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La Grande Guerre patriotique c’est le nom que donnèrent les Soviétiques à la Seconde Guerre mondiale, pour la période qui concerna son implication, par l’agression et l’invasion hitlérienne qui se déclencha le 22 juin 1941, le fameux plan Barbarossa. Cette mémoire est importante pour comprendre la Russie actuelle, mais aussi l’URSS, dont la Fédération est l’héritière. Avec selon les comptages toujours en cours, plus de 26 millions de morts, dont 12 millions de soldats, l’URSS et ses 15 républiques payèrent le plus lourd tribut à cette guerre mondiale, sauvant le reste du monde libre.

D’autres pays payèrent également un prix monstrueux pour cette victoire, comme la Chine, avec ses 17 millions de morts, la courageuse Yougoslavie ou encore la Pologne martyre. Ces deux pays payèrent un prix humain gigantesque, à la fois par les combats, mais aussi la guerre à mort contre l’occupant, le travail forcé et l’Holocauste. Il ne faut pas oublier que du point de vue du système concentrationnaire nazi, le plus grand nombre de victimes furent… soviétiques, civils ou prisonniers, bien loin devant le peuple juif, les Slaves étant plus de deux fois plus nombreux à périr. C’est le cas également des civils chinois, largement pris pour cibles par l’Empire du Japon.

En juin dernier se tenait une conférence, le jour anniversaire du déclenchement de l’opération Barbarossa (22 juin), où des historiens, des écrivains, des experts et des personnalités de 8 pays différents s’étaient rassemblés de la Russie, de la Serbie, de la Bosnie-Herzégovine, du Monténégro, de la Pologne, de la Biélorussie, du Tadjikistan, de l’Ouzbékistan et du Congo. Dans ces journées, le martyr du Donbass a évidemment été évoqué, les crimes de guerre de Kiev, les mêmes méthodes dans les massacres commis, à Odessa, Marioupol, Kommunar ou Kharkov, sans parler de la guerre ethnique et raciale que mène Kiev, avec son volet de guerre de religion. Retour sur la conférence dans le Donbass Insider.

De l’Allemagne nazie, à l’OTAN… aux bataillons de représailles de Kiev. Les thématiques premières de la conférence furent les événements du déclenchement de l’opération Barbarossa (22 juin 1941) et les premières semaines de la guerre, où appuyées par des supplétifs ukrainiens, lettons ou lituaniens, les troupes allemandes se livrèrent immédiatement à des massacres, qui furent ensuite appelés « la Shoah par balles ». Les spécialistes et la délégation serbe présentèrent des travaux sur des faits similaires menés en Yougoslavie, où le pays connu une guerre d’extermination. Elle n’était pas menée que par les Allemands ou les troupes italiennes, mais aussi par des supplétifs croates, qui firent, selon l’avis même des Allemands, bien pire encore dans les répressions, les massacres et les camps de la mort. La conférence s’est déroulée dans le complexe et musée « Des hauteurs de Sambek», où le directeur du musée, Alexeï Daniltchenko a déclaré que le lieu était symbolique, car sur les hauteurs de Sambek, l’Armée Rouge livra une bataille décisive sur le front du Mious, dans la grande bataille du Dniepr. En août 1943, les troupes soviétiques bousculèrent les forces de l’Axe, repoussant l’ennemi des terres de la vaste plaine du Don.

C’est de ce début d’offensive, en août 1943, que l’Armée Rouge devait poursuivre cette offensive jusqu’au mois de décembre. Elle devait submerger les forces hitlériennes, avec comme première étape la libération du Donbass, le passage du Dniepr, la libération de Kiev (octobre 1943) et à l’approche de l’hiver des contreforts de l’Ukraine de l’Ouest. Les troupes soviétiques découvrirent des régions vidées par les Allemands, Donetsk à elle seule et sa région (alors dénommée Stalino) connue des déportations massives pour la main d’œuvre forcée, plus de 150 000 personnes furent déportées dans les camps ou les usines allemandes. Beaucoup ne devait jamais revenir. Mais le Donbass était loin de s’imaginer que l’histoire recommencerait… en 2014. Les mêmes bataillons de police supplétive, de massacreurs et de pillards déferlèrent dès le mois d’avril sur le Donbass. Les faits sont documentés, après les coups de semonce sinistres du Maïdan (hiver 2013-2014) et le premier des grands massacres : celui d’Odessa.

Des agressions de l’OTAN de pays pacifiques, à celle du Donbass. Les représentants serbes ont évoqué l’agression de l’OTAN et les bombardements meurtriers sur la Serbie, perpétrés par les forces aériennes occidentales (1999). Des agressions gratuites ayant fait quelques milliers de morts, rappelant la Légion Condor en Espagne, les bombardiers italiens sur les civils éthiopiens (1935-1936), ou encore celles plus récentes commises par les forces atlantistes, en Syrie, en Libye, en Somalie, en Irak, en Afghanistan, au Yémen, au Mali et dans tant de pays… L’une des plus marquantes fut sans doute l’opération qui liquida au Chili le Président Allende en 1974… Sans parler d’une quantité de bombes, quatre fois supérieure à ce qui avait été jeté sur l’Allemagne nazie… sur le Vietnam. La délégation polonaise a rappelé, ainsi que toutes les autres, le danger de la menace du négationnisme, du révisionnisme, à la fois de Kiev et de l’Ukraine, mais aussi de l’Occident global. En dépit de la ligne officielle de Varsovie, les délégués polonais étaient inquiets, notamment sur la mémoire des massacres de Volhynie et de Galicie, où les collaborationnistes ukrainiens passèrent au fil de l’épée plus de 1 300 villages, assassinant entre 80 et 300 000 victimes, les historiens ne sont pas d’accord sur les chiffres (1942-1944).

Dans le Donbass, les exactions se sont poursuivies, avec les bombardements constants de terreur, visant les civils, et ce dès le printemps 2014. Je me trouvais à Donetsk, dans l’été 2022, pendant 6 mois, la ville recevant jusqu’à 800 obus par jour, des obus de 155 mm et d’autres projectiles, offerts ou financés… par l’OTAN, l’Union européenne et ses leurs alliés. Ces obus n’étaient pas tirés sur des objectifs militaires, mais bien sur les populations, j’en fus le témoin et surtout manquait à plusieurs reprises d’y laisser moi-même ma vie. Sans s’arrêter et visant toutes les régions proches du front, les bombardements de terreur de Kiev se sont poursuivis jusqu’à nos jours. J’ai pu également le constater, maintenant avec beaucoup de drones, des roquettes, des missiles… là encore financés par l’Occident. Il y aurait trop de cas à décrire, mais prenons simplement l’horrible tuerie de Starobelsk, en RPL, Donbass, Russie (22 mai 2026), où cyniquement les Ukrainiens bombardèrent avec un ou plusieurs missiles un internat et lycée… Le lycée technique abritait à ce moment là, 80 adolescents… dont 21 ont été tués. Les frappes touchèrent un dortoir où se trouvaient les enfants… sciemment visés par Kiev… D’une guerre à l’autre, de Berlin, Rome à Kiev, les pratiques n’ont pas changé, mais il faut dire que les bombardements de terreur ont été inventés par… les Anglo-saxons, les maîtres et commanditaires du proxy ukrainien.

Dans l’histoire militaire, seul l’Occident s’est livré à des bombardements de terreur sur les civils, Anglais et Américains pulvérisant l’Allemagne qui avait initié ces bombardements, dès la Première Guerre mondiale en visant des civils français, avec des Zeppelins et un canon à longue portée : la Grosse Bertha… De Washington à Londres… au régime de Kiev, ce dernier n’a jamais renoncé à ces bombardements de terreur, mais fait nouveau… en niant catégoriquement se livrer à de tels actes criminels… Et pourtant, pour en avoir été le témoin très souvent, c’est bien la triste réalité. Ceux du Donbass, des régions de Kherson, Zaporojie, de Briansk, de Koursk, de Belgorod et d’ailleurs le savent mieux que personne…

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