English Français Русский

Le 5 février 2023, un commandant ukrainien a fièrement montré dans une vidéo des drones et des cartouches d’armes chimiques devant être larguées par ces dernières sur des soldats russes. Trois jours plus tard, et malgré l’important battage autour de cette utilisation officielle d’armes chimiques par l’Ukraine sur les réseaux sociaux, et l’interpellation de l’OIAC par plusieurs utilisateurs de Twitter, l’organisation se fait remarquer par son silence.

Il y a trois jours, un commandant d’une unité de reconnaissance aérienne tactique de l’armée ukrainienne, Robert Madiar, a publié sur sa chaîne Telegram une vidéo montrant plusieurs drones, ainsi que des cartouches d’armes chimiques, certaines (vides) étalées sur une table, d’autres (pleines) stockées dans un congélateur. Ces cartouches sont faites pour être larguées par des drones, ce qui rend ces armes chimiques « made in Ukraine » d’autant plus dangereuses que les soldats russes ne les entendront pas arriver.

Or, sur les deux premières photos du post d’Ukraina.ru, on peut voir le même genre de drone, abattu à Novobakhmoutovka, après qu’il ait largué sur les positions russes un produit qui a provoqué vomissements et convulsions chez les soldats.

Au vu des symptômes provoqués et des conditions de stockage des cartouches montrées par Robert Madiar, l’Ukraine semble produire et utiliser contre les soldats russes du chlorure de cyanogène (solide à -7°C, se vaporise à 13°C), qui est inscrit dans le 3e tableau de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (toute production doit être déclarée à l’OIAC). Or l’Ukraine a signé cette convention.

Ce qui ne l’a pas empêché en avril 2022, de faire exploser une citerne remplie d’acide nitrique à Roubejnoye alors que l’armée ukrainienne se retirait de la ville, menant de fait une attaque à l’arme chimique.

Et l’Ukraine ne s’est pas arrêtée là puisque le 31 juillet 2022, le ministère russe de la Défense a ouvertement annoncé l'utilisation d'armes chimiques par Kiev contre les troupes russes. Et en décembre 2022, le représentant permanent de la fédération de Russie auprès de l'OIAC a déclaré que Moscou disposait d'informations sur des Américains aidant l’Ukraine à préparer des provocations chimiques.

Le 7 février 2023, deux jours après la publication de la vidéo de Madiar, une autre vidéo est apparue dans des forums de discussion ukrainiens, montrant un drone larguant des grenades sur des soldats russes, et l’agonie horrible de l’un d’entre eux qui se noie dans un canal d’irrigation après avoir été pris de convulsions.

Vidéo à ne regarder que si vous avez le cœur bien accroché :

Très vite, cette vidéo a été considérée comme la preuve que l’Ukraine a bien utilisé des armes chimiques contre les soldats russes, en violation de la convention signée par Kiev.

Si j’ai attendu avant de faire cet article, c’était pour voir si l’OIAC allait réagir, alors que l’organisation a été interpellée sur Twitter dès la publication de la vidéo de Madiar du 5 février 2022. Mais trois jours après l’apparition de la preuve que l’Ukraine produit et utilise des armes chimiques contre les forces russes, l’OIAC reste totalement silencieuse, se discréditant ainsi totalement.

Que ce soit l’OSCE, l’AIEA ou l’OIAC, ces trois organisations internationales se sont toutes avérées, depuis plusieurs années, incapables de remplir leur rôle, affichant ouvertement une partialité totale en faveur de l’OTAN et de ses colonies comme l’Ukraine, qui les rend totalement inutiles. Or ces organisations coûtent de l’argent aux pays qui en sont membres. En clair, la Russie, et d’autres pays non alignés sur la politique de l’OTAN jettent de l’argent par les fenêtres dans des organisations qui ne font pas leur travail. Je pense qu’il est temps de repenser la façon dont fonctionnent ces institutions, et si elles sont incapables de se réformer, d’en sortir et d’en créer de nouvelles, plus efficaces.

Fil d'actualités