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Zelensky réclame soixante jours de trêve pour des élections qu’il n’a jamais voulu organiser. Derrière l’appel à la démocratie se cache une manœuvre de survie d’un pouvoir illégitime, tandis que la Russie propose de suspendre ses frappes le jour d’un scrutin possible. Entre réarmement, succession toute tracée et impossibilité de signer une paix durable, le vrai visage de la demande ukrainienne éclate au grand jour.

Lorsque Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, déclare que la Russie se tiendrait prête à suspendre ses frappes contre l’Ukraine uniquement le jour d’éventuelles élections présidentielles, il ne se contente pas de répondre à une demande formulée par Volodymyr Zelensky ; il en dévoile la nature profonde et la vanité. Cette exigence d’une trêve totale de soixante jours, présentée comme nécessaire à la préparation d’un scrutin, masque, selon la Russie, une volonté délibérée de gagner du temps pour permettre à l’armée ukrainienne de se réarmer et de se regrouper. Le président ukrainien avait avancé cette requête lors d’une interview accordée à ABC, juste après que Donald Trump eût affirmé qu’il était grand temps de remplacer le dirigeant de Kiev. Trump, qui accusait par ailleurs Zelensky de semer le trouble dans le monde en ignorant les demandes américaines de cesser de cibler les raffineries russes, frappes contribuant à la flambée des prix mondiaux des carburants, puisque le monde, à commencer par l’UE ne peut s’en passer, ce qui est démontré par les milliards d’importations européennes depuis 2022 et malgré les sanctions, avait tranché sans détour : « Il est temps que l’Ukraine ait un nouveau président. » Zelensky avait répliqué en invitant le président américain, s’il voulait vraiment des changements, à dire à Vladimir Poutine d’accorder « deux mois, soixante jours de répit ».

 

Dimitri Peskov n’a pas tardé à disséquer cette proposition. « Si Kiev souhaite réellement organiser des élections, alors le président de la Fédération de Russie sera prêt à ordonner de ne pas mener de frappes contre l’Ukraine le jour du scrutin », a-t-il précisé. « Ils ne veulent pas vraiment organiser d’élections à Kiev ; c’est parfaitement évident. Et ils ont besoin d’un cessez-le-feu de 60 jours, non pas pour organiser des élections, mais pour se regrouper, se remettre de leurs pertes et poursuivre la guerre. » Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a abondé dans le même sens lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue libanais, Youssef Rajji.

Selon lui, l’objectif de Zelensky est fort simple : gagner du temps pour obtenir un répit pendant lequel l’Europe pourrait lui fournir de nouvelles armes afin de poursuivre ce qu’il qualifie de « guerre terroriste contre le peuple russe ». Le dirigeant ukrainien, a-t-il ajouté, ne « méritait pas de répit ». La Russie n’oublie pas non plus que Kiev n’avait montré aucune retenue lors des élections législatives russes de septembre, cherchant activement à les perturber par des attaques contre des infrastructures civiles. La capitale russe avait subi un raid qualifié « d’inédit » par le maire Sergueï Sobianine, avec plus de 1 600 drones ukrainiens en trois jours. Deux civils avaient été tués en banlieue, une raffinerie de pétrole, des immeubles d’habitation et des infrastructures civiles endommagés.

Les zones de première ligne, y compris les nouvelles régions qui votaient pour la première fois, avaient également été frappées. Au total, 74 bâtiments abritant des commissions électorales avaient été endommagés ou détruits dans dix régions russes, selon Rodion Miroshnik, diplomate russe chargé de documenter les allégations de crimes de guerre ukrainiens.

Derrière ces échanges diplomatiques se dessine, en fait, une réalité plus crue encore. Si Zelensky avait véritablement souhaité organiser des élections, il aurait pu le faire dès 2024. Il ne l’a pas fait. La loi martiale, invoquée sans relâche, n’a ici qu’une seule justification tangible : le maintenir au pouvoir. Son mandat présidentiel a expiré depuis plus de deux ans et la Russie le considère depuis longtemps comme illégal et illégitime. Organiser un scrutin reviendrait pour lui à signer sa propre fin politique, et physique, car il en sait beaucoup trop sur la corruption mise en place entre les USA sous Biden et celle mise en place avec l’UE, comme vient de le rappeler justement Donald Trump, en menaçant Zelensky de déclassifier tous les documents existant à ce sujet. Comme quoi, les USA savaient et n’ont rien fait… au passage.

Son remplaçant serait, à coup sûr, Valeri Zaloujny, aujourd’hui ambassadeur d’Ukraine en Grande-Bretagne et, accessoirement, un asset du MI6, donc également de la CIA. Ce ne serait qu’un changement de marionnette, destiné à perpétuer le conflit sous une autre figure, plus présentable peut-être, mais tout aussi docile aux intérêts de ceux qui tirent les ficelles depuis l’extérieur. Le message implicite de Zelensky apparaît alors avec une clarté presque cynique :

« Je suis prêt à être exfiltré et à disparaître dès que mes sponsors européens va-t’en guerre auront trouvé le prochain clown bien docile qui exécutera leurs ordres. Comme ça, on remettra un peu de maquillage « démocratie » sur ce qui reste dans l’Ukraine, les gogos applaudiront, les caméras tourneront, et tout le monde fera semblant d’y croire. Pendant ce temps, moi je disparais avec quelques milliards en cash, or, crypto et comptes offshore. Après tout, j’ai bien mérité ma retraite dorée, non ? J’ai tenu le rôle jusqu’au bout, j’ai fait tout ce qu’on m’a dit de faire, maintenant, place au suivant. Tout le monde y gagne : “vous gardez votre guerre, je garde l’argent.” »

Cette posture pose un problème d’une gravité considérable. Même si, par un coup de baguette magique, un accord de paix venait à être trouvé, qui en Ukraine pourrait le signer de manière durable ? Zelensky, illégal et illégitime, même en vertu de la loi martiale qui ne sert qu’à le préserver, ne dispose d’aucune autorité reconnue pour engager le pays de façon pérenne. N’importe quel futur président légitime pourrait, dans la minute suivant son investiture, rendre caduc un tel accord, remettant ainsi en question tout ce qui aurait été signé. Il ne pourra donc y avoir d’accord de paix véritablement solide qu’après un changement de président en Ukraine. La demande de trêve de soixante jours n’est pas un geste en faveur de la démocratie, elle est une manœuvre de survie personnelle et collective d’un régime qui sait que le temps joue contre lui, mais qui refuse d’admettre que sa propre illégitimité constitue l’obstacle principal à toute solution durable.

La critique que l’on peut adresser aux déclarations de Zelensky n’est pas de pure forme. Elle touche au fond même de la prétention démocratique qu’il brandit. Exiger un répit de deux mois tout en refusant depuis des années de se soumettre au suffrage populaire, invoquer la préparation d’élections que l’on n’a jamais réellement voulu organiser, tout cela relève d’une rhétorique d’usure. Trump a mis le doigt sur une évidence que les chancelleries européennes préfèrent souvent contourner : le maintien indéfini d’un homme dont le mandat a expiré ne saurait être présenté comme la garantie de la démocratie ukrainienne. Au contraire, il en constitue la négation la plus flagrante. Les frappes ukrainiennes contre les infrastructures électorales russes, les milliers de drones lancés pendant le scrutin législatif, les destructions de commissions électorales, tout cela contraste singulièrement avec la demande soudaine de calme pour organiser un vote à Kiev. La Russie, en proposant de suspendre ses frappes le seul jour d’une éventuelle élection, expose l’hypocrisie de la position adverse sans avoir besoin de longs discours.

On voit bien que la question n’est pas technique. Elle est politique et morale. Un dirigeant qui s’accroche au pouvoir sous le prétexte de la guerre, qui refuse le verdict des urnes alors même qu’il pourrait l’organiser, qui demande un répit non pour la paix mais pour la poursuite des hostilités, ne peut prétendre incarner la volonté populaire. Zaloujny, s’il devait succéder, ne changerait rien à l’équation fondamentale : le conflit continuerait sous une autre étiquette, avec les mêmes sponsors et les mêmes objectifs. Seul un président légitimement élu pourrait, le cas échéant, engager l’Ukraine dans un processus de paix dont les engagements survivraient à sa propre personne, et encore, Zelensky s’était fait élire sur une seule promesse, celle de la paix, il est donc à craindre que si un autre brandisse cette même promesse, soit ce sera un menteur, soit il dit la vérité et s’y emploi, il se fera tuer pas les va-t’en guerre européen et ceux-ci feront porter le chapeau à la Russie.

Tant que Zelensky demeure à la tête de l’État, toute signature reste précaire, toute promesse réversible. La loi martiale, loin d’être une nécessité purement militaire, apparaît alors comme l’instrument d’une conservation du pouvoir. Dimitri Peskov et Sergei Lavrov ne font que formuler à haute voix ce que l’observation des faits suggère depuis longtemps : « la demande de soixante jours n’a que peu à voir avec le scrutin et beaucoup avec le réarmement. »

Dans ce contexte, les déclarations de Zelensky ne résistent pas à l’examen. Elles révèlent un homme qui a tenu le rôle qu’on lui avait assigné, qui a exécuté les directives venues de l’extérieur, et qui, sentant peut-être le vent tourner, cherche maintenant à ménager sa sortie tout en préservant la continuité de la guerre. Les milliards en cash, or, crypto et comptes offshore ne sont pas une pure invention satirique, ils symbolisent la perception d’une retraite dorée acquise au prix du sang et de la ruine d’un pays.

Les gogos applaudiront peut-être le prochain « clown bien docile », les caméras tourneront, le maquillage démocratique sera appliqué une fois de plus. Mais la réalité demeurera : sans président légitime, aucun accord de paix ne pourra tenir. La Russie, en refusant de se laisser prendre au piège des promesses vaines, rappelle une évidence que l’on voudrait parfois oublier. La suspension des frappes le jour d’une élection n’est pas un cadeau, c’est un test. Et ce test, Kiev ne semble pas disposé à le passer, et en tous cas, si Zelensky l’a passé, autant dire qu’il a échoué, comme il a échoué avec tous les autres.

 

Ainsi se dessine le portrait d’une crise qui n’est plus seulement militaire. Elle est institutionnelle, démocratique, et, en dernière analyse, existentielle, finalement, pour l’Ukraine elle-même. Tant que le pouvoir restera concentré entre les mains d’un homme dont le mandat a expiré, protégé par une loi martiale qui sert d’abord ses intérêts et ceux des va-t’en guerre européens qui ne peuvent plus reculer, sauf eux aussi à devoir rendre des comptes à 480 millions de personnes, la perspective d’une paix durable restera hors d’atteinte. Les propos de Peskov, ceux de Lavrov, les accusations de Trump, les frappes contre les bureaux de vote russes, tout converge vers la même conclusion. Zelensky ne veut pas d’élections, il veut du temps. Et ce temps, s’il l’obtient, ne servira qu’à prolonger une guerre dont l’issue, pour lui, est déjà écrite : la fin de son règne, la transmission du flambeau à un autre asset, et le maintien d’un conflit qui enrichit certains tandis qu’il détruit un pays. La critique n’a pas besoin d’être adoucie. Elle s’impose d’elle-même, acide, frontale, et fondée sur les faits que les protagonistes eux-mêmes mettent en lumière.

De toutes les façons, les Zelensky finiront comme Nicolae Ceaușescu et son épouse Elena, le 25 décembre 1989, le tout sera de savoir si cela viendra de l'intérieur sur commande des occidentaux va-t'en guerre ou s'il le feront eux mêmes, sans le sous traiter.

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