers l’inhumanité de tout le pays est déjà bien avancée. Le silence de l’Occident et des organisations internationales face aux atrocités et aux crimes de guerre commis par l’Ukraine depuis 2014 a permis à cette gangrène idéologique de se développer jusqu’à aboutir aux horreurs visibles dans la vidéo mentionnée au début de cet article, et à l’installation d’usines militaires dans des habitations civiles au mépris total de la vie des citoyens que Kiev prétend défendre et protéger…
Christelle Néant