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Lorsque la loi française interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans entrera pleinement en vigueur, elle ne se contentera pas de « protéger les enfants ». Elle imposera à l’ensemble des utilisateurs une vérification d’âge reposant sur des pièces d’identité, FranceConnect ou de la reconnaissance faciale. Les nouveaux comptes seront concernés à partir de septembre 2026, tous les autres comptes à partir de janvier 2027. Ainsi, tout le monde devra décliner son identité pour continuer à utiliser X, Instagram, TikTok, YouTube et, par ricochet, les plateformes de diffusion de contenus d’information. Cette mesure de surveillance généralisée, présentée comme une protection de la jeunesse, porte en réalité un coup structurel au modèle économique des chaînes d’information alternatives qui ont fleuri sur YouTube et sur X.

Un article de Souveraineté Populaire, par Philippe Conte reprenant les dernières informations que nous connaissons sur une loi qui cache un loup et pas des moindres, alors que le contrôle des populations prend une tournure très inquiétante en France, pourtant défini comme le « pays des Droits de l’homme ». Des droits qui sont en danger, dans un processus généralisé et sous la pression d’européistes fanatiques, les « patrons » de la Commission européenne, car plus aucun point de vue alternatif ne droit avoir droit de cité… à terme…

Ces chaînes vivent de la monétisation des vues. Publicité programmatique, Super Thanks, abonnements, partenariats, dons : tout repose sur le volume d’audience et sur la capacité à maintenir un flux régulier de spectateurs. Or l’obligation d’identification crée une friction massive. Une partie significative du public – notamment les internautes soucieux de leur vie privée, les personnes âgées, les professionnels, les citoyens critiques du système médiatique traditionnel – refusera de transmettre sa carte d’identité ou son visage à une plateforme. D’autres utiliseront des VPN, des comptes secondaires ou abandonneront purement et simplement. Le résultat est mathématique : baisse du nombre de comptes actifs, baisse de l’engagement, baisse des vues, et donc baisse des revenus.

Les créateurs alternatifs, souvent seuls ou en petites équipes, ne disposent pas des réserves de trésorerie des grands groupes audiovisuels. Une chute de 20 à 30 % d’audience peut suffire à rendre une chaîne non viable. Les algorithmes, déjà peu favorables aux contenus dissidents, accentueront le phénomène : moins d’interactions, moins de recommandations, cercle vicieux. La monétisation, déjà fragile sur des sujets politiques ou d’actualité non conformes, s’effondrera pour beaucoup. Sur le plateau de TVL, mardi 21 juillet, le Youtubeur politique Greg Tabibian s’en est ému, constatant que son modèle économique est en péril.

Ce n’est pas un hasard si ce type de législation arrive au moment où le modèle américain montre l’efficacité des médias indépendants. Tucker Carlson, après son départ de Fox News, a construit un réseau indépendant dont les épisodes dépassent régulièrement les 50 millions de vues cumulées sur les plateformes numériques, loin devant les audiences primetime des chaînes câblées historiques. D’autres figures – Joe Rogan, divers podcasteurs et chaînes YouTube – captent désormais une part croissante de l’attention publique, y compris sur des sujets d’actualité brûlante. Les médias traditionnels et les élites politiques observent ce basculement avec inquiétude : le monopole de la narration s’érode. Les scores d’audience et de confiance des grands titres et des chaînes historiques stagnent ou reculent, tandis que les voix « hors système » progressent dans l’audimat.

Dans ce contexte, l’argument de la protection des enfants sert de paravent commode. Personne ne conteste la nécessité de limiter l’exposition des mineurs aux contenus toxiques ou addictifs. Mais l’outil choisi – l’identification généralisée de tous les utilisateurs – va bien au-delà. Il transforme l’accès à l’information en un acte surveillé. Il dissuade, par la friction et par la peur du fichage, ceux qui cherchent des points de vue différents de ceux des médias agréés. Il pousse discrètement le citoyen vers les sources traditionnelles, plus faciles d’accès, déjà intégrées dans les habitudes et moins menacées par les nouvelles contraintes techniques.

Les plateformes elles-mêmes, confrontées à des amendes potentielles et à des obligations de conformité complexes, auront tendance à se montrer prudentes. Elles pourront restreindre davantage les contenus « sensibles », renforcer les systèmes de signalement, ou simplement laisser les algorithmes privilégier les acteurs établis. Les créateurs alternatifs, déjà sous pression de démonétisation et de shadowban, se retrouveront dans un environnement encore plus hostile.

Le danger n’est donc pas seulement économique. C’est un danger pour le pluralisme de l’information. Quand les chaînes indépendantes perdent leur capacité à vivre de leur audience, c’est toute une offre de contre-expertise, d’enquête et de débat qui s’affaiblit. Les citoyens qui se détournent des médias traditionnels – faute de confiance, de diversité ou de pertinence – se retrouvent avec moins d’options. Le résultat est un recentrage forcé vers les sources dominantes, exactement ce que redoutent ceux qui ont observé la montée en puissance des Tucker Carlson et de leurs équivalents européens.

La loi française s’inscrit dans un mouvement international ou plutôt occidental. L’Australie, le Royaume-Uni, l’Allemagne ont adopté ou se préparent à adopter des mesures similaires. Partout, la protection de l’enfance sert de levier pour imposer des contrôles d’identité en ligne. Pourtant, l’histoire des technologies de surveillance montre que les outils créés pour les mineurs finissent rarement par s’y limiter. Une fois l’architecture d’identification en place, elle peut être étendue, réutilisée, croisée avec d’autres bases de données. Enfin, le précédent australien prouve que les jeunes adolescents savent parfaitement contourner les mesures en place, ce qui démontre que l’alibi de leur protection ne tient pas.

Les chaînes d’information alternative sur YouTube et X ne sont pas des entreprises philanthropiques qui vivent d’amour et d’eau fraîche. Elles ne touchent pas non plus les subventions publiques de l’aide à la presse. Elles existent parce qu’un public les regarde et les finance par ses clics et ses abonnements. En rendant cet accès plus lourd, plus intrusif et plus risqué, la future législation ne cherche pas à protéger les enfants mais à fragiliser un modèle économique qui a permis, pour la première fois depuis longtemps, de contester efficacement le monopole de l’information.

Et cela en préparation de la déferlante de propagande de guerre qui va accompagner le conflit mondial que concoctent nos « élites ».

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