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Macron, le 2 mars 2026, au pied d’un sous-marin nucléaire, vient de vendre la dissuasion gaullienne aux enchères européennes. Le 6 octobre 2026, il fait passer un simple tir d’acceptation du SNLE Le Vigilant, en un message totalement déplacé à la Russie, qui, de son coté, bien que respectueuse, a du bien la faire rire. Augmenter les ogives, élargir les « intérêts vitaux » jusqu’à Varsovie, et promettre un parasol nucléaire français pour l’UE : le grand chelem de la dilution. Derrière les phrases martiales et les silences stratégiques se cache la même vieille combine : sacrifier la souveraineté française sur l’autel d’une Europe guerrière pilotée depuis Berlin. Bienvenue dans le dernier acte de la trahison en costard-cravate. Ça claque, ça pique, et ça force à vouloir savoir jusqu’où va le délire.

Le discours prononcé par Emmanuel Macron le 2 mars 2026 à la base de l'Île Longue révèle bien plus qu'une simple adaptation doctrinale ; il trahit la France et sa dissuasion héritée de De Gaulle, il trahit une ambition démesurée, masquée sous les voiles d'une rhétorique solennelle, où les silences pèsent plus lourd que les proclamations. Cette allocution, délivrée au pied du sous-marin Le Téméraire, n'est pas seulement un acte de communication présidentielle ; elle incarne un virage radical dans la posture nucléaire de la France, initiant ce que l'on pourrait qualifier de plus grand bouleversement nucléaire européen depuis la Guerre froide, tout en occultant sciemment les failles d'une stratégie qui dilue la souveraineté nationale au profit d'une Europe aux contours incertains, parce qu’aux contours uniquement guerrier.

Macron évoque les menaces émanant de la Russie et de la Chine, ainsi que l'évolution des priorités de défense américaines, pour justifier ce renforcement de l'arsenal nucléaire, rompant ainsi avec plusieurs décennies de tabous français en promettant d'augmenter le nombre d'ogives et en affirmant explicitement le rôle de la France dans la sécurité européenne. Ces changements, parmi les plus significatifs dans la doctrine nucléaire française depuis la fin de la Guerre froide, méritent une dissection impitoyable, non pour célébrer une prétendue audace, mais pour en exposer les ambiguïtés, les risques et les non-dits qui gangrènent cette « dissuasion avancée ». Car, derrière les accents emphatiques sur la crédibilité et la souveraineté, se profile une réalité bien plus prosaïque : une France qui, par les choix lexicaux subtils de son dirigeant, s'engage dans une voie où les intérêts vitaux nationaux se fondent dans un magma européen, au risque de transformer la République en rempart sacrificiel pour des alliés qui n'ont pas toujours partagé les fardeaux.

Revenons d'abord sur les fondements de cette dissuasion nucléaire française, composés aujourd'hui de trois vecteurs, bien que l'on puisse arguer qu'ils se réduisent en essence à deux, mais traitons-en comme de trois pour en saisir la complexité.

Le premier vecteur repose sur les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de la classe Triomphant – Le Triomphant, Le Téméraire, Le Vigilant et Le Terrible –, dont, grâce aux révélations médiatiques et aux imprudences du président lui-même, nous savons qu'au 2 mars 2026, deux étaient immergés, dilués dans les immensités océaniques pour assurer la permanence de la patrouille dont un pas trop loin du GAN CDG, tandis que les deux autres résidaient à la base de l'Île Longue, l'un en cale sèche pour maintenance, Le Téméraire précisément, et l'autre dans le bassin extérieur, compromettant ainsi toute notion de discrétion stratégique, car autant dire que l'on repassera pour la furtivité absolue dans un monde où les satellites et les sonars ennemis guettent le moindre murmure.

Le second vecteur est celui des Forces Aériennes Stratégiques (FAS), armant les Rafale avec les missiles ASMPA et ASMPA-R, prêts à décoller depuis des bases terrestres pour frapper avec une précision chirurgicale, bien que leur vulnérabilité aux défenses antiaériennes modernes interroge sur leur fiabilité en cas de conflit majeur.

Enfin, le troisième vecteur intègre le Groupe Aéronaval Charles de Gaulle (GAN CDG), avec son porte-avions éponyme et les 11e et 12e flottilles, elles aussi incorporées aux FAS et équipées pour des missions nucléaires, offrant une mobilité maritime qui, si elle étend la portée, expose néanmoins à des risques accrus en haute mer.

La France détient à ce jour environ 290 têtes nucléaires, tout type confondu, réparties entre ses SNLE, les FAS et le CDG, un arsenal qui, bien que modeste comparé aux milliers d'ogives américaines ou russes, suffit théoriquement à infliger des dommages inacceptables à tout agresseur, selon la doctrine de stricte suffisance établie depuis de Gaulle. Pourtant, la France a abandonné toute composante nucléaire terrestre, comme ce fut jadis le cas avec les missiles Pluton, Hadès et les installations du plateau d'Albion, démantelées dans les années 1990, laissant un vide que Macron semble contourner sans oser le nommer explicitement.

Ces données de base posées, plongeons dans l'analyse acide du discours lui-même, en évitant tout retour superflu sur l'histoire pour nous concentrer sur les plans fous furieux de Macron, où ce qu'il annonce est éclipsé par ce qu'il tait, diluant les vérités gênantes dans un choix de mots calculé pour noyer le poisson.

Il proclame d'abord une augmentation du nombre de têtes nucléaires, mais refuse obstinément de préciser à quel niveau cet accroissement sera porté, un silence qui en dit long sur les limites réelles de cette ambition. Pour en estimer la portée, un retour en arrière s'impose : la France a cessé de produire de la matière fissile à des fins militaires depuis 1996, et en partant du principe que, depuis le démantèlement des Pluton et des Hades, elle a stocké sans neutraliser cette matière ou les têtes associées, tout en n'étant plus en mesure de relancer rapidement une production nouvelle, le nombre maximum de têtes accessibles se chiffre à environ 500, correspondant précisément aux 504 ogives que possédait la France à l'époque.

Les stocks français de matières fissiles sont estimés à 102 tonnes de plutonium séparé et à environ 29 tonnes d'uranium hautement enrichi (UHE) non irradié, dont la majeure partie du plutonium (96,25 tonnes) provient du combustible usé des réacteurs nucléaires, et le stock d'UHE inclut 3,8 tonnes d'UHE civil non irradié. La production à grande échelle de plutonium à des fins militaires a cessé en 1992, et la France a annoncé l'arrêt définitif de la production de matières fissiles destinées à l'armement le 22 février 1996, cessant celle d'uranium hautement enrichi fin juin 1996. Concernant l'uranium hautement enrichi, la France en produisait dans un complexe dédié près de Pierrelatte, sur le site de Tricastin, arrêté et en démantèlement depuis 1996, avec un stock actuel d'UHE de qualité militaire estimé à 25 ± 6 tonnes, plus 5 369 kg d'UHE civil déclaré en décembre 2023, dont 3 801 kg non irradiés, une partie d'origine étrangère destinée aux réacteurs de recherche, tandis que l'usine commerciale Georges Besse II enrichit l'uranium à des fins civiles.

Pour le plutonium militaire, la production a débuté en 1956 et s'est arrêtée en 1992, via les réacteurs G1, G2 et G3 à Marcoule, le réacteur Phénix produisant environ 340 kg pour l'armement, et les réacteurs Célestin générant 700 à 800 kg de plutonium de qualité militaire en plus du tritium, sans oublier l'usage de réacteurs civils pour des fins militaires.

La quantité totale de plutonium de qualité militaire produite est estimée à 7 ± 1 tonnes, dont une tonne consommée dans les essais, laissant un stock actuel d'environ 6 ± 1 tonnes pour les armes. Quant au plutonium civil, les usines UP2 et UP3 à La Hague séparent 96,25 tonnes de plutonium civil non irradié au 31 décembre 2023, plus 14,45 tonnes de plutonium étranger, principalement japonais.

Ainsi, l'augmentation des têtes n'est pas liée à une reprise de production fissile, stoppée depuis trop longtemps pour être relancée promptement, mais à la capacité du CEA de Valduc à assembler de nouvelles têtes, comme les TNO et TNA, remplaçant les TN-90 et TN-75 en cours de démantèlement, limitant l'arsenal à un maximum de 500 dans sa composition classique.

Mais voici le « mais » crucial : Macron évite toute mention des têtes nucléaires tactiques, ces ogives de petite taille et de puissance modérée, comparées à celles qui effacent une ville en un instant, et comme à son habitude, les non-dits ou les phrases codées, telles que « dissuasion avancée », révèlent le plus embarrassant. Rappelons, à tout hasard, que les missiles Hadès équipés de la TN-90 visaient uniquement à frapper depuis le territoire français les forces du Pacte de Varsovie sur sol allemand avant qu'elles n'atteignent nos frontières, ou les bunkers de commandement associés, tandis que la TN-75 équipait les M45, remplacée par les TNO pour les M51 et leurs variantes.

Implications Techniques et Opérationnelles

Basé sur des analyses d'experts, la France a des stocks de matières fissiles (uranium enrichi et plutonium) pour produire des centaines de têtes supplémentaires sans relancer la production immédiate environ 25 tonnes d'uranium hautement enrichi et 6 tonnes de plutonium militaire.

Théoriquement, cela permet d'ajouter 300 à 500 têtes stratégiques, ou plus si on inclut des tactiques (plus petites, pour le champ de bataille). Mais avec pertes (15%) et réserves (20%), on arrive à environ 680 têtes supplémentaires pour un scénario tout stratégique, limité par les plateformes (max 384 sur les SNLE actuels). Ajoutons à cela qu’un missile M51 dans sa dernière version, peut parcourir plus de 13.000km, oui, c’est vrai mais pas à pleine charge de têtes nucléaire.

Pour un mix, après maximiser les stratégiques, on pourrait ajouter jusqu'à 1 466 têtes tactiques. Cependant, la doctrine reste stratégique ; pas de retour immédiat aux tactiques terrestres comme les anciens missiles Pluton, qui ont nécessité 5-10 ans de développement et des HADES. Cependant, encore, comme macron n’en a pas parlé, il faut s’attendre à tout, et la technologie est déjà acquise, cela ne nécessiterait qu’une grosse mise à jour.

Le Temps Nécessaire : Combien d'Années pour Augmenter l'Arsenal ?

Rien ne se fait du jour au lendemain. Macron parle d'une mise en œuvre « progressive ». Voici les étapes :

Assemblage des Têtes : Le centre CEA de Valduc (Bourgogne) s'en charge. Capacité : 50 têtes par an max sans expansion. Pour 200 têtes supplémentaires, il faut 3-5 ans. Avec stocks existants, pas besoin de relancer l'enrichissement (usines fermées depuis 1996), ce qui prendrait 10-15 ans.

Modernisation des Vecteurs : Nouveau missile M51.3 déjà en service, missiles hypersoniques en 2035. Nouveau SNLE « L'Invincible » en 2036 – 10 ans de construction, au mieux… cela ne tient pas compte des multiples retards et dépassement de budget qu’il faudra voter.

Dissuasion Avancée : Participation européenne aux exercices dès 2026-2027, mais déploiements en circonstances pourraient prendre des années pour négociations. Certains pays nordiques ou baltiques, ont inscrits dans leur constitution l’interdiction des WMD (Weapon of Mass destruction) sur leurs territoires

Délai Global : Pour une augmentation modérée (disons +100-200 têtes), 3-5 ans. Pour plus ambitieux, 10+ ans si besoin de nouveaux vecteurs ou production fissile. L'actualisation de la Loi de Programmation Militaire (LPM) au printemps 2027 fixera le calendrier.

En résumé : L'augmentation pourrait commencer rapidement avec stocks existants, mais l'impact complet (plus de têtes + doctrine européenne) s'étalera sur une décennie.

Le Coût : Combien Cela Va-T-Il Coûter aux Contribuables ?

L'argent est le nerf de la guerre. La dissuasion nucléaire coûte déjà cher : environ 5,6 milliards d'euros par an pour maintenir l'arsenal actuel, soit 13% du budget défense (57,1 Md€ en 2026).

Financement Annoncé : L'augmentation sera couverte par une « surmarche » budgétaire dans l'actualisation de la LPM 2024-2030. La LPM actuelle prévoit 413 Md€ pour la défense jusqu'en 2030, plus 36 Md€ supplémentaires. Le nucléaire en prend une part croissante.

Estimations pour l'Augmentation : Pas de chiffre précis de Macron, mais les experts estiment :

Produire une tête coûte ~10-20 millions d'euros (matières, assemblage, tests).

Pour +200 têtes : 2-4 Md€, plus coûts de vecteurs (missiles supplémentaires ~100 Md€/unité).

Nouveau SNLE : ~8-10 Md€ (similaire aux précédents).

Total sur 7 ans : +10-20 Md€ au nucléaire, sur les 36 Md€ ajoutés.

Impact sur le Budget National : La défense représente ~2% du PIB français. Cette hausse pourrait nécessiter des arbitrages (moins pour l'éducation ou la santé ?). Mais Macron argue que c'est un « effort exceptionnel » pour la souveraineté. La souveraineté ? nous y reviendrons…

En perspective : C'est cher, mais comparé aux 1 000 Md€ de budget annuel de l'État, c'est, selon macron « gérable ». Forcément, c’est Nicolas qui paye, et on lui demande pas s’il est d’accord. Et pour ses partisans, c'est le prix de l'indépendance.

Conclusion : des milliards supplémentaires, financés par la LPM, donc par Nicolas, sauf que Macron ne demande rien à personne, pas plus au français qu’au parlement. Macron se fou de la gueule du monde !

Ce discours, prononcé donc au pied du sous-marin Le Téméraire, n’est pas seulement un exercice rhétorique ; il incarne une métamorphose profonde de la posture stratégique de la France, que le président qualifie « d’évolution majeure ». Pourtant, au-delà des accents solennels et des invocations à la souveraineté, se profile une décision qui soulève de graves interrogations sur les véritables motivations et les risques inhérents à cette « dissuasion avancée ». Car, en invoquant un monde en rupture, marqué par les upheavals géopolitiques, guerre en Ukraine, modernisation des arsenaux russes et chinois, incertitudes transatlantiques, Macron ne fait pas que renforcer l’arsenal national ; il dilue subtilement les intérêts vitaux de la France dans un ensemble européen plus vaste, au risque de transformer la France en bouclier d’une Union qui n’a pas toujours su définir ses propres frontières.

Cette annonce, survenue à la veille du 3 mars 2026, mérite une dissection minutieuse, non pour célébrer une audace présumée, mais pour en révéler les failles, les ambiguïtés et les périls qu’elle recèle, particulièrement dans le contexte des tensions avec la Russie et de l’engagement français en Ukraine. Le cadre du discours est éloquent en soi, car je suis le premier à le reconnaitre c’est un site majestueux, et pour ceux qui sont féru d’histoire, son histoire est riche : l’Île Longue, bastion des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de la classe « Triomphant », Le Triomphant, Le Téméraire, Le Vigilant et Le Terrible, symbolise donc la permanence de la dissuasion française, avec au moins un submersible en patrouille ininterrompue, armé de missiles M51 aux portées intercontinentales. C’est là que Macron justifie son virage par un « contexte international de rupture pleine de risques », égrenant les menaces : l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, les avancées nucléaires de Moscou et de Pékin, les frictions au Moyen-Orient impliquant l’Iran, et les doutes sur la fiabilité américaine, amplifiés par les échéances électorales outre-Atlantique. « Cette période justifie un durcissement de notre dissuasion nucléaire », proclame-t-il, annonçant une mise en œuvre « progressive » pour adapter la France à un univers européen.

Mais cette rhétorique masque une réalité plus prosaïque : en élargissant le champ de la dissuasion, Macron semble moins préoccupé par la défense stricte de la patrie que par une ambition européenne qui pourrait bien entraîner la nation dans des tourments non sollicités. Au cœur de cette « dissuasion avancée » réside un triptyque qui, sous des apparences de renforcement, trahit une dilution potentielle de la souveraineté.

D’abord, le rehaussement de l’arsenal national : Macron ordonne une augmentation des têtes nucléaires, gardant le chiffre secret pour des motifs de « secret stratégique », nous en avons parlé plus haut. Partant d’un arsenal actuel d’environ 290 ogives, cette expansion puiserait dans les réserves existantes, 25 tonnes d’uranium hautement enrichi et quelque 6 tonnes de plutonium militaire, sans relancer immédiatement la production fissile. S’y ajoute une modernisation accélérée : déploiement du missile M51.3, plus furtif et à portée accrue, développement d’engins hypersoniques d’ici 2030, et construction d’un nouveau SNLE baptisé « L’Invincible », opérationnel en 2036.

Ces mesures visent à contrer les défenses antimissiles adverses, mais elles soulèvent une question lancinante : pourquoi cet accroissement, sinon pour projeter une puissance qui dépasse de très loin les besoins de la seule France ?

Ensuite, l’extension européenne : les « intérêts vitaux » de la France, territoire, population, indépendance acquièrent soudainement une « dimension européenne », comme l’affirme Macron : « Nous devons penser notre stratégie de dissuasion dans la profondeur du continent européen, dans le plein respect de notre souveraineté ».

Macron nous a fait le même cirque avec le Mercosur, et alors qu’il tenait avec le Mercosur exactement le même discours, nous disions déjà que c’était plié et que la France allait se faire plumer comme une dinde de 6 semaines. C’est exactement ce qu’il s’est passé, Macron le savait et il mentait effrontément.

Huit pays alliés, 10 en fait au 7 ocotbre 2026, avec l’Allemagne en figure de proue, mais aussi potentiellement la Pologne, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, la Finlande et même l’Ukraine et le Royaume-Uni post-Brexit, sont invités à s’associer. Cela se traduit par une participation à des exercices nucléaires, simulations, planifications, vols d’entraînement avec missiles inertes, et l’accueil possible de forces aériennes stratégiques françaises, telles des Rafale armés d’ASMP-A/R, sur leur sol et pas seulement en temps de crise mais de façon permanente, c’est ce qu’il faut lire entre les lignes.

Voire, dans une perspective hypothétique, un retour à des composantes terrestres, bien que la France ait abandonné ses armes tactiques depuis les années 1990. Et de cela, Macron ne dit rien. Or tout le monde sait que les FAS sont ultra vulnérables, c’est une mission suicide dont on n’est même pas certain qu’elle puisse être menée à bien.

Comme la France demeure la seule puissance de l’Union Européenne dotée de SNLE, cette « dissuasion avancée » reposerait essentiellement sur les volets aérien et terrestre pour étendre son ombre protectrice. Pourtant, Macron martèle qu’il n’y aura « aucun partage de la décision ultime, ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre » : la France conserve le monopole du feu nucléaire, rendant cette coopération unilatérale, presque paternaliste.

Comme c’est mignon, et il s’imagine qu’avec ses ambitions, nous allons le croire sur parole, alors que depuis 2017 il ne fait que trahir la France et que le seul bastion qu’il n’avait pas encore touché était justement la dissuasion nucléaire française.

Enfin, cette posture « avancée » implique une projection géographique et opérationnelle accrue : déploiements permanents et temporaires ou exercices en « profondeur continentale », potentiellement en Europe Orientale, face à des menaces perçues.

Distincte de l’OTAN, où la France ne participe pas au groupe de planification nucléaire dominé par les États-Unis, cette initiative se voudrait un complément, renforçant l’autonomie européenne sans la concurrencer. Non, c’est bien un moyen de remplacement qu’il faut voir et comprendre.

Macron la présente comme un « pari sur l’avenir » pour une Europe souveraine, avec des exercices inaugurés dès 2026-2027. Mais cette évolution diffère radicalement de la doctrine antérieure de « stricte suffisance », purement nationale et défensive, évoquée vaguement depuis 2020 sans concrétisation, et mise en place depuis le Général de Gaulle. Désormais, elle paraît plus offensive, inclusive et robuste, toujours en riposte à une menace vitale, mais élargie.

Comme le souligne le président, en anglais pour l’impact international : « Pour être libre, il faut être craint. Et pour être craint, il faut être puissant ». Macron est fou à lier. Les implications de cette décision sont vastes et préoccupantes, car pour qui sait lire entre les lignes de ce que dit Macron, il s’agit bien de transformer le parapluie nucléaire franco français en parasol de plage européen, et, nous savons tous qu’avec la fédéralisation des Etats Unis d’Europe, l’armée européenne, et la dissuasion européenne, nous assistons à la fin des Etats Nations et donc au transfert de ce que la France de De Gaulle a créé, vers une Fédération Européenne à la main des allemands comme le voulait Walter Hallstein. On comprend mieux l’empressement de Merz et le discours de Von der Leyen qui, devant Marius Rochebin, affirme que Macron a un rôle capital à jouer.

Effectivement il en a un et son dernier rôle est celui de livrer le cœur de la défense française à l’UE et aux boches !

C’est de la haute trahison à laquelle Macron se livre. Rien d’autre !

Pour ceux qui ont déjà vu la bande annonce du film Jupiter, qui sortira en novembre, il y a tout lieu de s’inquiéter, puisque dans ce film, le Président de la République, place l’Ukraine néonazie et bandériste, sous la protection nucléaire de la France. Nous savons tous que ce film est une commande, et j’ai déjà longuement discuté dans les médias, des messages dramatiques qui se retrouvent dans ce film.

Sur le plan sécuritaire, macron affirme qu’elle accroît la crédibilité française face à des menaces « combinées », Russie, Chine, Iran, Corée du Nord, et offre à l’UE une alternative partielle au parapluie américain, particulièrement si Washington se recentre sur l’Asie. Des dirigeants comme Merz saluent cette « relation de sécurité nucléaire distincte de l’OTAN », voyant un renforcement du leadership français.

Pourtant, les coûts s’annoncent exorbitants : des milliards supplémentaires pour l’expansion et la modernisation, intégrés à l’actualisation printanière de la Loi de programmation militaire 2026.

Les délais : trois à cinq ans pour les premières ogives via le centre CEA de Valduc, une décennie pour le nouveau SNLE, et pareil pour le nouveau missile hypersonique qui doit remplacer l’ASMPA.

C’est ici que s’impose une critique approfondie, révélant les failles de cette doctrine. Bien que Macron la dépeigne comme une réponse inéluctable à un monde hostile, nombre d’observateurs y décèlent une imprudence, une dérive contraire aux intérêts nationaux.

L’extension aux intérêts vitaux de l’UE et des pays partenaires dilue la souveraineté française : au lieu de se cantonner à la défense du sol national, la dissuasion devient un instrument au service d’un collectif européen, où une crise en Pologne ou dans les pays Baltes pourrait impliquer Paris, même sans menace directe sur l’Hexagone. Ce glissement érode la doctrine gaullienne d’indépendance, faisant de la France un gendarme nucléaire pour une Union aux contours flous, une union guerrière qui va se cacher derrière le parasol de plage français.

De surcroît, en prévoyant des déploiements avancés, l'accueil de Rafale ou, hypothétiquement, de composantes terrestres chez les alliés, Macron expose la nation à des représailles, sans bénéfice tangible pour ses citoyens. Pourquoi risquer la patrie pour des intérêts périphériques ? Cela transforme l’Europe en un archipel de vulnérabilités partagées, où la France, seule détentrice de SNLE et d’une dissuasion nucléaire suffisante à ce jour, assume les risques sans partager le pouvoir. Il est clair et évident que si cela est mis en place, la France perdra le contrôle du bouton de lancement. Il est aussi évident que cette décision unilatérale de Macron viole tous les traités en vigueur.

Pire encore, cette doctrine postule l’existence d’ennemis pour la France ou l’UE, visant implicitement la Russie sans que celle-ci ne soit un adversaire intrinsèque.

Dans son allocution, Macron évoque les « menaces russes », modernisation nucléaire, conflit ukrainien, mais c’est Paris qui se positionne en antagoniste. Historiquement, les relations franco-russes, tissées d’alliances et de dialogues culturels, n’étaient pas hostiles ; c’est l’engagement occidental et de la France en Ukraine, soutenu par Macron qui n’a plus que la guerre pour montrer au reste du monde qu’il existe, via armes et déclarations, qui a exacerbé les frictions. En reliant la dissuasion avancée à l’Europe orientale, le président implique que la France pourrait contrer des actions russes contre des alliés OTAN ou UE.

Mais si la France se concentrait sur ses affaires internes, économie chancelante, dette abyssale, fractures sociales, insécurité, plutôt que d’intervenir maladroitement en Ukraine, elle éviterait d’attirer les foudres moscovites. Macron a même évoqué l’Ukraine comme une potentielle « force d’épaulement » dans des contextes européens, et ce discours en est imprégné : il suggère donc que l’UE et la France envisagent des opérations en territoire ukrainien, aide accrue, voire présence, transfert de technologie, sans parler du fait que le SVR a mis la main sur des preuves de l’aide de la France à l’Ukraine dans le domaine du nucléaire, risquant une escalade.

Pourquoi cet interventionnisme, contraire aux intérêts français, sinon pour contenir la Russie au prix d’un conflit élargi, avec ses corollaires énergétiques et économiques ? Cette posture « avancée » apparaît provocatrice : déployer des forces nucléaires françaises près des frontières russes, via des partenaires comme la Pologne et les pays nordiques et baltes, pour ne citer que la Pologne, évoque un encerclement, alimentant les griefs de la Russie contre l’expansion otanienne, version européenne.

Comme la Russie sait que l’Europe est l’esclave des américains, je vous laisse imaginer le tableau. La Russie ne l’a pas accepté des américains, croyez-vous qu’elle l’acceptera de l’Europe ? Non, évidemment !

Le résultat ? la Russie pourrait durcir sa propre doctrine, engendrant un cercle vicieux. Des voix critiques, telles celles dans la presse engagée, dénoncent un « engrenage nucléaire » où Macron entraîne la France dans des querelles non nécessaires, servant des agendas atlantistes plutôt que nationaux.

En élargissant la dissuasion, il risque d’impliquer la nation dans des conflits périphériques, contre ses intérêts profonds. Si l’UE opère en Ukraine, cela attire inévitablement des ripostes russes, cybernétiques, conventionnelles ou pires. Cette diplomatie « maladroite » privilégie l’escalade sur la médiation, dévoyant totalement l’héritage gaullien. Elle suppose une vision manichéenne : ennemis contre alliés, avec la Russie comme bouc émissaire, alors que prioriser les « affaires internes » rendrait la France plus résiliente sans ces engagements coûteux.

En somme, la dissuasion avancée de Macron ambitionne de nous faire croire qu’il va hisser la France au rang de grand frère nucléaire européen, sans lâcher les rênes. Tout ce que macron a fait depuis 2017 c’est de hisser la France dans les bas-fonds de l’UE.

Bon sang, ce mec n’est pas capable de nous débarrasser d’un groupe mafieux comme la DZ Mafia et il veut s’attaquer à la guerre nucléaire ?

C’est une mise en œuvre qui se devrait donc être graduelle : exercices dès 2026-2027, déploiements en cas de besoin, expansion de l’arsenal sur trois à cinq ans. « Pour être libre, il faut être craint », assène-t-il. Mais ce pari stratégique, dans un monde complexe, apparaît plus que contestable : en étendant les intérêts vitaux français à l’UE, en prévoyant des placements avancés, et en visant la Russie via l’Ukraine, Macron pourrait bien ériger la France en agresseur perçu, plutôt qu’en défenseur neutre. Cela renforce-t-il la paix, ou attire-t-il des foudres inutiles ? Le débat s’ouvre, et l’histoire, impitoyable, en jugera.

Moi, ce que je vois surtout, c’est que Macron perpétue la trahison de la gauche française depuis qu’il est au pouvoir, voire même avant, et que depuis 2017, nous assistons à la destruction méthodique de la France. Il n’y avait qu’un seul secteur que Macron n’avait pas attaqué, et c’était la dissuasion nucléaire française. Le 2 mars 2026, j’ai assisté, médusé, à ce discours dans ce lieu mythique, car le public ne peut y accéder et encore moins des caméras, médusé par les mots choisis pour nous coller une belle praline bien profondément et j’ai surtout assisté au silence des militaires qui s’y trouvaient. L’armée française dans son intégralité n’est pas au service de Macron, elle est là pour défendre notre territoire, nos citoyens nos intérêts vitaux nationaux, et non pour servir de parasol de plage à une bande de fous dingues qui nous précipitent vers les abimes.

A un moment ces hommes et ces femmes vont devoir faire un choix, les officiers supérieurs, les officiers et les sous-officiers, comme les hommes du rang connaissent, normalement le droit militaire. Macron trahit irrémédiablement la France et les français, et le laisser toucher au nucléaire, est inconcevable car il en va directement de la survie de la Nation France. La France n’a nullement besoin d’augmenter sa capacité nucléaire, en nombre de têtes, car ce qu’elle possède déjà est largement suffisant pour assurer sa propre protection, que cela soit face à la Russie ou à la Chine, et c’est le principe même d’une dissuasion nucléaire dite « asymétrique ». Par contre, elle doit évidemment remplacer ses anciens matériels par de nouveaux, plus modernes et performant, cela oui.

Pourquoi n’a-t-elle pas besoin de plus ? parce que la France doit immédiatement sortir de l’OTAN, de l’UE, de la zone Euro, de Schengen et faire passer en urgence une loi qui stipule que toute loi nationale prime sur toute loi issue d’une alliance de malade comme celle de l’UE. Parce que la France doit redevenir un Etat Nation souverain, indépendant, maitre de ses frontières et de sa monnaie, et qui se concentre sur elle-même et pas sur ses maitres actuels.

En sortant de tout ce cirque, en arrêtant par la même occasion de soutenir un état comme l’Ukraine et en se concentrant sur uniquement ses intérêts vitaux nationaux, vous constaterez que la France n’a aucun ennemi et que cette course à plus de têtes nucléaires et la dissuasion nucléaire européenne devient ipso facto inutile, et d’un coup d’un seul nous retomberons en « DEFCON 4 ». Mais pour cela, il faut impérativement neutraliser le principal danger pour la France : Son président, Macron, et sa classe politique qui depuis 2024 et avant, ne fait que nous prouver qu’elle est inutile et centrée sur elle-même, sauf peut-être quelques-uns, mais ils se font rares. C’est à ce prix, et seulement à ce prix que la France ne disparaitra pas.

Mais la plaisanterie macronienne ne s’arrête pas là…

Le 17 septembre 2026, le Journal officiel rendait public un arrêté instaurant une zone interdite temporaire au large de Pluguffan, près de Brest. Cette disposition annonçait, avec une clarté presque prophétique, qu’un tir de missile mer-sol balistique stratégique de la famille M51 serait accompli entre le 21 septembre et le 28 octobre.

C’est précisément ce qui s’est produit le 6 octobre suivant. Par un communiqué solennel, le Ministère des Armées a annoncé le succès du tir d’acceptation d’un missile M51.3 effectué par le sous-marin nucléaire lanceur d’engins, Le Vigilant, dans le cadre de l’opération SMERTRIOS, nom emprunté à un dieu de la guerre vénéré par les populations gallo-romaines. Notons, au passage que la mort, en russe, se dit et s'écrit "смерть" ce qui donne en lettres latines "smert". Comment ne pas y voir un message caché de Macron à la Russie.

Ce projectile, naturellement démuni de sa charge nucléaire conformément aux engagements internationaux de la France, a été suivi avec une minutie extrême par les moyens de la Direction Générale de l’Armement, Essais de missiles, parmi lesquels le Bâtiment d’Essais et de Mesures Monge. Par la Russie aussi...

La zone de retombée a été située en Atlantique Nord, à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte. Ce tir valide la capacité opérationnelle du système d’arme du SNLE Le Vigilant, et est censé démontrer démontre, l’excellence de la haute technologie française dans le domaine de la dissuasion. L’opération SMERTRIOS avait pour objet précis de confirmer la capacité de ce bâtiment à mettre en œuvre le M51.3, officiellement déjà admis au service le 28 octobre 2025.

Le sous-marin Le Vigilant (indicatif S618) constitue la troisième unité de la classe Le Triomphant, qui comprend quatre bâtiments formant l’ossature de la Force Océanique Stratégique. Mis sur cale en janvier 1996, lancé le 19 septembre 2003 et admis au service actif le 26 novembre 2004, il mesure 138 mètres de longueur pour un maître-bau de 12,5 mètres et un tirant d’eau de 10,6 mètres. Son déplacement atteint 12 640 tonnes en surface et 14 335 tonnes en plongée. Propulsé par un réacteur à eau pressurisée K15 de 150 mégawatts, associé à un groupe turboréducteur et à une pompe-hélice délivrant 41 500 chevaux, il atteint une vitesse de 25 nœuds en immersion et peut descendre au-delà de 400 mètres.

Son équipage compte environ 111 hommes, dont 15 officiers, organisés en deux équipages pour assurer la permanence à la mer. Outre ses seize tubes verticaux destinés aux missiles M51, il dispose de quatre tubes lance-torpilles de 533 millimètres capables de mettre en œuvre un panachage de torpilles lourdes et de missiles antinavires Exocet SM39. Le Vigilant vient d’achever une longue phase d’Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparation, engagée à l’automne 2023 sous la maîtrise d’œuvre de Naval Group. Cette IPER a permis d’effectuer des travaux de maintenance préventive et corrective sur l’ensemble des systèmes : production d’énergie et propulsion, sécurité-plongée, systèmes de conduite et d’exploitation, confort de vie à bord, coque et structures. Ce tir d’acceptation marque donc son retour plein et entier dans le cycle opérationnel de la dissuasion.

Quant au missile M51.3 lui-même, il représente la troisième version opérationnelle de cette famille de missiles mer-sol balistiques stratégiques développée par ArianeGroup sous la maîtrise d’ouvrage de la Direction Générale de l’Armement. Long de douze mètres et pesant plus de cinquante tonnes au lancement (entre 52 et 54 tonnes selon les sources), ce lanceur à trois étages à propergol solide peut atteindre des vitesses hypersoniques de l’ordre de Mach 25 en phase propulsive et de Mach 20 lors de la rentrée atmosphérique.

Cela, c’est sur le papier, car à ce jour, seule la Russie maitrise la technologie hypersonique en basse couche, y compris avec les tête MIRV, ce qui n’est pas le cas, pas encore du M51.3. En effet, s’il est effectivement hypersonique dans l’espace, comme tous les missiles balistiques, il perdra son hypertonicité en rentrant dans l’atmosphère. Pas les missiles russes...

Son apogée dépasse les mille, voire, suivant la distance à parcourir, les deux mille kilomètres. Sa portée exacte demeure classifiée, mais les estimations les plus sérieuses la situent entre 8 000 et 13 000 kilomètres, soit plusieurs centaines de kilomètres de plus que les versions précédentes, lui conférant une véritable capacité intercontinentale. Là aussi, il faut lire entre les lignes, la portée max ne peut pas être atteinte avec un M51.3 à pleine charge…

Il est capable d’emporter de 4 à 6 têtes en mode dit « classique », voire jusqu’à 10 têtes nucléaires océaniques TNO-2 à trajectoires indépendantes (MIRV), en mode « pleine charge » mais avec une portée beaucoup plus réduite, chacune d’une puissance estimée à environ 100 kilotonnes, soit six à dix fois la puissance de la bombe d’Hiroshima.

Ces têtes, conçues et garanties par le programme Simulation de la Direction des Applications Militaires du Commissariat à l’Energie Atomique, bénéficient d’aides à la pénétration sophistiquées destinées à déjouer les défenses antimissiles les plus avancées. La précision, évaluée autour de 150 à 200 mètres d’écart circulaire probable, s’en trouve sensiblement améliorée. Chaque SNLE de la classe Le Triomphant pouvant emporter seize de ces engins, la puissance de feu combinée d’un seul bâtiment représente une force de frappe d’une ampleur considérable, capable d’atteindre presque n’importe quel point du globe depuis les profondeurs de l’océan.

Sur le plan géopolitique, ce tir réussi revêt une portée qui dépasse de loin la simple validation technique, mais pas dans le bon sens du terme, loin de là.

Dans un contexte international marqué par le durcissement des menaces, la multiplication des actions hybrides imputées à la Russie, les incertitudes pesant sur l’engagement américain en Europe et la persistance des ambitions nucléaires de divers acteurs, la France, Macron, cherchait à affirmer avec éclat, la crédibilité et la pérennité de sa dissuasion souveraine à la Russie. Oui, ne tournons pas autour du pot, Macron dans sa folie a juste envoyé un message à Vladimir Poutine, et il suffit de regarder la trajectoire de ce missile puis, d’en faire la symétrique inverse, pour en saisir toute la portée. C’est assez pathétique du reste, car la Russie à toujours respecté la dissuasion nucléaire française, et parce qu’il en faudra beaucoup plus à la Russie pour être impressionnée par ce tir.

Macron, en Jupiter, présent à bord de la frégate multi-missions Auvergne, a lui-même souligné que fort peu de nations disposent d’un tel savoir-faire. Il a rappelé la maxime selon laquelle « pour être libre, il faut être craint ; et pour être craint, il faut être puissant », tout en évoquant le doublement du budget des armées en dix ans, la construction des futurs sous-marins stratégiques de troisième génération et le lancement du programme de missiles hypersoniques manœuvrant destinés à la composante aérienne.

Mais il y a un hic, un grain de sable dans le beau discours de Macron, la France n’est pas libre, elle n’est pas crainte, ni puissante. La France est devenue la risée du monde, un abysse économique, et sa dissuasion nucléaire, strictement franco française, n’est qu’à but défensive, pas offensive.

Il y a aussi un second message:

Ce succès conforte également les ambitions françaises en matière de « dissuasion avancée », concept visant à étendre le parapluie nucléaire national à certains partenaires européens. Il démontre que, face à l’évolution des défenses antimissiles adverses, la France continue d’adapter son outil de dissuasion avec une détermination sans faille. La prochaine version, le M51.4, déjà en développement chez ArianeGroup, promet des améliorations supplémentaires en portée, précision et pénétration à l’horizon 2035, prolongeant ainsi cette trajectoire de modernisation.

Ainsi, par ce tir, certes accompli avec succès, la France ne s’est pas contentée de valider un système d’arme ; elle a maladroitement voulu réaffirmer, aux yeux du monde, la solidité de son autonomie stratégique et la vigueur intacte de sa volonté de demeurer une puissance libre et redoutée. Enfin, sur le papier… car dans la réalité, encore une fois, pour être libre, craint et donc puissant, il ne faut pas être gouverné par des baltringues et des traitres.

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