Macron laisse derrière lui un pays en ruines : dette à 3 595 milliards, taux d’intérêt à 5 %, spread record, fonds japonais en fuite et budget 2027 déjà mort-né. Sous son règne, la France est devenue la risée des marchés, préférée à la Grèce et au Portugal… dans le mauvais sens. Inflation qui repart, croissance anémique, nulle, dépenses qui explosent, impôts qui s’alourdissent : le bilan est celui d’un saboteur, d’un traitre en costume présidentiel. Pendant que Milei redresse l’Argentine, lui a coulé le navire français sans même tirer la sonnette d’alarme. Dans cet article, chaque chiffre y est, chaque mensonge y est épinglé, et le verdict est sans appel.
Voici venu le moment où les avertissements répétés se muent en réalité brutale. Ce que l’on annonçait depuis des mois comme l’approche inéluctable d’une fin de parcours pour la France et, par ricochet, pour l’ensemble de la zone euro, s’est désormais matérialisé sous nos yeux. La fin du film a commencé, et elle prend des allures de cauchemar. Les taux d’intérêt de la dette publique française ont frôlé les 5 % il y a quelques jours à peine ; ils se sont un tant soit peu détendus depuis, très probablement grâce à une intervention discrète de la Banque Centrale Européenne destinée à contenir les dégâts immédiats, mais l’inévitable ne saurait être conjuré indéfiniment. Les taux à trente ans ont franchi le seuil des 5,5 %, atteignant 5,55 %, un niveau que l’on n’avait plus observé depuis le 6 juin 2002. Ces hauteurs dramatiques pèsent non seulement sur la dette publique dans son ensemble, mais menacent l’économie française tout entière. Les conséquences sur l’activité se font déjà sentir : celle-ci souffre, s’essouffle, et les perspectives s’assombrissent. Parallèlement, l’inflation rebondit avec force, tant en France que dans la zone euro. Le budget pour 2027, quant à lui, se révèle une catastrophe avant même d’avoir été sérieusement négocié : le gouvernement annonce des retraits successifs, des abandons de mesures, révélant un décalage abyssal avec les prévisions encore brandies il y a quelques mois. À ce tableau déjà sombre s’ajoutent les émeutes persistantes, ces images qui font le tour du monde et sapent chaque jour un peu plus la confiance que l’on peut encore accorder à la France.
Mais le pire, et c’est souvent prouvé par le passé, un grand fonds japonais, l’un des plus importants, a liquidé l’intégralité de ses obligations d’État françaises. Quand le Japon liquide la dette de pays étranger qu’il détient, c’est un signe annonciateur de très grave qui est sur le point d’arriver. D’autres, ici et là, s’apprêtent à suivre le même chemin. La France s’effondre sous nos yeux, et ses dirigeants se montrent incapables d’inverser la tendance. C’est là le drame absolu. Espérons qu’un autre film pourra être tourné dans quelques mois, que la France pourra être sauvée. Pour l’heure, nous vivons une situation dramatique, sans pilote aux commandes pour redresser le navire. C’est le Titanic, et il a déjà sombré.
La France fait peur. Dans les pires cauchemars, l’on n’aurait pas imaginé en arriver là. Des investisseurs internationaux, notamment américains, s’interrogent ouvertement : « Mais qu’est-ce qui se passe en France ? » Le pays est devenu non seulement la risée du monde, mais une source d’inquiétude profonde. On se demande jusqu’où cela peut aller, tant l’impression domine que le pays n’est plus tenu. Deuxième élément de ce désastre : le budget 2027. C’est une farce digne des guignols de l’information. Une nouvelle crise politique se profile, avec le risque d’une motion de censure. Si le gouvernement fait machine arrière, le déficit public explosera. Quoi qu’il arrive, la situation sera compliquée pour le gouvernement et pour Macron. Les derniers chiffres de l’inflation de septembre confirment ce que l’on annonçait déjà : 3,4 % en France selon les normes Eurostat, 3,8 % dans la zone euro. L’inflation dérape, et ce n’est pas terminé. Pendant ce temps, la visite de Milei en France, la semaine dernière, a été quasi occultée. Macron semblait presque honteux de le recevoir. Pourtant, ce que Milei a accompli a fonctionné. L’Argentine ne se porte pas parfaitement, beaucoup reste à faire, mais ceux qui prédisaient son effondrement se sont trompés. Trois années consécutives d’excédent public, une croissance soutenue, une pauvreté en baisse sur plusieurs années malgré une récente remontée, et l’UNICEF elle-même saluant le fait que deux millions d’enfants ont été sortis de la pauvreté. Pendant ce temps, en France, l’on s’extasie presque d’un déficit ramené à 5,4 %. Le décalage est vertigineux. Faudra-t-il un jour une stratégie Milei, une tronçonneuse ? Plus l’on perd de temps, plus la crise s’installe, et plus la solution dans la douleur deviendra inévitable.
La crise financière est donc là, tangible. L’une des plus grandes sociétés de gestion d’actifs au Japon, Sumitomo Mitsui DS Asset Management, qui gère 177 milliards de dollars, a déclaré, confirmation de Bloomberg à l’appui, avoir vendu la totalité de ses obligations de l’État français. Elle se repositionne sur les obligations allemandes ou japonaises. On avait déjà connu, après la dissolution de 2024, des ventes japonaises estimées à environ 10 milliards d’euros, contenues alors par des arrangements de gré à gré. Cette fois, le mal est plus profond. Le gouvernement français et la Banque Centrale Européenne tentent de calmer le jeu, mais les investisseurs s’inquiètent. Les images des émeutes n’arrangent rien ; elles évoquent la Grèce, l’Argentine, tous les pays qui ont basculé dans la crise financière après avoir perdu le contrôle.
Les taux d’intérêt à dix ans de la dette française ont frôlé les 5 % : 4,92 % le 1er octobre, jusqu’à 4,99 % en séance. On n’avait plus vu cela depuis le 18 juillet 2002. Même la crise financière de 2008 semble appartenir à un autre monde. Il n’y a plus de pilote dans l’avion. L’écart de taux avec l’Allemagne, le spread, atteint 140 points de base, un plus haut depuis le 21 mai 2012, en pleine crise de la zone euro.
La défiance s’est installée au profit de l’Allemagne. Avec le Portugal, l’écart n’est plus que de 87 points de base ; avec la Grèce, 42 points de base ; avec l’Italie, 21 points de base ; avec Malte, 57 ; avec la Belgique, 55. Les investisseurs préfèrent désormais la dette grecque ou portugaise à la dette française. C’est une honte. Aux États-Unis, le taux à dix ans a touché 5,3 %, des niveaux inconnus depuis 2007, mais l’écart avec la France se réduit alors même que les taux monétaires américains restent plus élevés (4 % contre 2,65 %). C’est un problème spécifiquement français qui s’installe. Les taux à trente ans à 5,55 % confirment le drame durable.
La dette publique atteint 3 595,5 milliards d’euros. Trois records absolus ont été battus : ce montant, en hausse de près de 200 % depuis 2007 ; la dette par habitant, à 5 248 euros, alors que le PIB par habitant n’est que de 44 000 euros ; et le ratio dette sur PIB, à 119 %, en progression de 53,5 points depuis 2007 et déjà 1,2 point au-dessus du niveau de la pandémie, malgré le « quoi qu’il en coûte ». Les comptes publics ont dérapé de manière spectaculaire. Le budget 2027 annonce 43 milliards d’euros d’économies pour ramener le déficit à 5 % en 2027. On avait déjà promis moins de 5 % pour 2026 ; on prévoit désormais 5,4 %, et la réalité sera sans doute pire.
Les prélèvements obligatoires grimpent à 42,2 % du PIB, contre 43,9 % en 2026 et 43,6 % en 2025 selon les annonces successives : la pression fiscale ne cesse d’augmenter. Les dépenses publiques, loin de baisser, passent de 1 694 milliards en 2025 à 1 742 en 2026 puis 1 782 en 2027, soit 88 milliards d’augmentation en deux ans. Aucune volonté réelle de réduction. Qui paiera ? Les retraités, à hauteur de 5,5 milliards : les pensions supérieures à 1 260 euros ne seront pas intégralement indexées sur l’inflation, entraînant une baisse de pouvoir d’achat. L’abattement sera plafonné, touchant des retraités qui ne sont pas fortunés.
La contribution différentielle sur les hauts revenus, présentée comme temporaire, est reconduite pour 600 millions d’euros (après des estimations de 2 milliards puis 1 milliard). La surtaxe sur les grandes sociétés, également « temporaire », est prolongée en 2027 à 5 milliards contre 7,3 actuellement. Les grandes entreprises réduiront leurs investissements, iront voir ailleurs, notamment aux États-Unis, et les sous-traitants, les PME, souffriront. Les allègements de cotisations sont gelés, coûtant 6 milliards aux entreprises. Une taxe étendue aux aliments sucrés viendra encore éroder le pouvoir d’achat.
Les prévisions antérieures pour 2026 étaient déjà mensongères : déficit annoncé à 4,7 %, puis 5 %, désormais 5,4 % dans le meilleur des cas, probablement proche de 6 % avant fin 2026. Croissance d’au moins 1 % devenue 0,5 %, inflation de 1,3 % passée à 1,9 % puis 2,1 %, alors que le glissement annuel atteint déjà 3,4 % en septembre. Taux d’intérêt des obligations d’État prévus à 3,8 % fin 2026, alors que l’on frôle déjà les 5 % en octobre. Charge d’intérêts de la dette annoncée à 60 milliards, revue à 79,2 milliards par Bercy, et probablement supérieure à 85 milliards avec l’inflation et les dettes indexées.
Pour 2027, on annonce un déficit de 5 %, une croissance d’au moins 1 %, une inflation de 1,8 %, des taux à 4,3 % fin 2027, et déjà 91,2 milliards de charge d’intérêts. On dépassera les 100 milliards. Un scandale. Le déficit public se situera proche de 6 % déjà en 2026 et encore plus en 2027.
Soit le gouvernement fait machine arrière pour éviter la motion de censure et admet un déficit de 6 %, entraînant une sanction immédiate sur les taux ; soit il maintient, et la motion de censure fera tomber le gouvernement avant fin 2026. Ensuite, quatre possibilités : un nouveau gouvernement sans majorité, condamné à tomber, une dissolution sans perspective de majorité claire, à la veille des présidentielles, un départ anticipé de Macron, tirant les leçons du drame qu’il a causé, ou, le pire, l’article 16, les pleins pouvoirs face à la situation et au chaos des émeutes.
Trois certitudes demeurent : une crise politique durable depuis la dissolution de juin 2024, qui n’a fait qu’aggraver la situation ; une crédibilité française battue en brèche, une défiance installée, l’absence de budget sérieux pour 2027, donc un nouveau dérapage des comptes publics. La croissance sera proche de 0 % ou 0,4 % (suivant s’ils intègrent les stocks ou pas, ce qui falsifie le chiffre réel). Les agences de notation, jusqu’ici conciliantes, d’ores et déjà peu crédibles, auront du mal à maintenir le double A- ou le A+ ; un simple A ou A- se profile pour fin octobre ou fin novembre. Les taux pourront toucher 6 % ou davantage. Une fois la crise engagée, on ne l’arrêtera pas. L’activité économique est déjà en berne, la récession s’aggravera, le chômage montera, les déficits et la dette s’alimenteront mutuellement. La Banque Centrale Européenne ne pourra aider indéfiniment. Les Allemands et les autres pays de la zone euro, qui ont fait des efforts, refuseront de payer pour une France qui n’en a fait aucun.
Trop gros pour être sauvé : la Grèce représentait 350 milliards ; la France, 3 500 milliards. Personne ne pourra refinancer une telle dette. Les investisseurs s’inquiètent, à commencer par le Japon. Les pays du Golfe ont d’autres priorités. Les Chinois pourraient exiger des actifs en échange, comme la moitié du Pirée dans le cas de la Grèce. La France perd sa crédibilité et sa souveraineté.
C’est bien beau de jouer avec des pétards mouillés et des mèches courte en Bretagne avec un SNLE et un M51.3, pour faire de belles citations, comme « pour être libre, il faut être craint. Et pour être craint, il faut être puissant. » Problème, la France n’est pas libre, elle n’est pas crainte, et elle n’est pas puissante. Elle est la risée du monde et de ses alliés, et elle n’est certainement pas puissante, vu l’état de son économie, car elle est la dernière en presque tout de l’UE et très, très loin au classement mondial.
L’inflation française atteint 3 % selon les normes INSEE en septembre, 3,4 % selon Eurostat, des plus hauts depuis la période 2021-2024, et il faut remonter à août 2008 pour trouver plus élevé. L’énergie et l’alimentation progressent de plus de 21 % en glissement annuel. Depuis janvier 2021, l’énergie a grimpé de 72,2 %, l’alimentation de 26,2 %, l’ensemble des prix à la consommation de 21,3 %. En cinq ans, l’on a augmenté autant qu’au cours des seize années précédentes. Dans la zone euro, la hausse depuis janvier 2021 atteint 27,6 %, avec 3,8 % en glissement annuel. Certains pays dépassent 5 ou 6 % : Lituanie, Bulgarie, Chypre, Luxembourg à 5,2 %, Espagne à 5,1 %, Belgique à 4,6 %. La France, habituellement parmi les plus sages, se trouve désormais au milieu du peloton. Si les prix progressent de 0,2 % par mois jusqu’à la fin de l’année, l’on atteindra 4 % d’inflation, comme annoncé depuis des mois.
Est-ce que la France osera enfin une stratégie Milei ? L’Argentine a enregistré trois années d’excédent public. La croissance est passée à 4,4 % en 2025 selon le FMI, 3,5 % en 2026. L’inflation est tombée de 211 % en 2023 à 25 % en 2026. La pauvreté a diminué de 20 points par rapport à 2024, à 32 %, un plus bas depuis 2018, malgré une récente remontée. L’UNICEF a salué la sortie de deux millions d’enfants de la pauvreté. Les dépenses publiques sont passées de 38 % à 31 % du PIB, soit 27 points de moins qu’en France. Le nombre de ministères est passé de 21 à 9, le nombre de fonctionnaires réduit de 20 % hors services indispensables. Les impôts ont été baissés, relançant la machine.
La dette publique argentine est passée de 157 % du PIB en 2023 à 70 % en 2026 selon le FMI, tandis que la France est passée de 110 % à 119 %, bientôt 120 % avant fin 2026.
Avant d’en arriver là, l’Argentine a connu crise politique, sociale, économique et financière. C’est exactement ce qui commence en France. Pendant vingt-cinq ans, l’on a vu les dirigeants français successifs, et notamment ces dernières années sous la présidence de Macron, refuser les réformes dans la douceur. Le bilan est catastrophique : dette explosive, crédibilité détruite, pays devenu source de peur pour les investisseurs, émeutes sans fin, budget menteur, inflation qui repart, croissance atone. Ce legs macronien est un héritage de ruine. Il faudra désormais réformer dans la douleur, avec la tronçonneuse si nécessaire, mais aussi avec une thérapie de choc bienveillante : baisser les impôts pour relancer l’économie. La France reste encore un beau pays, il est intolérable de la voir s’effondrer ainsi.
La seule bonne nouvelle, relative, est que les Français commencent enfin à prendre conscience de la gravité. Jusqu’ici, beaucoup pensaient que rien ne pouvait arriver à la France. Les taux, le budget, les émeutes sans revendication crédible montrent que le pays n’est plus tenu. C’est extrêmement dangereux. Dire la vérité est devenu un acte révolutionnaire. Comme l’écrivait John Adams, deuxième président des États-Unis : « Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une nation : l’une par les armes, l’autre par la dette. » Nous y sommes. Et comme le rappelait Mark Twain, octobre est un mois particulièrement dangereux pour spéculer en Bourse… mais tous les mois le sont.
La crise financière sera compliquée. Nos dirigeants, et en particulier Macron et ceux qui l’ont soutenu, ont pris les mauvaises décisions pendant des années. Certains prétendent vouloir revenir pour faire mieux ; ils étaient déjà là, ils détenaient le pouvoir, et grâce à eux, la France est dans un état catastrophique. Il faut que cela cesse. Avec une culture économique enfin répandue, la France pourra encore être sauvée. Mais le temps presse, et le legs actuel est celui d’un effondrement annoncé, assumé, et désormais consommé.