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Les Forges de Tarbes, seule usine française capable de forger les corps d’obus des Caesar, sont menacées d’arrêt par un simple arrêté préfectoral, tandis que la France se réfugie derrière l’Agence Européenne de Défense et que l’Allemagne égale sa part dans KNDS. Derrière ce cirque administratif se dessine l’abandon progressif de toute souveraineté industrielle, l’incapacité à soutenir un conflit de haute intensité que l’on prétend pourtant inévitable, et le glissement assumé vers une Europe fédérale que la gauche prépare déjà pour 2027. Un diagnostic sans concession sur une nation qui ne maîtrise plus sa propre défense.

Au cœur des Hautes-Pyrénées, dans cette usine que l’on nomme encore les Forges de Tarbes, se joue depuis des mois un spectacle aussi grotesque qu’inquiétant, digne des plus belles farces administratives dont la France a le secret. La seule manufacture nationale capable de forger les corps d’obus de 155 millimètres destinés aux canons Caesar se trouve menacée d’arrêt pur et simple par un arrêté préfectoral qui ordonne, avec la rigidité d’un huissier de justice, la régularisation de ses équipements sous pression avant le 31 décembre 2026. Cinq de ces appareils, destinés à actionner les presses hydrauliques, étaient déjà en retard de requalification lors de l’inspection du 9 juillet ; neuf autres devaient l’être mi-août. Tous devront être à jour des opérations de contrôle à l’échéance fixée, faute de quoi ils seront mis à l’arrêt. L’exploitation ne pourra reprendre qu’après une requalification périodique concluante sous la supervision d’un organisme habilité. À défaut, l’État brandit le spectre de sanctions administratives, sans préjudice de poursuites pénales contre l’exploitant. L’usine a déjà connu un arrêt forcé entre mi-août et mi-septembre. Elle risque de connaître le même sort en janvier prochain. Ainsi, tandis que les discours officiels martèlent l’urgence d’une « économie de guerre », l’appareil administratif français s’emploie, avec une application digne d’un greffier zélé, à paralyser le seul maillon national de production des corps d’obus. On ne saurait imaginer plus parfait résumé du cirque juridique et législatif dans lequel la France s’est enfoncée : une réglementation conçue pour la sécurité civile appliquée avec la même inflexibilité à une industrie stratégique dont dépend, en théorie, la capacité de l’armée à soutenir un conflit de haute intensité.

 

Les salariés, au nombre d’une soixantaine, décrivent un outil de production à bout de souffle. Les machines sont anciennes, obsolètes, maintenues en vie par un bricolage permanent. L’usine est soi-disant stratégique, et pourtant le matériel est en fin de vie. Le stock de matières premières inquiète, la trésorerie aussi. Tombée en 2021 dans le giron d’Europlasma après avoir frôlé la liquidation judiciaire, l’entreprise appartient désormais à un groupe spécialisé dans la reprise d’usines en difficulté, le même qui a récemment vu la Fonderie de Bretagne, à Caudan dans le Morbihan, placée en liquidation judiciaire faute de repreneur après un incendie majeur. Ce site breton devait justement constituer une deuxième ligne de production pour délester Tarbes, en fabriquant des corps d’obus de 120 millimètres pour mortiers et, potentiellement, d’autres calibres. Le projet a été gelé. Quant aux véritables Forges Royales de la Marine, situées historiquement à Guérigny dans la Nièvre, elles ont cessé toute activité industrielle en 1971 et ne sont plus qu’un musée. La filière française des obus de 155 millimètres repose donc sur un équilibre d’une fragilité extrême : une unique forge à Tarbes et les centres d’encartouchage de KNDS France, à Bourges ou à la Chapelle-Saint-Ursin, où les corps forgés sont usinés, remplis d’explosifs et assemblés avec leurs fusées.

Avant le conflit ukrainien, le cycle complet de fabrication d’un obus, de l’acier brut à la munition finale, pouvait atteindre neuf à douze mois, en raison d’un approvisionnement au compte-gouttes. L’objectif de l’économie de guerre était de ramener ce délai à trois à six mois en fluidifiant la chaîne. Le flux demeure ultra-centralisé : le lingot d’acier arrive à Tarbes, les machines chauffent et emboutissent pour concevoir le corps creux, puis le produit part vers KNDS. Or, fin 2026, l’usine subit d’importantes pannes d’approvisionnement en acier brut et se trouve sous le coup de cette mise en demeure qui menace d’un arrêt forcé. La capacité française réelle se situe autour de 65 000 corps d’obus par an. Le ministère des Armées a affiché l’ambition d’atteindre 100 000 unités à l’horizon 2027, mais l’appareil industriel reste bridé par les vulnérabilités de son unique usine de forge. Un accord-cadre liant KNDS France à la forge de Tarbes prévoit la livraison de 60 000 à 150 000 corps d’obus sur la période triennale 2026-2028, volumes bien en deçà des premières promesses.

 

Au regard des capacités de production russe, il faut avouer qu’il faut se retenir pour ne pas exploser de rire, surtout quand nous entendons Macron, faire ses grands discours contre la Russie et la volonté de la France d’être prête à affronter un conflit de haute intensité contre la Russie dans un avenir proche.

 

Face à ces faiblesses intérieures, l’État français a opéré un virage stratégique en s’ouvrant aux solutions extérieures. Il a rejoint massivement l’Initiative tchèque, coordonnée par Prague, qui permet de sourcer, acheter et acheminer des centaines de milliers d’obus de 155 et 122 millimètres là où les stocks mondiaux sont disponibles, en Afrique du Sud, en Asie ou en Amérique latine. Des groupes tchèques comme STV GROUP ont ouvert de nouvelles lignes automatisées pour forger des corps d’artillerie de 155 millimètres. La France s’appuie sur ces réseaux d’Europe centrale comme filet de sécurité. KNDS France a également noué des partenariats avec le groupe polonais PGZ pour augmenter localement la fabrication d’obus de 155 millimètres à portée étendue, type LU 211, en échange d’un accès prioritaire aux poudres militaires polonaises. La France participe aussi aux contrats-cadres de l’Agence Européenne de Défense, ces procédures d’achat « Fast-Track » qui regroupent les commandes de plusieurs pays afin d’offrir des visibilités à long terme aux industriels.

Au niveau européen, la capacité théorique de production d’obus de 155 millimètres a franchi le cap historique de deux millions d’unités par an, grâce notamment aux fonds du programme ASAP. Les calibres soviétiques de 122 et 152 millimètres ont été relancés en Europe de l’Est, en Pologne, en République tchèque et en Bulgarie, pour plusieurs centaines de milliers d’unités. L’Europe produit plusieurs milliards de cartouches d’armes légères par an. La France a commandé 25 000 munitions télescopées de 40 millimètres à KNDS pour ses blindés Jaguar, avec des livraisons débutant en 2026. Les poudres et charges propulsives viennent principalement d’Eurenco, franco-suédois, ou de Nammo, norvégien-finlandais. Les fusées d’artillerie proviennent souvent d’Allemagne ou d’Italie. Le réseau reste fragmenté, dépendant de goulots d’étranglement critiques, notamment sur la nitrocellulose.

Cette dépendance structurelle à l’Agence Européenne de Défense n’est pas un simple expédient technique. Elle constitue la preuve tangible que la France, pas à pas, abandonne les attributs de l’État-nation pour s’intégrer dans une fédéralisation européenne. Le coût de l’AED ne se résume pas à la contribution au budget de fonctionnement de l’agence, quelques millions prélevés sur les 28,8 milliards d’euros de la contribution française au budget de l’Union en 2026. Le coût réel est structurel. En s’inscrivant dans les programmes de l’AED ou de la Commission, comme le prêt d’armement conjoint de 15,1 milliards d’euros signé en juin 2026, la France lie ses investissements à des critères d’attribution européens. Une partie des budgets ne va plus aux usines nationales, mais subventionne des infrastructures concurrentes en Allemagne, en Pologne ou en Suède au nom de l’équité géographique. La liberté d’emploi stratégique des stocks français disparaît au profit d’un droit de veto politique possible d’un partenaire sur l’exportation d’un composant. La sécurité de la chaîne d’acier, concentrée sur l’unique forge de Tarbes, est diluée dans une priorisation européenne qui peut réduire l’accès français aux matières premières en cas de pénurie. Le savoir-faire et la propriété intellectuelle de KNDS France ou de Thales risquent la fuite technologique face à l’industrie allemande ou d’Europe de l’Est. Si l’AED impose des achats conjoints auprès d’autres poudriers européens, la France perd la main sur sa capacité à produire de manière autonome en cas de fermeture des frontières ou de crise diplomatique intra-européenne.

 

Que Macron laisse faire cela, qu’il participe, car il y participe, est un crime de haute trahison. Une habitude, une marque de fabrique toute macronienne.

 

Certes, le marché intérieur français est trop petit pour maintenir à flot des usines géantes sans commandes étrangères ou mutualisation, sauf si la France part du principe qu’elle doit être capable de produire pour de la haute intensité et sa stricte suffisance, sans chercher à entrer en conflit armé contre la Russie. Reconstruire des lignes de poudres, doubler les forges, sécuriser l’approvisionnement en métaux sans les fonds européens pèserait trop lourd sur un budget de la défense déjà porté à 70 milliards d’euros d’ici 2030, sans parler de l’état de faillite de la France. Mais cette justification économique ne saurait masquer le choix politique, entre autre celui de vouloir être un grand exportateur d'armes. La France paie à l’AED le prix de la compromission. Elle y gagne une flexibilité à court terme, accès aux obus via l’Initiative tchèque ou colocalisation en Pologne, mais fragilise à long terme l’autonomie absolue de son outil industriel. Ce processus de dissolution de la souveraineté nationale dans le cadre fédéral européen n’est pas un accident. Il est défendu, avec une constance qui ne trompe pas, par l’ensemble des candidats de gauche, et de droite aussi, qui se préparent déjà à l’échéance présidentielle de 2027. C’est un signal d’une gravité extrême, qu’il serait coupable d’ignorer. Chaque recours à l’Agence Européenne de Défense, chaque mutualisation forcée, chaque abandon de capacité nationale au profit d’une interdépendance organisée à Bruxelles, marque une étape supplémentaire dans la transformation de la France en simple région d’un ensemble supranational.

 

Encore une fois, cela porte un nom : Haute trahison.

 

À cela s’ajoute un autre message, plus inquiétant encore. La hausse de la participation allemande dans KNDS, destinée à placer l’Allemagne à parité avec la France, constitue un très mauvais signal. KNDS, héritier de Nexter et de Krauss-Maffei Wegmann, symbolisait jusqu’ici un équilibre franco-allemand dans l’industrie de l’armement terrestre. L’égalisation des parts capitalistiques, au moment même où la forge française unique est menacée d’arrêt administratif et où la production nationale d’obus reste bridée, envoie un signal clair : l’Allemagne consolide son emprise sur l’outil industriel commun tandis que la France, empêtrée dans ses propres contradictions réglementaires et budgétaires, voit son poids relatif diminuer. Dans un contexte où Berlin multiplie les annonces de montée en puissance militaire et où l’industrie allemande bénéficie largement des fonds européens, cette évolution n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une redistribution progressive des rôles où la France, jadis fier détenteur d’un modèle d’armée complet, se retrouve progressivement reléguée au rang de partenaire junior.

 

Lire à ce sujet mon article sur la Méthode du Château : Comment l’UE va voler le bouton nucléaire de la France grâce à la trahison de Macron

 

Le paradoxe est cruel. D’un côté, l’incapacité française à produire en propre les munitions nécessaires signifie qu’elle ne pourra durablement continuer à fournir l’Ukraine au rythme actuel. C’est, en un sens, une bonne nouvelle pour ceux qui voient dans ce soutien indéfini une aventure non seulement hasardeuse, mais sa participation directe dans un conflit qui à toutes les chances, à cause des 5 cavaliers de l’apocalypse, de s’étendre à l’ensemble du continent européen. D’un autre côté, cela signifie aussi que la France n’est plus en mesure de soutenir un conflit de haute intensité, alors même que ses dirigeants ne cessent de répéter que, dans quatre ans, elle devra faire face à ce type de conflit. Un conflit qu’elle contribue elle-même à alimenter par sa rhétorique et ses livraisons, un conflit qu’elle présente comme inéluctable contre la Russie. Comment prendre au sérieux une nation qui, d’une part, proclame la nécessité de se préparer à une guerre de haute intensité et, d’autre part, laisse son unique forge d’obus menacée d’arrêt par un arrêté préfectoral sur des équipements sous pression, tout en se réfugiant derrière les achats groupés de l’Agence Européenne de Défense et les initiatives tchèques ? Comment croire à la volonté de résilience d’un pays qui, au lieu de moderniser d’urgence Tarbes et de relancer Caudan, préfère diluer sa souveraineté dans des structures européennes où l’Allemagne gagne chaque jour un peu plus d’influence ?

La réalité est plus prosaïque et plus grave. La France a perdu, progressivement mais sûrement, la capacité de garantir seule l’approvisionnement de son artillerie. L’économie de guerre n’est qu’un slogan lorsque l’outil de production national est à ce point fragile, lorsqu’une inspection administrative peut menacer d’arrêter les presses, lorsqu’une seule usine concentre toute la forge des corps d’obus et qu’aucune alternative crédible n’a été consolidée. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 65 000 corps d’obus par an, une ambition de 100 000 pour 2027 qui semble déjà hors d’atteinte, un accord-cadre qui étale les volumes sur trois ans bien en deçà des besoins d’un conflit de haute intensité. Pendant ce temps, l’Europe annonce deux millions d’obus théoriques, mais la fragmentation demeure, et la France, en s’y intégrant toujours plus profondément, renonce à la liberté d’emploi de ses propres stocks et à la maîtrise de sa chaîne d’approvisionnement.

Cette évolution n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’une succession de choix politiques qui ont privilégié la mutualisation européenne au détriment de la reconstruction nationale, la conformité réglementaire au détriment de l’urgence stratégique, la collégialité bruxelloise au détriment de la décision souveraine. Le cirque juridique et législatif qui menace les Forges de Tarbes n’est que le symptôme le plus visible d’un mal plus profond : l’incapacité de l’État français à faire primer les impératifs de défense nationale sur les formalités administratives et les logiques européennes. Lorsque l’unique usine stratégique est mise en demeure de régulariser ses équipements sous pression sous peine de sanctions, tandis que les dirigeants parlent de guerre dans quatre ans, c’est toute la cohérence de la politique de défense qui s’effondre.

On ne peut éluder la question de la responsabilité. Pendant des années, l’outil industriel de défense a été négligé, sous-investi, soumis à des logiques de rentabilité à court terme incompatibles avec les exigences d’une capacité de production de masse. Lorsque la guerre en Ukraine a révélé l’ampleur des besoins, il était déjà trop tard pour reconstruire rapidement une base nationale solide. Les solutions de contournement, Initiative tchèque, partenariats polonais, achats groupés de l’AED, ont permis de gagner du temps, mais au prix d’une dépendance accrue. Chaque obus acheté hors de France, chaque corps forgé en République tchèque ou en Pologne, chaque poudre provenant d’un partenaire européen, marque un pas supplémentaire hors de la souveraineté pure.

Ce processus n’est pas inéluctable, mais il est avancé. Les Forges de Tarbes, menacées d’arrêt par un arrêté préfectoral, symbolisent cette impuissance. L’incapacité à moderniser rapidement l’outil de production, la paralysie de l’alternative bretonne, la dépendance croissante aux initiatives étrangères et européennes, l’égalisation des parts allemandes dans KNDS, tout cela compose un tableau cohérent. La France n’est plus capable d’assurer seule sa production de munitions. Elle le reconnaît en acte, même si elle le nie en discours. Et dans cette reconnaissance se lit l’abandon progressif de ce qui faisait encore sa spécificité stratégique en Europe : le modèle d’armée complet, appuyé sur une base industrielle nationale maîtrisée.

Les conséquences de cet abandon sont déjà visibles. La liberté d’emploi des stocks n’est plus garantie. La sécurité de la chaîne d’approvisionnement dépend de priorités européennes. Le savoir-faire risque de s’éroder face à des concurrents mieux soutenus. Et la perspective d’un conflit de haute intensité, brandie comme un horizon inévitable, apparaît de plus en plus comme une posture déconnectée des réalités industrielles. Comment une nation pourrait-elle affronter un tel conflit si elle ne peut même pas garantir le fonctionnement de son unique forge d’obus sans se soumettre à une mise en conformité réglementaire qui menace d’arrêter les machines ?

Le cirque juridique et législatif français, amplifié par les logiques européennes, a produit ce résultat absurde. Une réglementation conçue pour des équipements industriels ordinaires s’applique avec la même rigueur à une usine dont dépend la capacité de tir de l’artillerie française. Les inspecteurs constatent des retards de requalification, l’arrêté est publié, la menace de sanctions est brandie. Pendant ce temps, les salariés se débrouillent avec des machines obsolètes, le stock de matières premières s’amenuise, la trésorerie inquiète. Et l’État, loin de lever les obstacles, ajoute une contrainte administrative supplémentaire. Voilà le visage réel de l’économie de guerre à la française : un mélange de discours grandiloquents et d’incapacité pratique. Du grand Macron, à n’en point douter.

 

En attendant, l’Allemagne observe et agit. En augmentant sa participation dans KNDS pour atteindre la parité, elle envoie un message clair. Au moment où la France révèle ses faiblesses, Berlin consolide ses positions et se permet d’abandonner le char en commun franco-allemand. Ce n’est pas de l’hostilité ouverte, quoique, c’est de la réalpolitik industriellefondée sur l’état de décrépitude de la France, jadis un grand pays, réduit aujourd’hui à l’état d’un pays du tiers monde, quand ce n’est pas une simple république bananière. L’Europe, quant à elle, progresse dans sa logique d’intégration.

Le temps des illusions est révolu. Les Forges de Tarbes, mises en demeure, révèlent l’état réel de l’outil industriel français. La production d’obus de 155 millimètres, bridée à 65 000 corps par an, loin des ambitions affichées, montre les limites de l’économie de guerre. Le recours massif à l’Initiative tchèque, aux partenariats polonais et aux achats groupés de l’AED prouve que la souveraineté pure est abandonnée. La hausse de la participation allemande dans KNDS confirme le basculement des équilibres. Tout cela compose une critique nécessaire, sévère, fondée sur les faits, de la politique française, de la construction européenne et de la redistribution des pouvoirs industriels. Il n’y a plus lieu de détourner le regard.

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