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Les journaux peoples et la presse spécialisée dans ce domaine sont depuis longtemps au service des puissants et des politiques. L’exemple le plus criant est l’élection de 2017, où Emmanuel et Brigitte Macron, entre décembre 2015 et l’élection firent l’objet de 17 000 articles, une masse impressionnante et jamais vue de publications. Cette presse est aux mains d’oligarques proche du pouvoir, qui l’utilisent sans vergogne pour manipuler les populations. Si Paris Match est un peu l’élite de cette presse, l’une des parutions les plus anciennes (fondé en 1949), elle est renforcée par bien d’autres journaux et site internets du genre.

Dans cet article de Souveraineté Populaire, nous nous pencherons sur cette presse, son rôle, les lecteurs, les objectifs des politiques, les rouages et au final sur un contrôle massif et sans précédent des « cervelles » françaises. Car les élections sont faussées par cette presse et l’ensemble des titres des médias publics et ceux en principe indépendants. Je dis bien en principe, car entre les propriétaires et les « subventions » étatiques pour soutenir « la liberté d’expression » (une vaste mascarade de l’État), tout le système et la manœuvre visent à garder fermement le pouvoir, en le confisquant et en faisant en sorte qu’aucune contestation possible, ni opposition véritable puissent se former sur les questions essentielles : OTAN, Euro, Union européenne, institutions républicaines, ou du moins se faisant passer pour telles…

En avant pour une plongée dans le monde de la presse people aux ordres et le petit doigt sur la couture du pantalon…

Mais qui lit la presse people en France ? C’est un public silencieux et ciblé, comprenant 18 millions de lecteurs par semaine dans le pays. Ce lectorat est diversifié, massivement féminin, mais ils sont surtout des « consommateurs non avoués », car la lecture de cette presse n’est pas vue par l’opinion publique comme un signe… d’intelligence, mais plutôt de futilité, de voyeurisme et de mollesse intellectuelle. Ce public dénigre d’ailleurs sa propre lecture en public et n’ose l’avouer. Les lecteurs affirment que leur achat est rare ou exceptionnel, alors qu’il est en réalité très régulier. L’une des particularités est qu’ils achètent d’autres titres, estimant passer inaperçus, notamment dans les files d’attente. De nombreuses personnes par ailleurs préfèrent feuilleter les parutions dans les kiosques, les bibliothèques ou les supermarchés. Les chercheurs ont montré que ce lectorat n’est pas nettement séparé par la classe sociale, par rapport à d’autres pays. L’audience est disséminée dans toutes les classes et niveaux de la société française. Même si cette presse est condamnée, méprisée et critiquée, elle génère un chiffre d’affaire colossal.

Les oligarques ne s’y sont pas trompés d’ailleurs et la plupart d’entre eux, dans la constitution d’empires de presse, on acquit des journaux et titres people. Les méthodes sont d’ailleurs toujours les mêmes, scandales, têtes couronnées, dessous supposés de la vie des puissants, des stars, mais aussi le trash, les catastrophes et la nudité des célébrités. Trois gros titres dominent le marché en France, notamment Ici Paris, Voici ou Gala, avec également Closer, France Dimanche et Paris Match. Parmi les leaders, citons Point de Vue, un hebdomadaire possédé par la holding Artemis de la famille milliardaire Pinault. Paris Match est quant à lui possédé par le groupe Lagardère et Vivendi, de l’oligarque français Vincent Bolloré. Le journal Marie Claire est entre les mains de la famille Prouvost, tandis que Gala et Voici sont possédés par Prisma Media, du groupe Louis Hachette… dont Arnaud Lagardère est le président depuis 2025.

Les femmes visées. Elles sont en effet la cible prioritaire de cette presse, alors qu’une étude de l’ACPM estimait que 97 % des femmes de plus de 35 ans lisent au moins un magazine people par mois. En 2005, le lancement du journal Closer visait les femmes dans une tranche avouée des 25-49 ans, tandis que le magazine Public se définissait comme : « Le magazine Féminin People ». Le journal Closer est possédé par le groupe Reworld Media, un éditeur de presse français, mais filiale française de l’Italien Mondadori, le groupe ayant été fondé par Pascal Chevalier et Gautier Normand. Quant au journal Public, il est lui aussi entre les mains du groupe Louis Hachette, via Prisma Media et dont l’actionnaire principal est Arnaud Lagardère (mais le groupe Lagardère est lui-même possédé par Vincent Bolloré majoritairement). Le but de ces parutions, au-delà de générer d’importants revenus est aussi de les influencer fortement. Ce public spécifique ne répond pas aux mêmes codes que le public masculin et surtout n’a pas et de loin, le même rapport à la politique. Même si l’écart s’est considérablement réduit depuis quelques décennies, elles sont par exemple encore les plus gros bataillons d’abstentionnistes. Beaucoup d’entre elles sont également peu, ou pas engagées en politique, avec un écart énorme dans les partis, toutes tendances confondues. Elles sont aussi en France plus nombreuses que les hommes, notamment dans les tranches les plus âgées par l’effet d’une durée de vie plus importante. Malgré tout, le phénomène ne doit pas faire oublier, qu’il naît en France beaucoup plus d’hommes que de femmes (105 contre 100), le basculement du nombre commençant à partir de 25 ans (pour une population avec un ratio de 95 contre 100).

La masse qui doit rester sous contrôle pour valider le système. Elles sont donc un enjeu majeur de la propagande et guerre psychologique, car elles peuvent littéralement retourner une élection. Cette masse est évidemment complétée par beaucoup d’hommes, dans un phénomène connu d’une majorité de gens se situant dans un espace friable. Ils sont plus influençables, plus enclins à être influencés par le marketing, la publicité, la presse étatique, les parutions du système (chiens de garde) et représentent une force politique majoritaire, à côté du premier parti politique de France : les abstentionnistes. Tout l’enjeu du pouvoir est de maintenir cette masse d’hommes et de femmes, dans le cadre de l’idéologie dominante, autour de la « démocratie », de l’Union européenne, de l’Euro, de l’OTAN et d’une vision simpliste de la France, notamment sur « le pays de cocagne ». Si les Français sont connus pour se plaindre et être critiques en principe sur le pouvoir, l’idée est de comparer le pays avec beaucoup d’autres désignés comme les mauvais exemples. Selon cette stratégie, l’herbe serait toujours plus verte en France, « la liberté d’expression » serait réelle, les gens nés en France seraient chanceux par comparaison à l’immense masse « de miséreux » ou « d’opprimés » dans ces fameux pays montrés du doigt.

Les mécaniques électorales. En France, environ 50,2 millions de personnes sont inscrites sur les listes électorales, dont 7,7 millions sont mal-inscrites, c’est à dire qu’elles n’ont pas fait les changements nécessaires pour voter dans leur commune de résidence. Cependant, il y a un solide noyau de non-inscrits, environ 2,9 millions de personnes (INSEE, 2022). Nonobstant, parmi les électeurs en fonction des élections et de la perception de leur intérêt par les Français, le premier parti reste celui des abstentionnistes, entre 26 et 67 % selon les élections. Le dernier exemple est celui des Municipales 2026, où 43 % des Français s’abstinrent de voter, soit une force politique de plus de 21,5 millions d’électeurs. Il faut ajouter à cette masse un petit pourcentage de votes blancs et nuls, qui ne sont jamais comptabilisés d’ailleurs dans les scores électoraux (un vieux scandale…), rendant ce geste absurde et participant à la neutralisation de la vie démocratique en France. En 2024, ils étaient par exemple environ 580 000 à voter blanc, pour un taux d’abstention de 33,29 %. En prenant cette élection comme exemple, c’est environ 17 millions d’électeurs qui ne participaient pas, plus nos non-inscrits, soit 20 millions de personnes.

Les derniers exemples électoraux. Selon ce calcul, toujours en prenant en compte cette élection législative de 2024, c’est seulement 30 millions de personnes qui ont été les acteurs de cette dernière. Ils ne représentaient donc que 60 % seulement de la population et dans l’élection des Municipales 2026, probablement aux alentours des 50 %. Pour le pouvoir, tout l’enjeu est donc d’attirer dans les urnes cette masse de 30 millions d’électeurs, qui peut fluctuer, les élections présidentielles étant les plus suivies par les électeurs. La presse joue donc un rôle phénoménal, car elle permet selon les élections, de rassembler des renforts fluctuants, aux idées molles et n’ayant ni l’habitude, ni l’intention de s’informer, d’analyser ou de passer du temps à le faire. En prenant l’exemple de la présidentielle 2022, les votants furent quasiment 36 millions, soit une masse fluctuante entre les deux élections de 6 millions. Le fait intéressant est ensuite de détailler les votes du premier tour, soit 9,7 millions pour Emmanuel Macron, 8,1 millions pour Marine Le Pen et 7,7 millions pour Jean-Luc Mélenchon. Avec 18 millions de lecteurs assidus de la presse people… tout le monde aura compris la puissance de frappe… L’arnaque réside aussi dans le fait que durant toutes les élections présidentielles, les candidats ont été élus justement avec des forces se situant toujours dans une fourchette de 6 à 12 millions d’électeurs (entre 1995 et 2022). Le plus gros score obtenu le fut par Nicolas Sarkozy, avec 11,4 millions de voix (Emmanuel Macron à 8,6 millions en 2017). En prenant le score d’Emmanuel Macron pour la dernière élection présidentielle, pour convaincre, sur un total de 50 millions d’électeurs, l’homme gagna l’élection en étant capable d’assembler seulement… 16 % d’entre eux. Les efforts à mener sont donc pour la presse de toujours faire valider un candidat du système au second tour d’une présidentielle, en sachant qu’ils n’ont besoin que d’une force politique finalement très modeste, d’environ 1 électeur sur 6. C’est cet électeur qui domine… les autres et c’est cet électeur qu’il faut convaincre de voter pour le bon candidat…

C’est la raison pour laquelle 17 000 articles furent écrits sur Emmanuel et Brigitte Macron entre 2016 et 2017… alors que Gabriel Attal est déjà dénoncé pour utiliser la presse people pour « se présidentialiser » en 2027. Pour le couple Macron le phénomène fut de faire du couple une star de la presse people, hypnotisant les lecteurs sur « un amour atypique » commencé dans la pédophilie et autour de l’anticonformisme… Attal fait actuellement la même chose sur sa privée dans les médias, s’épanchant sur sa vie homosexuelle, racontant dans des interviews sa supposée vie privée et son histoire avec Stéphane Séjourné, un calcul stratégique pour fendre l’armure et tenter de refaire le fabuleux coup Macron de 2017-2022… Et puis accessoirement, pour la presse people c’est aussi le moyen d’exploiter sans fin un filon très très lucratif !!! Et de remplir les poches aux passages des fameux propriétaires et oligarques, eux-mêmes des proches et complices des personnages mis en scène… Dans tous les cas, un candidat du système, des formations dominantes de la droite libérale, de la Macronie et de la Gauche Caviar doit absolument dépasser aujourd’hui les 8 millions de votes…

Il y a ensuite l’arnaque du vote en deux tours… mais ceci est une autre histoire !

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