Une conférence de presse a été donnée ce jour par l’agence DAN, où je me suis rendu à l’invitation du service de presse de la RPD. Alors que j’étais en route, les Ukrainiens ont ouvert le feu sur le centre de la ville, utilisant les canons de 155 mm de l’OTAN. Les rues Artem et Pouchkine, équivalentes dirons nous aux Champs-Élysées à Paris, très fréquentées, ont été prises pour cibles. Ce qui était visé en ce jour ce sont finalement les Institutions et le gouvernement de la RPD, alors que justement la fameuse conférence devait se dérouler dans la salle de presse de l’agence DAN, se trouvant dans le bâtiment du Conseil Populaire de la République. L’hôtel Central, qui se trouve immédiatement derrière et qui reçoit toujours de nombreux journalistes, personnalités de passage et d’ailleurs aussi d’Occident, a aussi été visé. Selon les informations que je possède, il y eut au moins trois morts, et des blessés, bilan provisoire.
Un camp d’entraînement secret du SBU en Tchéquie. Le bombardement perturba grandement le déroulement de la conférence, puisque pour ne prendre aucun risque, les autorités préférèrent déplacer cette dernière une heure et demie plus tard. Prenant mon mal en patience, je ne fus pas déçu de cette attente, nous savions seulement que le thème serait une action subversive des services secrets ukrainiens en RPD. Dans une présentation d’environ 15 minutes, Mikhaïl Popov, capitaine et porte-parole des services du MGB, et un adjoint du Ministère des Affaires Étrangères, nous ont fait part d’une opération projetée d’attentat à la bombe. Cet attentat devait être commis par un citoyen du Donbass, originaire de la partie occupée par l’Ukraine, et qui s’était installé à Lvov dans l’Ouest du pays. Il fut recruté par un agent du SBU, pour rejoindre un camp d’entraînement afin de recevoir une formation militaire organisée par les services secrets ukrainiens sur le territoire de la République Tchèque (fin octobre 2021). Après avoir accepté, il reçut un visa Schengen de ce pays et rallia sa destination. Suite à une formation poussée au maniement de diverses armes, il lui fut proposé de participer à une opération terroriste (mars 2022), visant à réaliser un attentat à la bombe lors du référendum qui se déroulerait dans la République Populaire de Donetsk, pour demander à la population son avis sur le rattachement à la Fédération de Russie.
Une bombe pour faire un carnage lors du futur référendum. Cette proposition lui fut faite par un officier en uniforme camouflage, portant un insigne et drapeau de la République Tchèque. L’homme lui proposa de lui donner 2 000 euros en liquide comme avance pour son travail, tandis qu’une somme égale devait lui être versée sur son compte en banque une fois la mission accomplie. Son rôle devait être de revenir en Ukraine, réceptionner la bombe, placée dans un sac à dos et qu’il pourrait activer à distance avec une télécommande. Durant la conférence, tout ce matériel nous fut présenté, et nous avons pu photographier les différentes passeports de Evguéni Karpenko, né le 29 janvier 1984, ainsi que son visa Schengen délivré par la Tchéquie et valable entre le 8 novembre 2021 et le 6 mai 2022. La méthode rappelle grandement celle qui fut utilisée contre Daria Dougine par la tueuse du SBU, Natalia Vovk alias Shaban. Une fois l’argent, en main, Karpenko avait pris la direction de l’Ukraine, où il réceptionna le fameux sac à dos et se dirigea vers le front du Donbass. En chemin, après avoir longuement réfléchi aux conséquences, ne parlant par ailleurs que le Russe et sentant bien qu’il allait commettre l’irréparable, il changea d’avis. Dans un premier temps il réalisa la première partie du plan, à savoir rester dans la zone du front pour attendre les troupes russes, et se retrouver dès lors dans la zone républicaine. Mais au lieu d’attendre le jour du référendum annoncé en principe pour le mois de septembre prochain (sans certitude, la date sera peut-être reportée plus tard, Donetsk étant sous les obus ukrainiens des canons de l’OTAN), il décida de passer du côté de la RPD et se livra immédiatement avec sa bombe aux services de sécurité du MGB. C’est lui-même qui a raconté cette histoire durant la conférence.
L’Ukraine ce pays sans limite qui a tous les droits, même celui du terrorisme. Ce témoignage démontre une fois de plus que l’Ukraine est un État qui pratique le terrorisme, comme lors des assassinats de politiques, d’hommes d’influence ou des journalistes en Ukraine (cas emblématique de Bouzina), mais aussi en Russie comme dans le cas de Boris Nemtsov, ou dernièrement de Daria Dougine. Il était de notoriété publique que l’OTAN supportait l’Ukraine depuis 2014, et avait formé également des agents dans des camps secrets entre 2012 et 2013 (en préparation de l’opération du Maïdan), sur le territoire de pays de l’Union européenne. Aujourd’hui la preuve en est faite, mais à la surprise générale il ne s’agit pas de la Pologne ou des états baltes, mais de la République Tchèque. Le camp d’entraînement existait donc bien avant l’opération spéciale russe (24 février 2022), et formait des agents du SBU et d’autres personnels sans doute depuis plusieurs années. La République Tchèque aura des comptes à rendre à la Russie, l’Ukraine quant à elle a depuis de nombreuses années montrée son sinistre visage : celui des massacres, des tortures, de l’épuration ethnique, des crimes de guerre y compris contre des prisonniers, des bombardements de civils, des assassinats politiques et enfin des attentats terroristes. Elle n’a plus aucune limite, en grande partie grâce à des pays comme la France, où des médias irresponsables relaient sans relâche une monstrueuse propagande, avalisant l’ensemble des crimes de l’Ukraine et inversant les rôles. Ces journalistes sont à l’heure actuelle, tant en Ukraine qu’en Occident, les plus fautifs et les plus responsables de la situation actuelle. Après huit ans de mensonges, de révisionnisme, de négationnisme, de manipulations des masses, de réécriture de l’histoire, de tentatives de cacher la vérité au plus grand nombre, on se demande bien s’il existe une limite à tout cela.