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Parmi les médias, se proclamant indépendant et qui sont à la pointe de la désinformation en France, il y a Slate.fr. Entre le magazine Voici à la mode « briseur de complotisme », vous naviguerez dans les tréfonds de la diffamation, et il ne manque plus à Slate que les pin-ups faiblement vêtues, pour ressembler à l’un de ces magazines à sensation, où vous sont révélés d’indicibles complots, secrets et autres révélations croustillantes, surfant sur l’exagération, le mensonge. C’est dans un média comme Slate, que des tribunes sont ouvertes à des journalistes du système, pouvant déverser des flots d’accusations et d’hallucinants « reportages ». A la manière de Je suis Partout, dans les plus sombres années, Slate dénonce les « ennemis » du système, et s’attache à casser du souverainiste, de l’opposant politique et tous ceux dont la tête dépasse… et qui dérangent. Mais qui se cache derrière Slate ?

Une officine de la propagande américaine, avant-garde de Georges Soros. Cela ne s’invente pas, mais le magazine est possédé par la Bobo Holdings Company, et fut lancé par un certain Michael Kinsley (1951-). Passé par le prestigieux collège d’Harvard, Kinsley est d’origine juive, étudiant à Oxford, et à l’Université George Washington. Docteur en droit, il fit une carrière prestigieuse. D’abord à la Télévision, puis comme rédacteur en chef du Washington Monthly (1975), puis du The New Republic (1979). Il devînt un chroniqueur politique très en vue dans les années 80 et 90, ses analyses étant reprises par d’autres journaux beaucoup plus puissants, comme le Washington Post. Son succès grandissant, lui valut le prix Gerald Loeb, décerné pour la reconnaissance de l’excellence de journalistes dans le domaine de l’entreprise, de la finance ou de l’économie (1986). Il cumula très vite les casquettes, rédacteur en chef du Harper’s, mais aussi de The Economist, avant d’atteindre les plateaux TV de CNN (1989-1995). Il fut même acteur dans trois films américains (1993-1996), avant de devenir le patron de la nouvelle revue de Microsoft, Slate (1996-2002). Sa carrière se poursuivit dans les plus grandes officines des médias mainstream, le Los Angeles Times (2004), de nouveau le Washington Post et Slate (depuis 2006), auteur de chroniques et enfin du Guardian, ou encore du Times (2009). A travers ce parcours, tout le monde peut voir pour qui a toujours « roulé » Kinsley.

Propagande américaine et nouveaux chiens de garde du système. Durant cette même année 2009, une version française débarqua dans l’Hexagone, et fut fondée par cinq compère  : Jean-Marie Colombani, Eric Leser, Johan Hufnagel, Eric Le Boucher et Jacques Attali. Le groupe Slate ne possèdait que 15 % du capital de la version française.

Jean-Marie Colombani (1948-), fut président du directoire et directeur du Monde (1994-2007). Créature venu de l’IEP (Institut d’études politiques), il est aussi membre du club Le Siècle, membre de la French-American-Foundation (qui depuis sa création en 1975 se consacre à renforcer les liens entre la France et les États-Unis). Il fut révélé en 2003, qu’il était au cœur de compromissions politiques entre la presse et le pouvoir. Son départ du Monde lui valut une indemnité cosmique de 950 000 euros, alors qu’il gagnait un salaire annuel de 340 000 euros (28 000 euros par mois). Il fut l’un des importateurs en France du journalisme de validation, qui appuie en réalité les lobbyings et l’idéologie gouvernementale, en opposition au journalisme d’investigations. A sa fondation, il fut nommé directeur de publication de Slate (2009), en s’infiltrant également comme éditorialiste et influenceur dans le gratuit Direct Matin (2013, aujourd’hui CNEWS). Il fut décoré pour ses loyaux services de l’Ischia International Journalism Award et porte même la Légion d’honneur (2015).

Eric Leser (1961-), pur produit des nouveaux chiens de garde, étudiant de l’IPJ (Institut pratique du journalisme), puis journaliste au Monde, à l’agence Reuters, et correspondant à New-York (2001-2007). C’est lui qui couvrit les événements tragiques du 11 septembre. On imagine parfaitement comment il fut recruté et bombardé directeur général de Slate à sa fondation (2009). Il fit bientôt des petits en créant Slate Afrique pour désinformer le public francophone africain (2011), mais fut débarqué lors de l’achat de Slate par Ariane et Benjamin Rothschild (2017).

Johan Hufnagel (1968-), diplômé en histoire-géographie, il bénéficia du soutien de son frère, Charles, gros poisson du groupe Areva (2001-2010), conseiller communication du Premier ministre Édouard Philippe (2007-2020). Grâce au népotisme ambiant dans la République française, son frère lui ouvrit les portes des journaux, à des postes d’importance. Notamment à Libération et à 20 minutes. Il occupa dans le premier, le poste de second de la rédaction, sous l’égide de Laurent Joffrin (2014), et fut rédacteur en chef de la version internet. Il fut pris dans la main dans le sac pour « discrimination positive », et ne recrutant plus que des journalistes venus de l’Afrique ou du monde arabe. Il fut lui aussi débarqué à la fois de Libération et de Slate (2017) et disparut quasiment du paysage journalistique.

Eric Le Boucher (1950-), diplômé de l’Institut de statistique de Paris, docteur en économie, journaliste au Matin de Paris (1982), puis très vite au Monde (1983-2008). Sa lente et patiente ascension, lui permit finalement de devenir membre du Codice, Conseil pour la Diffusion de la Culture Économique (2006), puis d’entrer aux Échos (2008), et de devenir membre de la commission Attali (2008), puis fondateur de Slate (2009). Il fut nommé, au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (par décret, 2010), en langage clair, un service du Premier ministre piloté par le CGSP (Commissariat général à la stratégie et à la prospective), organe chargé « de concourir à la détermination des grandes orientations pour l’avenir de la Nation ». Il s’engagea constamment pour l’immigration parlant « des bienfaits » de cette dernière. Malgré ses obligations, il ne cessa d’écrire des chroniques de soutien au régime, notamment via le journal Marianne, s’attaquant aux gilets jaunes, et supportant de manière veule et systématique la politique d’Emmanuel Macron.

Le dernier est sans doute le pire d’entre eux, j’ai nommé Jacques Attali (1943-), l’un des véritables dirigeants de la France depuis 40 ans, ancien de Polytechnique (1965), puis de l’Institut d’études politiques de Paris (1967) et de l’ENA (1970), membre du Parti socialiste (1973), chef de la campagne de Mitterrand (1973-1974) conseiller « spécial » de François Mitterrand (1981-1991), épaulé par des réseaux occultes et fortement assis dans les sphères gouvernementales, c’est lui qui fut derrière la lamentable affaire Caton, avec un certain François Hollande (1983). Il fut mis en examen dans l’affaire des ventes d’armes à l’Angola (2001), mais relaxé grâce à ses réseaux. Son empreinte fut découverte jusqu’à Saint-Pétersbourg en Russie, soupçonné dans une affaire de corruption et financement occulte de la municipalité (2004). Il fut également éditorialiste pour L’Express et Slate, conseiller intermittent ou caché des présidents Sarkozy, Hollande et Macron (2007-2022), fondateur de Slate (2009), dont il préside « le comité de surveillance ». C’est lui qui introduisit l’un de ses hommes auprès de Macron, Édouard Philippe, qui devînt Premier Ministre. Il fut désigné dans le film Les Nouveaux Chiens de Garde (inspiré du livre de Serge Hallimi, du même nom, 1995), comme l’exemple ultime de la compromission et de la collusion entre le régime français et les médias (2012). Son influence est telle, qu’il fait partie des trois français les plus suivis sur les principaux réseaux sociaux. Sans frein ni limite, il alla jusqu’à soutenir que le « souverainisme équivalait au racisme et à l’antisémitisme » (2019). Jamais personnage aussi néfaste n’a tant œuvré en coulisse contre le peuple français.

Diffamations, russophobie et basse désinformation. Le magazine Slate est aussi une possibilité débridée, pour ressasser en boucle une propagande pro-américaine, pro-atlantiste, russophobe et anti tout ce qui n’est pas avalisé par l’Ordre mondial. Sur les tons partisans, agressifs, mensongers ou diffamatoires, tout l’aréopage des journalistes français des grosses cylindrées des médias, peuvent ici s’en donner à cœur joie. On y trouve pêle-mêle de pseudos enquêtes, des délires, de la diffamation comme dans le cas d’articles sur les activistes du Donbass, à mon propos, par exemple… j’aurais « fui le Donbass », ou encore que je serai un « mercenaire ». Débordant de bile, c’est tout un arrière-ban de journalistes ratés auxquels on donne la parole, rejoints par des personnages encore plus louches. C’est le cas par exemple d’un certain Paul D. Miller. Ce personnage est un ancien membre des cabinets des président Bush et Obama, directeur au sein du Conseil de Sécurité Nationale pour l’Afghanistan (2007-2009), enseignant à l’Université de la défense nationale à Washington. Curriculum vitae impressionnant, mais aussi accusateur. Il déclina dans un article un scénario absurde, où la Russie de Poutine aurait un plan de domination en Europe, d’asservissements des pays voisins autrefois sous la tutelle soviétique (ou non) et de destruction de l’OTAN, ou à défaut de déclenchement d’une Troisième Guerre mondiale. L’horloge géopolitique décrite par Miller, remonterait selon lui jusqu’en 1939. A cette date (2016), ce fou dangereux, annonçait l’invasion prochaine des pays baltes. Malgré ces articles à sensations fortes, la sauce prit mal en France, et Slate peinant à atteindre l’équilibre financier, fut racheté par la famille Rothschild (2017). L’argent américain de l’USAID et de Georges Soros n’avait pas suffit… la cavalerie Rothschild fut donc mise à contribution.

Banque Rothschild, Attali, Macron et pluie d’argents. Depuis 2017, Slate est donc dans les mains de la famille Rothschild, l’une des principales fortunes de France et du monde. Répartie entre les différents héritiers à la mort du Baron (1997), une estimation basse crédite de plus 350 milliards de dollars, les héritiers, et jusqu’à des chiffres vertigineux écrasant les 10 plus riches citoyens de la planète, tous ensembles (jusqu’à 2, voire 3 billions de dollars). Chez les Rothschild, on peut donc tout se payer et tout financer. Le prix de Slate représentait une broutille insignifiante, pour le couple Rothschild, constitué alors de Benjamin (1963-2021), mort d’une crise cardiaque, héroïnomane, et de son épouse Ariane (1965-), devenue dès lors l’une des femmes les plus riches et plus puissantes de France. Il est intéressant de remarquer que deux présidents français sont issus de la Banque Rothschild, en premier lieu Georges Pompidou (1911-1974), directeur-général de cette banque, et Emmanuel Macron (1977-), intégrant la banque dès 2007-2008. Il fut ensuite poussé en politique sur les conseils... de Jacques Attali (2008), la suite vous la connaissez tous… jusqu’au scandale d’une énorme commission qu’il a touché de la fameuse banque (2022). Un chien de garde du système américain, d’autres chiens de garde installés en France, un média financé par une officine américaine, tout un panel de « journalistes » infiltrés partout, un conseiller occulte, probablement l’un des vrais dirigeants de la France, une des plus grandes banques au monde… et nous retombons toujours et encore sur les mêmes pistes, les mêmes corrompus, le pouvoir et des monceaux d’argent. Slate peut-il vraiment être pris au sérieux dans ces conditions ? Que vaut ce journalisme de validation, de diffamation et finalement d’allégeance totale à des puissants et des manipulateurs ?

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