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Les annonces de sacrifices qui seront demandés aux Français se multiplient dans les médias, par les déclarations également de membres du gouvernement, dont le Premier ministre Sébastien Lecornu. Il y a quelques jours, François Bayrou annonçait une urgence et un délai très court avant un effondrement et une catastrophe sans précédent en France. Dans ce contexte la préparation du dernier budget d’Emmanuel Macron pour 2027, devient un sujet épineux qui déjà provoquent des déclarations de toutes les oppositions.

Le Ministre de l’Économie Roland Lescure a confirmé qu’une attaque serait lancée contre les retraités, avec une désindexation partielle ou totale des retraites… des plus aisés. Le gouvernement martèle que « tout le monde doit faire des efforts », alors que le Ministre des Comptes Publics, David Amiel parlait d’un débat incontournable : « en raison de l’ampleur du déficit ». Des mots pudiques pour ne pas évoquer le fait qu’en 2027, la dette publique atteindra les 4 000 milliards d’euros, la France se trouvant déjà au bord d’un dangereux précipice.

Retour en chiffres sur la situation catastrophique de la France, après plus de 40 ans de gestion calamiteuse des finances publiques, dans un processus d’atomisation de l’économie française, fermement enserrée dans le système mondialisé et prisonnière de milliers de traités, de l’Union européenne, du financement de l’Union européenne, de l’OTAN… de la guerre en Ukraine, des milliards jetés par la fenêtre, sans parler des lobbyings, de la corruption et des compromissions.

Dette française… dérive grave des finances publiques. Aujourd’hui estimée autour des 3 700 milliards d’euros, elle était déjà très inquiétante à l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Elle se situait alors vers les 2 500 milliards et 9 ans plus tard, ce sont 1 200 nouveaux milliards qui se sont ajoutés à l’incroyable dette. Le gouvernement tente d’ailleurs de minimiser au maximum, même s’il ne peut plus nier cette dette. Pour inquiéter les Français et trouver de l’argent, ce sont ici les retraités, accusés d’être des nantis et mis en demeure de se laisser dépouiller, car selon le gouvernement, si rien n’était fait… les retraites augmenteraient de 12 milliards d’euros en 2027, par l’indexation sur l’inflation. Dans la panique, des rumeurs circulent sur la suppression des APL pour les étudiants, le gel du RSA pour les plus démunis, la hausse de l’impôt sur le revenu pour les autres… mais Sébastien Lecornu a déclaré dernièrement qu’il s’agissait de fausses nouvelles… Selon les chiffres officiels, elle ne serait que de 3 500 milliards, mais en admettant que ce chiffre soit vrai, les sources indiquent que cette dette représentera 120,2 % du PIB de la France (prévisions de la Commission européenne en juin 2026), de 121,4 % (selon un rapport de Bercy de juillet 2026), et selon des sources anglo-saxonnes au moins de 120,1 %. La problématique est surtout le remboursement de cette dette, qui ne cesse d’augmenter, car le coût annuel des intérêts à rembourser devrait dépasser les 74 milliards d’euros en 2027. La dette pourrait atteindre avant 2030, un total de 130 % du PIB français.

L’affolement d’ailleurs ne concerne pas que le gouvernement français, même s’il avait mandaté 4 économistes par Bercy, qui après des analyses ont proposé un effort de 126 milliards d’euros à prendre impérativement partout où cela serait possible pour retarder la catastrophe (juillet 2026). Selon un article d’Henry Lauret pour Le Télégramme : « la ruche s’affole, déficits incontrôlés, dette monumentale, la France doit lever 350 milliards d’euros par an pour boucler ses échéances ». Il ne serait donc plus question de 74 milliards d’euros, mais selon lui de 78 milliards, pour les seuls intérêts. Même si l’article critique les positions de l’extrême-gauche, le mot est d’ailleurs lancé : il faut dénoncer la dette. La dernière fois qu’une telle question s’est posée, c’était en France dans les années 1788-1789, des discussions sont restées célèbres entre Louis XVI et son ministre Necker, alors que la France était aux abois, avec une dette colossale, mais qui en comparaison est une plaisanterie avec la situation actuelle. Dès le 22 juillet dernier, le FMI sommait la France d’agir, en indiquant que les efforts consentis par la France étaient : « insuffisants ». Selon cette institution la dette serait de 3 536 milliards d’euros, pour 117,5 % du PIB, la France étant dans le top 15 des pays les plus endettés au monde. La croissance économique étant en berne et la France ayant déjà englouti 155 milliards dans la guerre d’Ukraine depuis 2015, la situation devient cocasse. Le FMI demandait à la France de s’attaquer aux dépenses publiques, pour les réduire, alors que l’on parle de plus en plus d’un scénario grec et d’un rapt des économies des citoyens français.

Dépouiller les Français de leurs économies ? Actuellement le gouvernement français ne semble pas s’avancer vers une solution de confiscation de l’épargne des Français, du moins frontalement, mais par des mécanismes subtils, en orientant par exemple les épargnes des citoyens vers la dette par des leviers fiscaux et financiers, ce qui fait des épargnants des prêteurs indirects à leur insu. Le Livret A est un exemple, alors qu’en 2025, les 438 milliards collectés par les Français, ont été centralisés par la Caisse des Dépôts qui financent notamment le logement social et les collectivités locales. Ce circuit piloté par l’État peut favoriser la stabilité du système mais au détriment de la rémunération de l’épargnant. Les fonds euros de l’assurance-vie sont également des cibles. Avec plus de 2 000 milliards d’euros d’en-cours, ces placements sont massivement investis dans des obligations d’État et en moyenne plus de 70 % des portefeuilles des fonds euros sont constitués de ce type de titres. L’épargnant devient alors un créancier direct de l’État français, un circuit de financement très efficace, alors que les épargnants placent leur argent dans des fonds qui à leur tour prêtent de l’argent à l’État… Au final des vampires se servent au passage et l’État maintient sa tête tout juste au dessus de l’eau. Pour les dépouiller un peu plus et que l’État en profite, c’est la raison pour laquelle la baisse du rendement des livrets A a été décidée (1,5 % en 2026), un taux ridicule qui le rend peu attractif, poussant d’ailleurs les épargnants vers les assurances-vies… et les fonds euros.

Trancher dans le vif. Pour trouver l’argent qui doit être remis aux banques internationales, la politique de Macron fut dès 2017, de s’attaquer aux dépenses publiques. Le secteur de la Défense fut la première victime, avec plus de 850 millions d’euros de retranchements, en annulant les programmes d’équipements, en les réduisant et en continuant d’effacer l’armée française (2017-2018). Cependant, avec la politique suicidaire d’Emmanuel Macron de financer la guerre d’Ukraine (155 milliards depuis 2015, dont plus de 95 % depuis 2022), ces efforts ont été anéantis et s’attaquaient d’ailleurs à une institution garante de la souveraineté de la France et de sa sécurité… Les autres secteurs qui ont été pillés, ont été celui du logement, avec la réduction des aides au logement, l’amputation sur les contrats aidés à l’emploi, frappant ensuite les entreprises et augmentant le chômage. Avec une explosion de la pauvreté en France, le pays est aussi aux abois de ce côté là, car les minimas sociaux sont en danger, tandis que des hordes de nouveaux pauvres, s’ajoutent aux autres. Ailleurs les attaques ont concerné l’aide publique au développement, les collectivités locales, quelques restrictions très faibles dans les budgets des ministères… alors que celui de l’Élysée explosait dans des dépenses pharaoniques.

Enfoncer un secteur pour boucher un trou dans un autre. Dans ce contexte l’État n’a cessé de retrancher et repousser les projets et jusqu’à l’entretien des structures existantes. C’est le cas du secteur hospitalier, confronté à une crise sans précédent et se plaignant aussi… du coût des personnels. Le cas est aussi connu de l’état des prisons, des projets annulés, de la surpopulation endémique, dépassant parfois de 40 % le potentiel des établissements. Le Conseil de l’Europe lui-même, s’était déclaré : « extrêmement inquiet sur les risques d’évolution vers des entrepôts humains » (janvier 2026), mais la France n’a pas d’argent… Dans le même temps, les maux n’arrivant jamais seuls, la France est devenu le pays avec la plus forte criminalité d’Europe, devant tous les autres pays, y compris l’Ukraine. La justice par effet domino est elle aussi débordée, l’affaire Lyhanna l’a démontré, tandis que de grandes institutions de l’État ont été littéralement sabrées, comme l’Office National des Forêts. Les pompiers macronistes doivent alors prendre l’argent d’un côté pour venir au secours d’un autre secteur, annonçant des moyens pour la Justice… tout en continuant de déverser sur l’Ukraine des tombereaux d’argent !

Pendant ce temps… à la défense de la haute finance internationale qui veut son argent… Sophie Menthon, présidente du Mouvement ETHIC, ou Emmanuel Millard, expert comptable et président de la Sorbonne Business School… prévenaient que : « la crédibilité de la nation dépend de ce redressement budgétaire », comprendre que la France doit honorer ses dettes coûte que coûte… Les choses d’ailleurs ne se sont pas faites attendre, alors que mi-juillet la plateforme Le Revenu annonçait que : « France : les marchés obligataires sanctionnent la situation budgétaire de l’État », tandis que le gouvernement cherchait à convaincre les marchés de sa capacité (imaginaire) à réduire le déficit public. En réalité cette capacité n’existe pas, du moins avec l’ensemble des politiques des partis fromagistes, tous issus de ce système et tous responsables de plus de 40 ans de trahison.

Pour trouver l’argent… il faut trancher dans les revenus de l’oligarchie des ors de la République, sortir de l’Euro, sortir de l’Union européenne, sortir de l’OTAN, dénoncer la dette et nationaliser de nombreuses entreprises stratégiques en France, qui étaient le bien des Français et qui ont été vendues par les mêmes irresponsables, pour prendre encore plus de dette… et pousser l’échéance au moins jusqu’à la fin de leur mandat. Lecornu déjà aux abois, mettait en garde les parlementaires sur la nécessité d’adopter le budget 2027… avant l’élection présidentielle du printemps… La maison France est hélas en feu depuis bien longtemps.

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